14/08/2010

Gen.3 Et Dieu demanda : Où es-tu ?


 

Et Dieu demanda :
Où es-tu ?

 
Genèse 3:9

 
En ce monde, l’homme parle, s’agite, s’affirme aussi touchant Dieu, la Création, les fins dernières… Que d’opinions, et que de conflits aussi pour des idées… Mais Dieu est UN, et Celui qui a fondé les mondes accomplit son propre plan ! A chacun de comprendre qu’il se trouve devant le grand Dieu Créateur qui voit tout ce qui se passe sur la terre, selon que nous lisons dès les premières pages de la Bible, paroles fondamentales de la sagesse.
 
La situation de l’humanité est représentée dans ces pages de sagesse que sont les premières de la Bible : Dieu voyant toute chose, l’homme ne pouvant se cacher, et la conscience exercée…

Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l'abîme. Et l'Esprit de Dieu planait sur la face des eaux. (Genèse 1:1-2)

Alors ils entendirent le Seigneur Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir. L’homme et sa femme allèrent se cacher parmi les arbres du jardin pour ne pas être vus par le Seigneur Dieu. Le Seigneur Dieu appela l’homme ; il lui dit : Où est-tu ?    (Genèse 3:8-9)

Et l'Éternel dit à Caïn : "Où est Abel, ton frère ?"  Et il dit : "Je ne sais ! Suis-je, moi, le gardien de mon frère ?" (Genèse 4:9)

Et le prophète Jérémie souligne lui-même cette réalité du regard de Dieu sur tout ce qui touche l'homme...

Quand on porte atteinte au droit d'un homme… le Seigneur ne le voit-il point ? (Lamentations 3:35-36)

Rien n’est ignoré de Dieu !
 
Quand nous lisons "Où es-tu ?", nous comprenons que chaque homme qui se cache ne fait qu’ignorer combien il est vain de penser s'abstraire du regard de Dieu. Ou plutôt, celui qui déclare l'inexistence de Dieu ne fait que plonger la tête dans le sable, refusant de croire… alors que, sous prétexte de raison, il ne fait seulement que croire à la non?existence de son Créateur, ou plutôt tente de s’en persuader…

Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, celui dont le Seigneur est l'assurance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines vers le cours d'eau: il ne voit pas venir la chaleur et son feuillage reste verdoyant ; dans l'année de la sécheresse, il est sans inquiétude et il ne cesse de porter du fruit. Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est incurable : qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur (YHWH), j'examine le cœur, je sonde les reins, pour donner à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses agissements. (Jérémie 17:7-10)

La foi entre non dans l’adhésion à une doctrine, mais, par la reconnaissance du plan divin, dans une vie qui le lie aux réalités éternelles.
 
L’Evangile aussi nous fait connaître ces choses :

La lumière brille dans les ténèbres ; et les ténèbres n'ont pas pu la saisir. (Jean 1:5)

Car quiconque pratique le mal déteste la lumière ; celui-là ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en Dieu. (Jean 3:20-21)

Quel chemin prendre ?

J'appelle aujourd'hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives, toi et ta semence... (Deutéronome 30:19)

L’Evangile nous déclare :

Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t'eût donné de l'eau vive. (Jean 4:10)

Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6)

Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l'eau de la vie. (Apocalypse 22:17)

 

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12:00 Publié dans Livre de la Genèse | Eric

10/08/2010

Gen.45 De la dépression à la confiance


 

Genèse 45 - De la dépression à la confiance

 

La vie des patriarches recèle des perles, des passages tels qu’il faut dépasser le cadre de l’histoire pour recevoir ce qu’elle peut nous dire. Ce n’est d’ailleurs pas pour composer un livre d’images que ces récits ont été conservés dans la Bible, transmis oralement puis écrits sur les supports anciens, et que des générations de copistes ont reproduits au cours de nombreux siècles…
 
Vers la fin de sa longue vie, Jacob connaît une profonde dépression. Après les années de travail à la force des ses poignets, années au cours desquelles il acquit une famille et de grands troupeaux… dans des conditions bien décrites dans la Bible, mais moralement pas trop claires, Jacob est dans le deuil de Rachel, son aimée, sa préférée – il la pleure encore (48:7), et en plus il voit le comportement de ses fils et a de quoi être désolé… Et par-dessus tout, Joseph, l’aîné des fils que lui donna Rachel est mort… Du moins le pense-t-il…
 
