07/04/2011

La Passion du Christ (6/12)


 

Seconde comparution devant Pilate
Matt.27:15-26, Marc 15:2-15, Luc 23:13-25, Jean 18:39-19:15

Nouveau déplacement, le Seigneur vêtu de pourpre est reconduit à Pilate. Alors, celui-ci fait d’autres tentatives pour que s’arrête cette vindicte à l’encontre de celui qui n’a rien fait qui justifia une condamnation. Et même la femme de Pilate intervint pour le mettre en garde (Matt.27:19).

Luc 23  13 Pilate, ayant assemblé les principaux prêtres, les chefs, et le peuple, 14 leur dit : Vous m’avez amené cet homme comme entraînant le peuple à la révolte, or, moi, je l’ai interrogé devant vous et je n’ai rien trouvé chez lui qui mérite condamnation, rien de ce dont vous l’accusez. 15 Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé. Ainsi, rien de ce qu’il a fait ne mérite la mort. 16 Donc, l’ayant châtié, je le relâcherai. 17 Or il était tenu de leur relâcher quelqu’un lors de la fête. 18 Toute la multitude s’écria ensemble : Supprime cet individu, et relâche-nous Barabbas ! 19 Ce dernier avait été jeté en prison pour une émeute qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre. 20 Pilate donc leur lança le même appel, car il voulait relâcher Jésus. 21 Mais eux criaient : Crucifie, crucifie-le ! 22 Il leur dit pour la troisième fois : Mais quel mal a-t-il donc fait ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. L’ayant donc châtié, je le relâcherai. 23 Mais ils insistaient à grands cris, demandant qu’il fût crucifié. Et leurs cris et ceux des principaux prêtres l’emportèrent. 24 Et Pilate prononça que ce qu’ils demandaient fût fait. 25 Et il relâcha celui qui, pour émeute et pour meurtre, avait été jeté en prison, celui qu’ils demandaient ; et il livra Jésus selon leur volonté.

  • Quelle est la première concession que Pilate fait aux chefs du peuple ? Mais au fond, que veut faire Pilate ?
  • Combien de fois Pilate proposa-t-il de relâcher Jésus ?
  • Pourquoi finit-il par céder à la volonté des représentants du sanhédrin ?
  • Pilate est-il justifié par ce fait, et par le geste qui accompagna sa décision ? Matt.27:24.
  • Les chefs sont-ils représentants du peuple tout entier pour que repose sur quiconque l’opprobre de leur parole audacieuse ? Matt.27:25.
La véhémence s’est amplifiée à un point que Pilate pensait ne pas pouvoir contrôler ou subjuguer ! Et ceux des Juifs qui assistent à la scène crient : "Que son sang soit sur nous et sur nos enfants !" La parole est forte, violente, mais…
  • Les premiers disciples firent-ils quelque acte et promulguèrent-ils quelque décret pour couvrir d’opprobre le peuple ?
  • Quelle est la réponse du premier intéressé dans cette scène terrible ? Luc 23:34.
Ainsi, des siècles d’opprobre et de persécution ont-ils été la démonstration de l’apostasie chrétienne, dans la dénégation de ce pardon prononcé à la croix. Que dire à propos des courants qui tentent de perpétuer cette haine coupable contre le peuple d’Israël ?


 
Du prétoire à la croix
Matt.27:27-32, Marc 15:16-23, Luc 23:26-32, Jean 19:16-17

Après une nuit d’humiliation, les événements se sont succédés très rapidement : réunion du Sanhédrin, comparution devant Pilate, et ensuite Hérode, pour aboutir à la condamnation… Pensons ! A peine plus de deux heures… Et au point ou nous sommes arrivés, Jésus, le méprisé, est près d’être plongé dans un océan de souffrances : le chemin de Golgotha, la crucifixion, les trois heures de ténèbres… Et enfin l’entrée dans la mort qui met fin aux souffrances de Celui qui s’est livrée lui-même "en sacrifice pour le péché" (Hébr.10:8-12).
 
Pilate en a fini, la parole du jugement est prononcée et suit alors la procédure appropriée… Les soldats font leur travail sans aucune compassion, et y ajoutent même le mépris et toutes formes d’audace, d’autant plus qu’ils avaient entendu ces accusations de "roi des Juifs" (Marc 15:2), eux dont la solde venait de César !
 
Au bord du chemin qui mène à Golgotha, se trouvent des habitants de Jérusalem ; Luc parle d’une grande multitude…

Marc 15  16 Les soldats l’emmenèrent dans la cour, le prétoire, et assemblèrent toute la cohorte. 17 Ils le revêtirent de pourpre, et ayant tressé une couronne d’épines, la lui posèrent sur la tête, 18 et puis se mirent à le saluer : Salut, roi des Juifs ! 19 Ils lui frappaient la tête avec un roseau et crachaient contre lui, et, se mettant à genoux, ils lui rendaient hommage. 20 Après s’être moqués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre et lui remirent ses propres vêtements. Puis ils l’emmènent pour le crucifier. 21 Pour porter sa croix, ils réquisitionnèrent un passant qui venait de la campagne, Simon, un cyrénéen, père d’Alexandre et de Rufus.
 