Tout semble s’écrouler, et en outre la famine sévit depuis deux ans déjà en Canaan ! Ses fils doivent aller chercher de la nourriture en Égypte… Et ils s’y trouvent devant Joseph, celui qu’ils avaient vendu pour quelques pièces d’argent… Ils reviennent alors auprès de leur père avec cette bonne nouvelle…

Et ils montèrent de l'Égypte, et vinrent au pays de Canaan, vers Jacob, leur père ; et ils lui rapportèrent, disant : Joseph vit encore ; et même c'est lui qui gouverne tout le pays d'Égypte. Mais son cœur resta froid, car il ne les crut pas. (Genèse 45:25-26)

Le cœur de Jacob reste froid, c’est un homme qui a perdu ses illusions… Que lui reste-t-il de ce qu’il avait rêvé pour sa vie ? Il pleure Rachel, il pleure Joseph… Que viennent donc lui dire ses fils ?
 
Alors les fils rapportent ce que Joseph leur a dit…

Et ils lui dirent toutes les paroles de Joseph, qu'il leur avait dites ; et il vit les chariots que Joseph avait envoyés pour le transporter ; et l'esprit de Jacob leur père se ranima. Et Israël dit : C'est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai avant que je meure. (Genèse 45:27-28)

Cette transformation doit nous interpeller ! Nous voyons cet homme âgé et affligé qui est touché par les paroles qu’il entend, ce message de son fils Joseph qu’il croyait mort…. Son esprit s e ranime ! Soulignons le changement qui s’opère… L’esprit de Jacob se ranime. Et Israël dit… Celui qui est ici appelé Jacob, suivant son nom d’homme, est appelé Israël, le nom qu’il reçu de Dieu (32:28) ! Le regard de la foi le fait mettre debout ! C’est le cri de la foi qui jaillit de son cœur : Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai…
 
Et dans cette prise de conscience, la parole d’un homme debout, un homme qui décide de son chemin au lieu de se laisser enfoncer par ses circonstances ! Ainsi il parle avec force disant : C'est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai avant que je meure. … Jacob s’est secouée de sa profonde dépression et c’est Israël qui parle ! Est-ce le même homme ? Oui et non… Jacob, Israël, une seule et même personne, mais lorsque Jacob se lève, lorsqu’il sort de son état dépressif, c’est sous ce nom d’Israël, le nom de l’homme en relation avec Dieu, un « homme debout » …
 
Et ce vieil homme, fatigué par le poids des ans, prend la route vers l’Égypte pour voir Joseph, son fils ! Nous le verrons alors adresser une parole de bénédiction au Pharaon (47:10) ! Et par la suite, il agit en prophète. Il faut lire le chap.49, quand Jacob, au bout de sa vie, bénit ses fils, adressant à chacun des paroles appropriées…
 
Mais au-delà de ces paroles, il est une bénédiction particulière pour les fils de Joseph :

Et il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu'à ce jour, l'Ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ; et qu'ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu'ils croissent pour être une multitude au milieu du pays. (Genèse 48:15-16)

Dieu, mon berger… Nous pouvons retourner à l’histoire du patriarche, jusqu’au moment où cette parole fut prononcée ! Que de faux pas ! Et quelles désolations n’en a-t-il par récoltées ! Et il rend témoignage : Dieu n’a cessé d’être son berger. Dieu a veillé. S’il traversa des temps difficiles, Dieu ne s’est jamais départi de ses soins envers lui… Certes ce fut parfois la houlette pour le ramener…

Même quand je marcherais par la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent. (Psaumes 23:4)

Nous avons affaire au même Dieu, l’Unique, Celui qui se fait connaître comme le Consolateur ! L’auteur de ce livre de sagesse qu’est le livre de Job met dans le cœur de Job, et sur ses lèvres, des paroles fortes qui peuvent le soutenir dans son épreuve, ou plutôt qui forment son espérance, sa conviction de foi lorsque tout s’écroule pour lui-même :

Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant, et que, le dernier, il sera debout sur la terre ; et après ma peau, ceci sera détruit, et de ma chair je verrai Dieu, Que je verrai, moi, pour moi-même ; et mes yeux le verront, et non un autre : - mes reins se consument dans mon sein. (Job 19:25-27)

Et nous qui avons entre nos mains le message de grâce de notre Dieu ? Nous laisserions-nous aller à la désespérance ? Nous laisserions-nous aller à ne regarder que nos faux-pas pour dire « échec, vie ratée, pas de joie possible… » Voyons l’histoire de Jacob, acceptons de nous y retrouver… Des « Jacob » appelés à vivre comme des « Israël », dans la foi, dans la confiance. Nous avons pour nous, toujours vivant, Celui qui a donné sa vie et qui nous appelle à vivre avec Lui !