22 Et ils le mènent au lieu appelé Golgotha, ce qui se traduit "lieu du crâne". 23 Ils voulurent lui donner à boire du vin mixtionné de myrrhe, mais il n’en prit pas.

  • Entendons-nous ici une parole prononcée par le Seigneur ? Pourquoi donc ? Et que savons nous des pensées du Seigneur à ce moment ? Luc 23:34.
  • Pourquoi, pensons-nous, les fils de Simon sont-ils ici désignés ? Quoique nous ne puissions rien affirmer, nous pourrions penser qu’ils sont cités en Act.19:33-34, Rom.16:13.
  • Quels sont les sentiments des gens de la ville, considérant le sort infligé à ce prophète grand en paroles et en actes, celui qu’ils allaient écouter au temple ? Luc 23:27.
  • Que pouvons-nous penser du fait que Jésus ne bût pas du breuvage quelque peu anesthésiant qui lui fut présenté ?
Le comportement des soldats ne peut en rien nous étonner. S’il y eût des soldats qui se tournèrent vers le Messie (Matt.8:5-13), et s’il y en aura encore (Act.10), le comportement qui nous est décrit est commun, jusqu’à aujourd’hui – et pourrait-il être autrement ? Mais aux foules qui pleuraient voyant passer ce sinistre cortège, il leur parle d’un avenir que les chefs d’entre les Juifs allaient provoquer eux-mêmes. Non pas une destruction qui fut un jugement explicite du Seigneur, mais une rébellion de quelques uns qui provoquera la destruction de Jérusalem en l’an soixante-dix. Le Seigneur prononce des paroles de compassion envers ceux qui connaîtront de bien grandes souffrances ! Nous sommes bien loin, à cette lecture, des mensonges répétés faisant état d’une foule remplie de haine contre Jésus…

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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06/04/2011

La Passion du Christ (7/12)


 

Jésus, le Crucifié
Les sept paroles de la croix
Matt.27:33-50, Marc 15:22-37, Luc 23:33-49, Jean 19:18-37

Trois croix sont dressées, deux hommes coupables de sédition et de meurtre entourent le Seigneur Jésus. Lui, le Juste, a été mis au rang des malfaiteurs, ce qu’un prophète avait annoncé auparavant, disant : "Il s’est livré lui-même à la mort et a été compté parmi les transgresseurs" (Ésaïe 53:12, Marc 15:28 et Luc 22:37).
 
Trois heures vont s’écouler, au cours desquelles l’humain se manifeste. Nous avons vu la compassion d’hommes et de femmes exprimée sur le chemin qui menait à Golgotha, nous voyons ici le mépris des uns, la hargne affirmée des responsables, et la douleur ressentie par quelques uns… Et au cœur de cette scène brille la gloire morale du Seigneur ! Trois heures suivront où l’homme n’aura plus de place, et l’Homme Christ Jésus sera celui dont le prophète avait annoncé : "Le châtiment de notre paix est tombé sur lui", lui-même ayant compris qu’il était dans le plan divin de "soumettre à la souffrance" celui qui est "l’Agneau préconnu avant la fondation du monde" (Ésaïe 53:5,10, 1 Pierre 1:19-20 et Genèse 22:8).


 
De neuf heures à midi
Matt.27:33-44, Marc 15:22-32, Luc 23:33-43, Jean 19:18-27

La croix est dressée. A ce moment le condamné, le Fils de Dieu, prononce une parole dont la grandeur surpasse toute expression de pardon. Luc rapporte ainsi la parole prononcée par le Christ dès qu’il fut crucifié : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font." (Luc 23:34). C’est ici la première des sept paroles prononcées à la croix. Elle retentit alors et aujourd’hui encore, étant l’affirmation absolue de la grâce à l’égard de tout homme, quelle que soit sa culpabilité ! Celui qui a été rejeté sans cause, qui a connu la haine pour son amour et la réjection pour ses paroles de bonté, demande qu’il soit ainsi pardonné à tous ceux qui sans cause se sont unis contre lui.
 
C’était la troisième heure, écrit Marc, comptant les heures comme le font les Hébreux, douze heures dans la journée, correspondant ainsi à neuf heures du matin. Les circonstances se sont bousculées ce matin là…

Marc 15  24 Et l’ayant crucifié, ils partagent ses vêtements, tirant au sort ce que chacun emporterait. 25 C’était la troisième heure quand ils le crucifièrent ; 26 l’écriteau indiquant le motif de son accusation portait écrit : Le roi des Juifs. 27 Avec lui, ils crucifient deux brigands, un à sa droite, et un à sa gauche. 28 Ainsi fut accomplie l’écriture qui dit : "Et il a été compté parmi les transgresseurs" [Ésaïe 53:12].
 
29 Les passants l’injuriaient en hochant la tête. Ils disaient : "Hé ! toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même, et descends de la croix !" 31 Pareillement aussi les principaux prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux et disaient : "Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même. 32 Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions !" Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi.

  • Comment les chefs du peuple réagirent-t-ils à la mention du titre d’accusation de Jésus ? Jean 19:21.
  • Les gens de Jérusalem parlaient-ils d’une même voix, au regard de la condamnation de Jésus ? Vers.29 et Luc 23:27.
  • Les chefs du peuple étaient-ils tous d’accord avec ce qui se passait ? Vers.38-39.
La dureté de cœur de plusieurs est patente. Ils avaient passé des bornes et, étant solidaires, nul ne paraît ici pouvoir se dégager ; ils étaient comme enchaînés les uns aux autres dans une forme de solidarité de la haine. Ceci est commun, et se passe tous les jours ; il se trouve tous les jours des victimes mises dans l’impossibilité de se défendre… Mais ici, nous avons face à de tels personnages l’homme Christ Jésus qui s’est donné lui-même. Les liens, les clous, la cohorte autour de Lui, il pouvait en annihiler la puissance et descendre de la croix. Il aurait eu la capacité de faire taire ceux qui se moquaient disant "Descend de la croix !".
 
Les deux brigands sont encore pleins de morgue, ils se moquent de Celui qui est au milieu d’eux ! Dernière manifestation de ceux qui vont connaître la mort, mais qui veulent la braver… Mais l’un d’eux s’arrête sur ce chemin, il réalise où il en est et qui est celui qui est là, à côté de lui ! Et le Seigneur répond immédiatement à sa parole de foi : "En vérité je te le dis : aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis." (Luc 23:43). Un encouragement pour tous les hommes écrasés par le poids de leur culpabilité !
 
Suit cette parole une circonstance qui concerne directement l’apôtre Jean, et qu’il est seul à nous faire connaître. Ceci nous permet de discerner l’humanité parfaite du Seigneur sur la croix qui, dans le creuset de ses propres souffrances, rencontre la souffrance de Marie : "Jésus voyant sa mère, et, près d’elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jean 19:26-27).
 
Face à la méchanceté sans borne, les gestes d’amour du Seigneur font briller d’un éclat insurpassable "la gloire de la grâce" de Dieu (Eph.1:6).
 
Une telle scène pose pour tout homme une question essentielle : "Pourquoi Jésus demeure-t-il sur la croix ?" Et la réponse que nous donnons nous engage de façon déterminante dans la voie que nous poursuivons dans notre vie…


 

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05/04/2011

La Passion du Christ (8/12)


 

Les trois heures de ténèbres
Matt.27:45-46, Marc 15:33-34, Luc 23:44-45

Survint ensuite, à midi, lorsque le soleil est au zénith, une nuée telle que le ciel s’obscurcit complètement. Alors, plus en mot, plus un signe, Jésus sur la croix est dans la solitude la plus absolue pendant trois heures. Marc relève alors une parole essentielle prononcée à la croix, ce que reprendra Matthieu : c’est le cri de la douleur absolue !

Marc 15  33 A la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure. 34 Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éloï, Éloï lama sabachthani ? ce qui se traduit : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Cette parole, nous la lisons au Livre des Psaumes (Psaume 22:1), mais pouvons-nous imaginer un instant que le Seigneur "récitait" des Psaumes ? Il s’agissait là d’un Psaume prophétique annonçant l’absolu des douleurs de celui qui allait être livré pour les péchés du monde, ainsi que les prophètes en ont parlé (Ésaïe 53).

  • Pourquoi ces heures où le fils de l’homme est ainsi isolé des hommes qui l’entourent, et seul devant Dieu ?
  • Quelle réponse pouvons-nous donner à ce cri de douleur absolue ?
Par ces ténèbres, Dieu a séparé son Fils des outrages et des insultes des hommes pour qu’il fût seul, et tout entier à son œuvre. Et ainsi Il était seul devant le "Juge de toute la terre" (Genèse 18:25), portant les péchés du monde et étant traité selon cette charge, sans rien pour détourner le cours de la justice divine – afin que celle-ci soit détournée des hommes. L’horreur de la malédiction pèse sur son âme de toute sa rigueur, dans la conscience de la sainteté divine, ce qu’il anticipa au Jardin de Gethsémané.
 
Les heures de l’abandon, la solitude absolue de Celui qui a connu le châtiment de nos propres fautes fait briller la sainteté de Dieu d’un éclat insoutenable, comme le jeune prophète qui dans uen vision de la gloire de Dieu s’écria : "Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures" (Ésaïe 6:5). Mais il fut conforté à la parole de l’ange, lequel, touchant sa bouche d’un charbon ardent tiré de l’autel, lui dit : "Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché" (Ésaïe 6:6-7).