 
Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s'il en était autrement, je vous l'eusse dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. (Jean 14:1-3)

 
Comme Jacob a écouté les paroles de Joseph, celles que lui rapportèrent ses autres fils, nous avons pour nous la Parole de Dieu…

 


 

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15:00 Publié dans Livre de la Genèse | Eric

30/07/2010

Gen.22 Le sacrifice d'Abraham


 

Genèse 22 - La ligature d'Isaac

 

Parmi les textes les plus connus de la Première Alliance, un des plus saisissants est le Sacrifice d’Isaac ! Isaac, le fils de la promesse, qu’Abraham était disposé à offrir à Dieu en sacrifice ! Si Abraham est manifestement décrit comme un bon père, tant pour le fils de la servante, Ismaël, que pour le fils de Sara, sa femme, ce dernier était bien particulier dans le cœur d’Abraham. Il a été attendu tant d’années, Sara ne pouvant avoir d’enfant. Mais aussi, il est celui sur lequel reposera la Promesse que Dieu avait faite à Abraham (Genèse 12.1-3)
 
Et une demande extraordinaire lui fut faite :

Et il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham ! Et il dit : Me voici. Et Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l’holocauste, et se leva, et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit. (Genèse 22:1-3)

Ce paragraphe nous parle :
• Dieu reconnaît l’amour d’Abraham pour son fils, et le souligne,
• Abraham a reconnu la voix de Dieu et obéit ! Il ne diffère pas le moment, il part de bon matin…

Le troisième jour, Abraham leva ses yeux et vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses jeunes hommes : Restez ici, vous, avec l’âne ; et moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons ; et nous reviendrons vers vous. (Genèse 22:4-5)

Et nous reviendrons vers vous… Il savait ce qu’il devait faire, et pourtant déclare clairement aux serviteurs qui l’accompagnent qu’il reviendra avec le jeune homme. Nous nous interrogeons sans doute sur le sens de cette réponse, car Abraham ne connaît pas la fin de cette scène qu’il va vivre et dont il est malgré lui un acteur majeur… L’épître aux Hébreux va répondre à notre interrogation… Mais il faut poursuivre la lecture…

Et Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac, son fils ; et il prit dans sa main le feu et le couteau ; et ils allaient les deux ensemble. Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble. (Genèse 22:6-8)

Ici la question vient d’Isaac, jeune homme portant le bois de l’holocauste… Et nous lisons dans l’Evangile : "Et [Jésus] sortit portant sa croix, et s'en alla au lieu appelé lieu du crâne, qui est appelé en hébreu Golgotha."(Jean 19:17). Pas de question sur le chemin de Golgotha ! Mais sur la route où marchent un vieux père et son fils, une question est posée ! Et la réponse est fournie, sans détour, par Abraham : Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste ! L’apôtre Pierre résume la réponse divine : "un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous." (1 Pierre 1:19-20). Abraham affirme : "Dieu se pourvoira" … Et nous le savons, Christ a été manifesté au temps approprié, selon le plan de Dieu, des siècles après que cette page de la Bible n’ait été écrite !
 
Et la montée vers Morija se poursuit !

Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit. Et Abraham bâtit là l’autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l’autel, sur le bois. Et Abraham étendit sa main et prit le couteau pour égorger son fils. (Genèse 22:9-10)

Une scène étrange que cet arrangement de l’autel, le fils attaché sur l’autel sans un mot, sans un cri… Comme nous lisons la scène de la Croix. Scène étrange, mais histoire prémonitoire du Sacrifice du Christ…

Mais l’Ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il dit : Me voici. Et il dit : N’étends pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. (Genèse 22:11-12)

Jacques, dans son épître fait écho à toute la vie d’Abraham, mais particulièrement à cette scène ci : "Et l'écriture a été accomplie qui dit : Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ; et il a été appelé ami de Dieu" (Jacques 2:23). Abraham a rendu compte de sa foi en Dieu par des actes, non par des invocations seulement, non par des gestes religieux répétitifs !

Et Abraham leva ses yeux, et vit, et voici, il y avait derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. (Genèse 22:13)

Oui, Abraham avait eu raison d’obéir, d’agir dans la foi… Certes il ne pouvait vraiment comprendre de qui lui était demandé, les sacrifices humains sont réprouvés par Dieu… Mais il avait ce pressentiment d’un événement exceptionnel, il l’avait dit deux fois déjà : "nous reviendrons" (vers.5). et "Dieu se pourvoira de l’agneau" (vers.8).
 