 
Jésus entre dans la mort
Matt.27:47-56, Marc 15:35-41, Luc 23:46-49, Jean 19:28-30

Pas un mot, pas un souffle d’homme autour de lui durant ces trois heures, mais au cri prononcé, lorsque l’ombre se dissipe, des assistants se sont remis à l’action suivant leurs sentiments peu amènes, mais le temps est court, le fin est bien près de venir. Les uns évoquent Élie, d’un haussement d’épaule, tandis qu’un autre a entendu cette parole prononcée par le Seigneur, disant : "J’ai soif" (Jean 19:28-29) et s’empressa de répondre à l’appel, accomplissant ainsi, sans le savoir lui-même, la parole : "Dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vin aigre" (Psaume 69:21). C’est ici la quatrième parole de la croix.


Marc 15  35 Et quelques-uns de ceux qui étaient là présents, l’ayant entendu, disaient : Voici, il appelle Élie. 36 Quelqu’un courut remplir une éponge de vin aigre et la fixa à un roseau pour lui donner à boire, disant : Laissez, voyons si Élie vient pour le faire descendre.

  • Dès que fut prononcé ce cri douloureux, des hommes agissent ! Que penser de leur réaction ?
  • Comment les assistants réagirent-ils vis-à-vis de celui qui a réagi à la parole du Seigneur, lui présentant le vin aigre ?
  • Que peut signifier pour nous cette parole "J’ai soif" ?
  • Comment le condamné agit-il lorsque le vin aigre lui fut ainsi présenté ? Et que dit-il ?
Les assistants purent entendre encore deux paroles dont le sens profond ne pût que leur échapper, et ils constatèrent ensuite l’entrée de Jésus dans la mort, volontairement, et non vaincu par elle.
 
Jean, encore lui, détaille la suite, et nous pouvons recevoir ce témoignage avec foi, alors qu’il se trouvait à proximité de la croix avec Marie, la mère de Jésus. Il écrit : "Quand il eut pris le vin aigre, Jésus dit : C'est accompli" (Jean 19:30). Et à cette sixième parole prononcée à la croix suivent les mots que Jésus prononça en remettant son esprit, un grand cri écrivirent Marc et Matthieu, dont les paroles nous sont données par Luc : "Jésus cria d’une forte voix : Père, entre tes mains je remets, mon esprit !" (Luc 23:46). C’est ici la septième parole de la croix. Le Seigneur est entré dans la mort.


Marc 15  37 Jésus, ayant jeté un grand cri, expira. 38 Le voile du temple se déchira en deux, de haut en bas. 39 Voyant qu’il avait expiré en criant ainsi, le centurion qui était là, vis-à-vis de lui, dit : Certainement, cet homme était Fils de Dieu. 40 Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, 41 qui, lorsqu’il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

  • Que représente pour nous le fait de ce voile qui fermait l’accès au Saint des saints, à ce moment déchiré depuis le haut jusqu’en bas, par le milieu ajoute Luc 23:45 ? Exode 26:31-33, Genèse 3:24, Hébr.10:19-20.
  • Que penser du tremblement de terre dont fait part Matthieu, et de l’apparition de croyants ressuscités ? Matt.27:50-53.
  • Comment réagirent les personnes qui assistaient à cette terrible scène, et en particulier à la mort si étrange de Jésus ? Il y a le centurion, quelques disciples, mais Luc cite aussi les gens du peuple. Luc 23:48.
Certes, il y avait là quelques hommes qui manifestèrent encore la dureté de leur cœur, disant "Voyons si Élie vient pour le faire descendre de la croix !" Mais il n’en est plus parlé lorsque le Seigneur est entré dans la mort. Les dernières paroles prononcées font état de l’accomplissement d’une œuvre qui s’achève par l’entrée volontaire de Jésus dans la mort. Les évangélistes ont rapporté le grand respect qu’imposa cette scène, relevant la parole du centurion, homme aguerri à ces actes de jugement, mais saisi ici par ce qu’il n’avait jamais vu. Des condamnés exprimant leur douleur, cela il connaissait, et d’aucuns se montrant dignes dans la souffrance, sans doute aussi, mais un tel condamné conduisant manifestement lui-même les circonstances jusqu’à entrer dans la mort après une telle parole, cela est unique !
 
La mort n’avait pas de pouvoir sur l’Homme Christ Jésus, mais il y est entré de lui-même afin d’attester de la victoire sur la mort par sa résurrection.