Suit alors l’apaisement, la reconnaissance et la louange ! Abraham parle, et puis la Promesse qui lui avait été faite est réitérée, et attachée à cette foi extraordinaire qu’a manifestée le Patriarche…

Et Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu. (Genèse 22:14)

Et l’Ange de l’Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois, et dit : J’ai juré par moi-même, dit l’Éternel : Parce que tu as fait cette chose-là, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta semence possédera la porte de ses ennemis. Et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, parce que tu as écouté ma voix. (Genèse 22:15-18)

Une promesse qui a une étendue universelle : toutes les nations de la terre ! Ainsi, depuis Abraham, au travers de la lignée de la Promesse, un peuple fut établi dépositaire des promesses, et témoin de leur portée pour l’humanité entière ! Quel est donc l'avantage du Juif… ? Grand de toute manière, et d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés. (Romains 3:1-2). Et l’Evangile est aujourd’hui annoncé à toutes les nations…

Et Abraham retourna vers ses jeunes hommes ; et ils se levèrent, et s’en allèrent ensemble à Beër-Shéba ; et Abraham habita à Beër-Shéba. (Genèse 22:19)

Une conclusion et un encouragement pour nous, aujourd’hui : Abraham nous fournit un modèle pour marcher par la foi, c’est pourquoi nous lisons dans l’Epître aux Hébreux :

Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, à l'égard duquel il avait été dit : "En Isaac te sera appelée une descendance", ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d'entre les morts, d'où aussi, en figure, il le reçut. (Hébreux 11:17-19)

La clé de cette histoire, est écrite dans ces lignes de l’épître aux Hébreux. Abraham croyait dans la promesse qui lui fut faite touchant Isaac, et est allé de l’avant, prêt à l’offrir en sacrifice…. Une réflexion logique y eût vu une évidente contradiction, et cette contradiction est résolue par la foi en Dieu !
 
Une page du livre de la Genèse, une page écrite des siècles avant que l’on ne vit Jésus-Christ cloué à la croix du Calvaire… Une page qui annonce la Croix :
 
"Dieu s’était pourvu de l’agneau pour l’holocauste !"

 

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16:00 Publié dans Livre de la Genèse | Eric

29/07/2010

Gen.18 Cacherais-je à Abraham ?


 

Genèse 18 - Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ?

 

Dans ce texte du Livre de la Genèse, c’est Dieu qui s’exprime, comme vis-à-vis de lui-même ! Et dans sa sagesse, celui qui a rédigé cette histoire a pénétré une grande réalité de la vie des hommes, une réalité si souvent méprisée ou niée, à savoir que Dieu regarde sur la terre, et considère la vie des hommes, et en tire des conséquences !

Et l'Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu'en lui seront bénies toutes les nations de la terre ? Car je le connais, et je sais qu'il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l'Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l'Éternel fasse venir sur Abraham ce qu'il a dit à son égard. (Genèse 18:17-19)

Toute l’histoire d’Abraham nous fait considérer un homme juste, non un homme parfait ! Un homme qui n’est pas sans faiblesse, car s’il était parfait pourrait-il nous être un modèle ? Mais un homme droit ! Droit devant le Seigneur Dieu. Ainsi qu’il est exprimé au Livre des Psaumes :

Continue ta bonté à ceux qui te connaissent, et ta justice à ceux qui sont droits de cœur. (Psaume 36:10)


Les circonstances dans lesquelles cette parole fut prononcée

Abraham invite trois hommes qui passent près de sa tente… Du moins pense-t-il qu’il s’agit d’un groupe de voyageurs… Mais pour nous qui lisons, le ton est donné ! Le Seigneur Dieu est bien là…

Et l’Éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré ; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour. Et il leva les yeux et regarda ; et voici, trois hommes se tenaient près de lui … (Genèse 18:1-2)

L’hospitalité, voici ce qu’anime l’homme de Dieu (Hébreux 13:2). Nous lisons alors l’empressement à servir ces voyageurs. A un moment, ceux-ci prennent la parole pour demander ou est Sara, la femme d’Abraham. Et l’un d’entre eux annonce que la promesse faite à Abraham, une descendance, la base d’une grande nation (Genèse 12:1-3), est près de s’accomplir (Genèse 18:1-2). Et c’est en ayant parlé de cette descendance, un enfant qui naîtra de Sara, que la parole "Cacherai-je à Abraham..." nous est dévoilée, une réflexion que le Seigneur Dieu se fait à lui-même ! Et pourquoi Dieu dit-il cela ?
 