 
Le coup de lance
Jean 19:31-37

 
Les chefs religieux n’ont pas vu ces derniers faits, car avant que le Seigneur n’entra dans la mort, ils étaient déjà retournés en ville. Il faut dire qu’ils y avaient à faire ; ils devaient penser à la célébration du lendemain, le jour du shabbat, et un shabbat important puisqu’il avait lieu au cours des « Pains sans levain", ces sept jours de mémoire de la sortie d’Égypte.


Jean 19  31 C'était le jour de la Préparation et, pour que les corps ne demeurent pas sur la croix pendant un sabbat – et ce sabbat là était grand – les Juifs demandèrent à Pilate de les faire enlever de la croix après leur avoir brisé les jambes. 32 Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui était crucifié avec lui. 33 Mais étant venus à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; 34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. 35 Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; lui, il sait qu’il dit vrai, pour que vous aussi vous croyiez. 36 Cela est arrivé afin que fût accomplie l'écriture : "Pas un de ses os ne sera brisé" [Exode 12:46; Psaume 34:20]. 37 Et une autre écriture dit encore : "Ils regarderont vers celui qu'ils ont percé" [Zacharie 12:10].

  • Où étaient les chefs religieux à ce moment, et quelle était leur préoccupation cérémoniale en ce jour de préparation, de veille du shabbat ? Jean 19:31.
  • Que firent les soldats chargés de hâter la mort des condamnés, lorsqu’ils virent que Jésus était déjà mort ? Jean 19:32-34.
L’Ecriture s’accomplit ainsi, pas à pas. Quelles paroles, celles prononcées par Zacharie à l’adresse des fidèles qui rebâtissaient le Temple, étant remontés de Babylone. Ces Israélites manifestaient leur foi et leur attachement à Dieu et aux promesses faites à leurs pères, mais un jour, en ces lieux mêmes, le Messie qu’ils attendaient alors allait se trouver rejeté et blessé… Mais le prophète disant "Ils regarderont vers celui qu’ils auront percé" (Zacharie 12:10) évoquait alors qu’après cet acte coupable, des Israélites se tourneraient vers ce Messie rejeté aujourd’hui lorsqu’il sera près de venir pour établir son règne sur la terre.


 

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04/04/2011

La Passion du Christ (9/12)


 

L’ensevelissement
Matt.27:57-66, Marc 15:42-47, Luc 23:50-56, Jean 19:38-42

En cette fin de la journée, la veille du shabbat, vient une scène de toute beauté. Un vrai Israélite, ainsi que le Seigneur avait dit d’un autre (Jean 1:48), un homme sort de l’ombre, qui attendait le royaume de Dieu dont ont abondamment parlé les prophètes. Ce notable se dévoile pour honorer celui qui vient de mourir, accomplissant ce qui avait été annoncé par un prophète : "On lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu'il n'avait fait aucune violence, et qu'il n'y avait pas de fraude dans sa bouche" (Ésaïe 53:9).


Marc 15  42 Le soir étant déjà là, et comme c’était la Préparation, la veille d’un sabbat, 43 Joseph qui était d’Arimathée, un membre honoré du conseil qui, lui aussi, attendait le royaume de Dieu, vint et prit sur lui d’entrer auprès de Pilate pour lui demander le corps de Jésus. 44 Et Pilate, étonné qu’il fût déjà mort, ayant appelé le centurion, lui demanda s’il y avait longtemps qu’il était mort. 45 Et l’ayant appris du centurion, il donna le corps à Joseph. 46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, le descendit, et l’enveloppa du linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc, puis roula une pierre contre l’entrée du sépulcre. 47 Marie de Magdala, et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait.

  • Joseph d’Arimathée sort de l’ombre. Ce notable, membre du conseil, s’était-il fait connaître comme disciple avant la crucifixion ? Comment expliquer qu’il se dévoile maintenant ? Fut-il seul à s’avancer ainsi ? Jean 19:38-39.
  • Que savons-nous du sépulcre dans lequel le corps de Jésus fut posé ? Matt.27:60, Marc 15:46, Luc 23:53.
  • Au lendemain de l’inhumation, le jour du shabbat, que demandèrent à Pilate les chefs religieux ? Que craignaient-ils ? Matt.27:62-66.
  • Et que firent les femmes au jour du shabbat, ces femmes qui ne prirent nul repos, étant là de la crucifixion et à l’inhumation du corps de Jésus ? Luc 23:56.
Nous ne pouvons manquer d’être saisi en considérant que Celui qui était en butte à l’ignominie et conduit dans la plus profonde humiliation, était de fait le vrai maître des circonstances qu’il traversait. Tout arriva pour que fut accomplie la parole des prophètes, depuis la chambre préparée pour la célébration de la scène jusqu’au sépulcre creusé où nul corps ne fut jamais déposé.


 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

03/04/2011

La Passion du Christ (10/12)


 

Le jour de la résurrection
Matt.28:1-20, Marc 16:1-20, Luc 24:1-53, Jean 20:1-29

 
Voilà plusieurs semaines que Jésus avait prévenu ses disciples ; dès après la scène de la transfiguration il leur disait qu’il fallait : "qu'il allât à Jérusalem, et qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens et des principaux sacrificateurs et des scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'il fût ressuscité le troisième jour" (Matthieu 16:21). Le premier jour, lors de la Préparation, la croix avait été dressée, et vers trois heures dans l’après-midi, Jésus a rendu son esprit, entrant ainsi dans la mort. Nous aurons bien compris que la mort ne l’a pas vaincu, tandis qu’il y entrait de lui-même. Au jour du shabbat, des gardes furent placés près du tombeau à la demande des chefs religieux (Matthieu 27:62-66). Ce jour là, les femmes ayant assisté à l’ensevelissement attendirent la fin du shabbat, mais le soir même elles se rendirent à nouveau au sépulcre, s’en retournant à la nuit tombante pour acheter des aromates, étant dans l’intention de retourner au sépulcre dès le matin pour embaumer le corps du Seigneur (Marc 16:1). Lorsque le soleil se levait, elles étaient à nouveau au sépulcre, se demandant comment elles pourraient rouler la pierre qui fermait le sépulcre, et trouvèrent le tombeau ouvert ! Et un ange leur parlait…
 
Commence alors une journée pleine de confusion, de surprise et de difficulté à croire à la grande nouvelle de la résurrection, jusqu’à ce que le Seigneur se manifeste lui-même, d’abord à Marie de Magdala, et puis aux femmes, et aussi à Pierre ainsi qu’aux disciples découragés sur le chemin d’Emmaüs, et enfin, au soir, aux disciples assemblés. Pensons bien qu’il y eût bien des allers-retours au sépulcre, de l’étonnement, et même de la stupéfaction, à la vue du sépulcre ouvert, avant que la réalité de la résurrection pût être reçue dans les cœurs et que n’éclate la joie. C’est l’émotion, les doutes, les espoirs et enfin la foi qui bousculèrent les disciples en ce premier jour de la semaine, après que la mort de Jésus les ait plongé dans le tristesse et la crainte ! Nous pouvons bien comprendre qu’il aurait été impossible pour ces femmes et ces hommes de se souvenir paisiblement, dans le calme, des paroles dites par le Seigneur touchant sa mort et sa résurrection !
 
De cette journée véritablement agitée, les évangélistes vont établir des comptes rendu partiels, mettant en évidence l’un ou l’autre des nombreux événements du jour. Nous ne trouvons dans les quatre évangiles nul exposé exhaustif, mais chacun selon son propos, fournit un survol de la journée en relevant l’un ou l’autre fait et vue du communiquer la grande nouvelle et le message qu’elle porte.


 
Les visites au sépulcre
Matt.28:1-15, Marc 16:1-11, Luc 24:1-12, Jean 20:1-18

 
Ces femmes avaient foi en Dieu et avaient reconnu en Jésus le Messie d’Israël. Combien douloureux était-ce pour elles de voir cet Homme, dont émanait une telle grâce et en qui elles avaient discerné le Messie, ainsi traité, couvert d’opprobre ! Rien ne pouvait les arrêter dans leur désir d’honorer la dépouille mortelle de Celui qu’elles avaient suivi depuis la Galilée. Si nous les voyons attentives à respecter le shabbat, un don de Dieu, il n’y a pour elles ni heure, ni quart d’heure pour retourner au sépulcre dès la fin du shabbat, au soir donc, et acheter des aromates (Matt.28:1, Marc 16:1). Dès qu’elles le purent, le soleil n’étant pas encore levé (Marc 16:2, Jean 20:1), les voilà en route s’attendant à trouver le tombeau fermé et un groupe de soldats montant la garde ! Mais il y avait eu un tremblement de terre, nous dit Matthieu, le tombeau était ouvert, et les gardes étaient tétanisés (Matt.28:2-4). Elles virent un jeune homme vêtu de blanc qui leur parla…


Marc 16  1 Lorsque le sabbat fût passé, Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l’embaumer. 2 De fort grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil se levait. 3 Et elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de l’entrée du sépulcre ? 4 Levant les yeux, elles voient que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. 5 En entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d’une robe blanche, et elles s’épouvantèrent. 6 Il leur dit : Ne soyez pas effrayée ; vous cherchez Jésus le Nazarénien, le crucifié, il est ressuscité, il n’est pas ici ; voici le lieu où on l’avait mis. 7 Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous devance en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l’a dit. 8 Elles sortirent du sépulcre et s’enfuirent tremblantes et stupéfaites. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
 
9 Etant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. 10 Elle alla porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, alors qu’ils étaient en deuil et qu’ils pleuraient. 11 Quand ils entendirent qu’il était vivant et qu’elle l’avait vu, ils ne le crurent pas.