Parce Dieu sait à qui Il a affaire ! Dieu voit la vie d’Abraham… "Je sais qu'il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie du Seigneur, pour pratiquer ce qui est juste et droit." Une attitude de vie que le prophète Michée résumera en une courte phrase :

Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ? (Michée 6:8)

Et vient alors l’évocation du jugement qui doit fondre sur Sodome et Gomorrhe ! Les "hommes" se rendent alors vers ces villes, mais l’un s’attarde auprès d’Abraham… En fait ce sont deux anges qui vont vers Sodome (Genèse 19:1), tandis que c’est devant le Seigneur Dieu qu’Abraham se trouve… Et il prend acte de l’annonce du jugement imminent de Sodome et Gomorrhe…

Et les hommes se détournèrent de là, et ils allaient vers Sodome ; et Abraham se tenait encore devant l'Éternel. Et Abraham s'approcha, et dit : Feras-tu périr le juste avec le méchant ? (Genèse 18:22-23)

Et la question se précise alors. Abraham poursuit :

Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; la détruiras-tu, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui seront en elle ? Loin de toi d'agir de cette manière, de faire mourir le juste avec le méchant, et qu'il en soit du juste comme du méchant ! Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? (Genèse 18:24-25)

Que pouvons-nous dire en lisant cette question ? Et même plus qu’une question, lorsque nous lisons "Loin de toi ! Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ?". Abraham connaît le Seigneur Dieu, l’Unique. Il sait que Dieu est juste ! Alors, comment comprendre le jugement qui pourrait atteindre quelques justes en même temps que les méchants ? C’est là une perspective qu’il ne pourrait comprendre, tant sa confiance en la justice de Dieu est forte ! A méditer !
 
Le caractère inéluctable du jugement est reconnu d’Abraham ! Mais le juste ? Tout d’abord nous pouvons lire que cette ville corrompue pourrait même, aux yeux d’Abraham, être habitée de quelques dizaines de justes… Abraham n’est pas "hors de Sodome" pour déclarer tous ses habitants méchants, et lui "seul juste" ! Ce n’est pas son état d’esprit, ou plutôt, ce n’est pas l’état d’esprit du sage qui nous donne le récit. Ensuite, Abraham sait Dieu tellement "juste" qu’il ne peut imaginer que des justes puissent partager le sort des méchants…
 
Suit alors ce qui est tout autre chose qu’un marchandage (des commentateurs parlent ici de marchandage, attestant ainsi leur ignorance, et profanant le texte que nous lisons !). Tout est ici centré sur cette foi fondamentale d’Abraham : "Le Juge de toute le terre fera ce qui est juste !"
 
Ainsi vient cette cascade de questions : Et si il y a quarante-cinq justes ? Ou bien quarante ? Et si il s’en trouve trente ? Ou encore vingt ? Et peut-être s'y en trouvera-t-il dix ?

[L’Éternel] dit : Je ne la détruirai pas, à cause des dix. Et l'Éternel s'en alla quand il eut achevé de parler à Abraham ; et Abraham s'en retourna en son lieu. (Genèse 18:32-33)

Nous savons ce qui s’est passé par la suite. La réception désastreuse des deux anges à Sodome, et leur accueil dans la maison de Lot, le neveu d’Abraham qui avait choisi d’habiter dans cette ville, au milieu de plaines fertiles (Genèse 13.10-11). Certes, Lot n’a pas eu un comportement d’une grande élévation morale, mais néanmoins c’était un homme qui "craignait Dieu" ! Et lui, le seul juste de la ville, fut mis à l’abri avec ses deux filles non mariées. Pierre, l’apôtre, écrira : "Il a délivré le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers" (2 Pierre 2:7),
 
Quel enseignement pouvons-nous tirer de ce récit ?

En Abraham, nous voyons :
 
•  sa connaissance de Dieu (Genèse 18:25), le Dieu juste

Marcher d'une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu  (Colossiens 1:10)
•  sa vie pratique marquée par l’hospitalité,

Ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu'ils observent. (1 Pierre 2:12)
•  la conscience de la promesse qui lui est faite (Genèse 12:2),
   et le modèle de la foi en Dieu dans l’homme…

Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c'est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu'il ne l'a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. (1 Jean 3:1-2)

Et sur le plan de la relation à Dieu :
 
•  L’Éternel fait connaître sa pensée à Abraham.

Nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce : laquelle il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence, nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir… (Éphésiens 1:7-9)
•  Abraham a au cœur de transmettre la connaissance de Dieu à sa descendance (Genèse 18:19).

A chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. […] et lui, a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ; en vue du perfectionnement des saints, pour l'œuvre du service, pour l'édification du corps de Christ ; jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ. (Éphésiens 4:7,11-13)


Et que dire, en conclusion ?

Nous lisons ici que chacun est concerné personnellement, et que ces "dons" (Psaume 68:18) sont destinés les uns à l’édification des chrétiens, les autres à l’annonce de la parole dans le monde.
 
Et nous pouvons méditer cette parole de l'Évangile :

Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et à être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Aussi n'allume-t-on pas une lampe pour la mettre ensuite sous le boisseau, mais sur le pied de lampe ; et elle luit pour tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, en sorte qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. (Matthieu 5:13-16)

 


 

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16:00 Publié dans Livre de la Genèse | Eric

05/07/2010

Gen.12 L'appel d'Abraham : «Va pour toi !»


 

Dieu dit à Abraham :
«Va pour toi  !»
 
Genèse 12:1

 
Ce texte fondateur expose la réalité de la foi dans l'homme, en plaçant devant nous Abram, lorsqu'il entendit l'appel de Dieu en Méspotamie. Nous y lisons :

Le Seigneur avait dit à Abram : Va-t'en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai… (Genèse 12:1)

La traduction classique de ce verset de la Bible est donnée ci-dessus, cependant l’expression en hébreu se traduit comme ceci :

Le Seigneur dit à Abram : Va pour toi, de ta terre, de ta parenté, et de la maison de ton père, vers la terre que je te ferai voir… (Genèse 12:1)

Cette expression « va pour toi », en hébreu « lech lecha », est absolument significative ! Ainsi, dans la lecture de la première injonction divine, on découvre, touchant Abraham, qu’il s’agit d’une invitation à imiter le voyage qu’entreprend Abraham, à l’appel de Dieu. « Va pour toi » implique un chemin pris personnellement, non pas l’adhésion à un groupe, une église, mais le cheminement personnel de la foi… qui fera rencontrer d’autres qui sont sur le même chemin, certes, mais chacun avançant avec sa propre conviction !
 
Ces mots signifient à la fois « va pour toi » et « va vers toi ». Ce qui est aussi une invitation au voyage intérieur, à l’introspection, et, sur cette invitation du Seigneur,  envisager un futur radicalement différent du passé ou même du présent. Une nouvelle vie !
 
C’est exactement ce qu’Abraham fut appelé à faire : laisser derrière lui son passé et son présent afin de plonger dans l’inconnu du lendemain. D’un lendemain à l’écoute de Dieu.

Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s'en aller au lieu qu'il devait recevoir pour héritage ; et il s'en alla, ne sachant où il allait. (Hébreux 11:8)

Et l'écriture a été accomplie qui dit : «Et Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice»  ; et il a été appelé ami de Dieu. (Jacques 2:23)

Ainsi Abraham est le « modèle du croyant », c’est ainsi qu’il est écrit :

Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de la foi, ceux-là sont fils d'Abraham. (Galates 3:7)

Fils d’Abraham ! Combien d’hommes sur la terre ne se réclament-ils pas de ce titre prestigieux ! Et il s’en trouve beaucoup qui le disent justement, mais quel est le critère qui détermine non pas la descendance de l’homme, mais la qualité de « fils », sinon l’adhésion véritable aux valeurs qui furent celles de celui dont on se réclame ?
 
Non pas une étiquette, l’adhésion à un groupement, une église si importante soit-elle, mais la prise de conscience de l’appel de Dieu, le « Va pour toi », l’engagement personnel devant Dieu, la prise en compte de Sa parole…
 
Pourquoi, pensons-nous, est-il écrit personnellement à Timothée ? Et que veut dire cette affirmation de l'apôtre Paul :

Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu'il se retire de l'iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur. (2 Timothée 2:19)

Ce n’est pas l’homme qui peut déclarer qui est « dans le Seigneur », ce n’est pas le titre ou la fréquentation d’une église… La vraie question : « Quelle est ma vraie condition, lorsque je réalise que Dieu me voit ? » Suis-je sur le chemin, ai-je saisi l’appel qu’il me fait entendre :

Va pour toi !  Va vers le pays que je te montrerai ! (Genèse 12:1)

 

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Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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18:00 Publié dans Livre de la Genèse | Eric