  • Que firent les gardes après cette grande frayeur qui les paralysa, et que s’ensuivit-il ? Matt.28:11-15.
  • Que firent les femmes, ayant vu et entendu celui qu’elles prirent pour un jeune homme ?
  • Pourquoi, pensons-nous, le jeune homme vêtu de blanc cite-t-il nommément Pierre ?
  • Si les femmes ne dirent rien, Jean nous fait savoir cependant que Marie de Magdala courut trouver Pierre et Jean. Que firent alors Pierre et Jean ? Luc 24:12, Jean 20:2-10.
  • Comment se fait-il que le Seigneur pût apparaître à Marie de Magdala seule, en premier lieu ? Jean 20:11-18.
Les faits se bousculèrent, tandis que ces femmes pieuses se sont rendues au sépulcre. Toutes ensemble d’abord, mais saisies de ce qu’elles ont vu et entendu, elles s’en retournent, stupéfaites et incrédules (Marc 16:8). Dans un premier temps, elles ne dirent rien, mais Marie de Magdala courut auprès de Pierre et Jean, puis retourna elle-même au sépulcre, ne pouvant s’en tenir aux choses entendues. Son attachement au Seigneur est tel qu’elle ne peut rester en ville sans savoir ce qui s’est passé. Nous la voyons alors s’adresser à Jésus, pensant que c’était le jardinier, tellement il était difficile de croire que le Seigneur puisse se présenter à elle ainsi !


 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

02/04/2011

La Passion du Christ (11/12)


 

Apparition aux disciples découragés
Marc 16:12-13, Luc 24:13-35

 
Après ces choses, nous apprenons que le Seigneur est apparu personnellement à Pierre, un fait que l’évangile ne fait que citer (Luc 24:34, 1 Cor.15:5), mais que nous pouvons comprendre comme un geste d’amour pour rassurer Pierre après sa défaillance dans la cour du palais du grand prêtre.
 
Luc et Marc citent une autre circonstance particulièrement propre à encourager toute personne en proie au doute : Jésus se joint à des disciples qui s’en retournaient chez eux dans la peine et le découragement, ayant vu leur espérance s’écrouler… Ces deux disciples avaient bien entendu le témoignage des femmes qui étaient allées au sépulcre (Luc 24:22-24), mais leur déception était telle qu’ils ont néanmoins quitté Jérusalem en fin d’après-midi pour retourner à leur village. Ils étaient à peine en route – Emmaüs n’est qu’à environ douze kilomètres de Jérusalem – que le Seigneur se joignit à eux…


Luc 23  13 Or, ce même jour, deux d’entre eux se rendaient à un village du nom d’Emmaüs, à soixante stades de Jérusalem. 14 Ils s’entretenaient ensemble de tout ce qui était arrivé.
15 Pendant qu’ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, Jésus lui-même s’approcha et se mit à marcher avec eux. 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17 Il leur dit : Quels sont ces propos que vous échangez en marchant ? Ils s’arrêtèrent, fort tristes. 18 L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit : Es-tu le seul qui, tout en séjournant à Jérusalem, ne sache pas ce qui s’y est produit ces jours-ci ? 19 Et il leur dit : Lesquelles ? Ils lui dirent : Ce qui concerne Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple, 20 comment les principaux prêtres et nos chefs l’ont livré pour qu’il soit condamné à mort, et l’ont crucifié. 21 Nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ; mais encore, avec tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces événements sont arrivés. 22 Il est vrai que quelques femmes d’entre nous nous ont stupéfiés ; elles se sont rendues de grand matin au sépulcre 23 et, n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues disant qu’elles avaient eu une vision d’anges qui le disaient vivant. 24 Quelques-uns de ceux qui sont avec nous sont allés au sépulcre, et ils ont trouvé les choses telles que les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu.
25 Alors il leur dit : Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît de la sorte et qu’il entrât dans sa gloire ? 27 Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. 28 Lorsqu’ils approchèrent du village où ils allaient, il parut aller plus loin. 29 Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche et le jour a baissé. Et il entra pour rester avec eux.
30 Une fois à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; puis l’ayant rompu, il le leur donna. 31 Alors leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible et disparut de devant eux. 32 Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas en nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? 33 A ce moment même, ils se levèrent et s’en retournèrent à Jérusalem ; ils trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux, 34 qui leur dirent : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon ! 35 Ils racontèrent ce qui était arrivé en chemin, et comment il s’était fait reconnaître d’eux en rompant le pain.

  • De quoi parlaient-ils en chemin ? Luc 24:14-20.
  • Ont-ils connaissance de l’apparition de Jésus à Marie de Magdala, et aux femmes ensuite ?
  • Quel est le sentiment de ces disciples qui ont vu leur espérance s’écrouler ainsi ? Pourquoi sont-ils troublés ? Luc 24:25.
  • Quel est leur sentiment, tandis que Jésus leur ouvre les Écritures ? Que tirer de leur expérience ?
  • Que font-ils lorsque leurs yeux sont ouverts ?  Leur suffit-il de "savoir" ?
Une lecture rapide des Ecritures, et aussi une tradition solidement ancrée parmi les Juifs, fait que la venue du Messie devait être marquée avant tout par le rétablissement d’Israël (Luc 24:21). Et pourtant les Écritures évoquent maintes fois la nécessité d’un travail dans les consciences et les cœurs, et le Serviteur établissant le fondement du rétablissement en s’offrant lui-même en sacrifice. Voyons en particulier les textes prophétiques post-exiliques (Ésaïe 53, Zacharie 12-14, Daniel 9:20-27…). Le Seigneur leur parle sans faire peser sur eux de lourds reproches, sinon leur méconnaissance des Écritures… Et ces hommes découragés sont alors saisis, touchés au fond de leur âme par les paroles qu’ils entendent.
 
Il y a là un grand encouragement, et une instruction aussi : leur tristesse était le fait de la méconnaissance des Écritures ! Une leçon pour chacun !


 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

01/04/2011

La Passion du Christ (12/12)


 

Apparitions aux Onze
Matt.28:16-20, Marc 16:14-18, Luc 24:36-53, Jean 20:19-29

 
Ainsi, le Seigneur a été vu de Marie de Magdala, de Pierre et maintenant des deux disciples qui, de découragés qu’ils étaient, sont revenus tout joyeux à Jérusalem. Les apôtres, en fait dix d’entre les onze, sont rassemblés avec d’autres disciples dans une maison à Jérusalem. La porte est fermée… Nous pouvons bien le comprendre en considérant l’attitude des chefs religieux, et aux gardiens du sépulcre soudoyés !
 
Et voilà que le Seigneur se trouve au milieu d’eux. Si Marc n’en dit que quelques mots (Marc 16:14) et Matthieu ne parle que d’une rencontre subséquente en Galilée (Matt.28:16), Luc rend compte de la difficulté de croire (Luc 24:36) tandis que Jean, relatant cette apparition plus de cinquante ans après les faits, se doit de donner plus de précisions, tandis qu’il ne reste assurément plus de témoins directs à part lui-même, et qu’il pense aux générations à venir (Jean 20:29).


Marc 16  14 Plus tard, il apparut aux onze, comme ils étaient à table, et leur reprocha leur incrédulité et leur obstination, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité. 15 Puis il leur dit : Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la création. 16 Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas croira pas sera condamné. 17 Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : par mon nom ils chasseront les démons, ils parleront de nouvelles langues, 18 ils saisiront des serpents ; s’ils boivent un breuvage mortel, quel qu’il soit, cela ne leur fera aucun mal ; ils poseront les mains sur les malades, et ceux-ci seront guéris.

  • Que penser de la difficulté de croire au soir de la résurrection ? Comment aurions-nous nous-mêmes vécu ces circonstances depuis la crucifixion ? Marc 16:14, Luc 24:37-38.
  • Quoique le Seigneur leur adresse une forme de reproche, que fait-il face à la difficulté de croire qu’il était vraiment devant eux ? Et que fit-il pour Thomas, une semaine plus tard ? Luc 24:39-43, Jean 20:27.
  • Comment pouvons-nous recevoir cette réalité de la résurrection ? Luc 24:44-46, 1 Cor.15:3-4.
Une réalité difficile à recevoir ! Et elle l’est aujourd’hui comme dès cette période, au temps des apôtres. Mais Jésus Christ n’a-t-il pas vaincu la mort ? N’y est-il pas entré librement, prononçant ces paroles : "Père, entre tes mains je remets, mon esprit !" (Luc 23:46) ?
 
La mort est le résultat du péché, mais celui-ci avait rencontré sa juste rétribution lorsque le jugement a été accompli, Jésus s’étant présenté lui-même devant la justice divine pour en connaître le poids à notre place, ainsi que le prophète l’exprimait plusieurs siècles auparavant, disant : "Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l'Éternel a fait tomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été opprimé et affligé, et il n'a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n'a pas ouvert sa bouche. Il est ôté de l'angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé." (Ésaïe 53:5-8).
 
Ce jour de la résurrection est ainsi célébré parmi les chrétiens ! Chaque premier jour de la semaine la victoire sur la mort est célébrée, gage absolu du pardon de Dieu et de la délivrance pour quiconque ne rejette pas la grâce de Dieu (Jean 3:16).
 
Que dire ? Pour tout humain, l’accès à Dieu est ouvert (Eph.2:18, Hébr.10:20), le mystère de la miséricorde est pleinement révélé, le paradoxe d’un Dieu juste et miséricordieux est déployé (Psaume 85:10)
 
Ainsi s'est accomplie cette parole :
 
"La mort a été engloutie en victoire"
(Ésaïe 25:8, 1 Cor.15:54).

 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric