12/04/2011

La Passion du Christ (1/12)


 

La Passion du Christ
Ne fallait-il pas que le Christ souffrît de la sorte
et qu’il entrât dans sa gloire ?

Luc 24:26

 
Avant-propos

S’il est un fait universellement connu, c’est bien la Croix du Calvaire ! Il est tant de livres, de conférences et de manifestations de sa mémoire tout autour de la terre que peu de personnes peuvent prétendre l’ignorer ; mais quant à connaître les textes sur lesquels l’histoire de la crucifixion est fondée, c’est une toute autre chose. Combien il est important pour tout chrétien, mais aussi pour tout homme qui veut se faire une idée correctement étayée, d’aborder par lui-même ces textes, somme toutes sobres et courts, pour apprécier cet événement qui a, qu’on le veuille ou non, bouleversé le cours des temps sur notre planète.
 
Ce petit ouvrage a pour but la lecture des textes néo-testamentaires en vue d’une réflexion personnelle sur ces pages fondatrices conduisant le lecteur à se convaincre lui-même de leur signification. Pour ce faire, nous suivons les faits relevés dans les quatre évangiles, les seuls textes qui relatent l’histoire de la Passion, chacun des quatre évangélistes ayant retracé ces heures selon son propre objectif, son propre vécu et ses propres circonstances de vie.
 
Quatre évangiles

L’évangile de Marc paraît bien le premier en date, écrit vers l’an 50. Tout jeune, Marc s’est engagé dans le service auprès de Paul ; mais il a abandonné la route après quelques mois, étant sans doute découragé par les difficultés rencontrées. Mais il s’est ressaisi ! Après sa défection, il désira reprendre la route, et nous le voyons partant à Chypre pour l’annonce de l’évangile, avec Barnabas, son oncle (Act.15:39). C’est dans ces années, pensons-nous, qu’il écrivit son évangile. Par après, nous le trouvons auprès de Paul lors du premier emprisonnement de celui-ci à Rome ; là, il est recommandé par l’apôtre pour un voyage qui devait le mener par l’Asie mineure jusqu’à Babylone, où il se trouvera avec Pierre (Col.4:10, 1 Pier.5:13). Plus tard encore, il sera appelé auprès de Paul vers la fin de la vie de l’apôtre (2 Tim.4:11). Ainsi pouvons-nous comprendre sa qualification pour écrire l’évangile du Serviteur parfait, caractère de Christ qu’il met particulièrement en avant.
 
Par la suite, ce seront Matthieu et Luc qui écriront leur évangile.
 
Matthieu, l’un des douze, s’adresse particulièrement aux Juifs, soulignant à leur attention l’accomplissement des promesses faites à Israël, promesses accomplies en Jésus-Christ. Il parle donc du Messie. Reprenant globalement le plan suivi par Marc, son texte est essentiellement composé de cinq grands discours reprenant ainsi les divers enseignements du Seigneur.
 
Luc, un chrétien d’entre les nations, compagnon fidèle de l’apôtre Paul, rédige l’évangile à l’adresse d’un notable non-juif, le très excellent Théophile. Luc accompagne l’apôtre dans son premier voyage vers la Macédoine (Act.16:10), et jusqu’au bout nous le trouvons auprès de Paul, notamment lors de ses deux emprisonnements à Rome (Col.4:14 et 2 Tim.4:11). Il a devant lui non pas les promesses spécifiques faites à Israël, mais l’accomplissement des voies de Dieu envers les hommes. Jésus y est donc vu dans son caractère de Fils de l’homme (Psaume 8:4).
 
Jean écrivit vers la fin de sa vie, à la fin du premier siècle. Il connût une longue vie dans la foi qu’il commença très jeune lorsqu’il quitta son père, Zébédée, pêcheur au Lac de Tibériade, pour suivre Jésus. Il s’attache à l’essence du message du Seigneur. Avec le recul du temps et après un service précieux parmi les croyants, il écrivit pour les générations qui devaient venir, après que les témoins de la première heure soient entrés dans le repos. Lorsqu’il écrit, le Temple à Jérusalem n’est plus, et les chrétiens tirés des nations sont de plus en plus nombreux. Jean place chacun devant l’essence de la vérité. Sa préoccupation n’est pas tant de rendre compte de l’histoire de Jésus Christ sur la terre, mais d’en exposer les motifs, d’en tirer les enseignements. Il est le chantre de l’amour de Dieu, le contemplateur du Fils de Dieu, Celui qui est venu du ciel pour apporter le message de la grâce et la pleine révélation de la pensée de Dieu pour l’homme.
 
 
La Passion

La Passion du Christ ! Un chemin de souffrance qui dura une vingtaine d’heures, depuis l’acceptation, au Jardin de Gethsémané, jusqu’à l’entrée de Jésus dans la mort, cette mort dont il est écrit "qu’il est venu pour l’accomplir" (Luc 9:31).
 
Mais comment cette terrible réalité s’est-elle produite dans cette ville, à ce moment particulier de la fête des Juifs, la fête où les Israélites célèbrent la bonté de Dieu, dans la mémoire de la sortie d’Égypte, souvenir si vivace parmi eux ? Lors de la célébration dans chaque foyer, un agneau était immolé dans chaque maison et partagé avec tous ! Et pendant ce temps, les chefs religieux ayant le désir que Jésus disparaisse de la scène de ce monde, étant rendus jaloux du fait de sa notoriété sont placés devant une opportunité pour le prendre et le faire mettre à mort ! Ainsi, quoique craignant des troubles en ces jours de fête où nombre de Juifs venus de loin étaient nombreux, le Christ sera arrêté et condamné (Matt.26:5).
 
Et cette nuit même, l’Agneau de Dieu s’offre en sacrifice. L’heure était venue pour accomplir la parole prononcée par les prophètes. Pensons à ces lignes du Livre d’Ésaïe : "Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris" (Ésaïe 53:4-5).
 
Ce soir était la commémoration de ce jour mémorable où le sang de l’agneau de la pâque fût porté par les Israélites sur le linteau et les poteaux de la porte de leur habitation en Égypte, et où ils mangèrent l’agneau rôti à la hâte, prêts à quitter pour toujours la terre de leur esclavage. Un jour de délivrance. Et ce sang là, expression d’une vie donnée en substitution de leur propre vie, était bien l’annonce du sacrifice plus grand et plus précieux (Hébr.13:12, 1 Pier.1:19-20). Dieu s’est pourvu de l’agneau pour l’holocauste (Genèse 22:8) dès avant la fondation du monde. Et ceci a été manifesté au temps assigné par Dieu lui-même.

 

 
Au Jardin de Gethsémané
Matt.26:36-46, Marc 14:32-42, Luc 22:39-46

Jean a rapporté de façon fort circonstanciées les paroles de Jésus Christ lors du repas pascal qu’il a partagé avec ses disciples à Jérusalem ; ces pages demandent d’ailleurs toute notre attention (Jean 13 à 17). Mais par contre, il ne rapporte pas la scène de Gethémané, pas plus qu’il ne rapporta la transfiguration, scène où le Seigneur apparaît dans la gloire et au cours de laquelle sont présents Pierre, Jacques et Jean, les mêmes qui furent invités par le Seigneur auprès de Lui en Gethsémané. Touchant la transfiguration, Jean exprima ces seuls mots dans le prologue de l’évangile : "et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d'un fils unique de la part du Père" (Jean 1:14), comme il écrit touchant Gethsémané : "Ayant dit ces choses, Jésus s'en alla avec ses disciples au delà du torrent du Cédron, où était un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples" (Jean 18:1).
 
Dans cette portion, deux thèmes nous interpellent. Le premier, c’est la présentation par le Père de la coupe de souffrance, selon que nous pouvons lire : "Mais il plut à l'Éternel de le meurtrir ; il l'a soumis à la souffrance. S'il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence…" (Ésaïe 53:10). C’est ici l’engagement absolu du Fils de Dieu dans l’œuvre pour laquelle Il est venu sur cette terre. Le second point concerne les disciples face au Seigneur, avertis qu’ils étaient du fait qu’ils allaient se trouver séparés de Lui, mais ne pouvaient accepter qu’il en soit ainsi, ne pouvant le comprendre. Pourtant cela était près d’arriver…

Marc 14  32 Ils arrivent en un lieu nommé Gethsémané, et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je prierai. 33 Il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean. Il commença alors à être saisi d’effroi et d’angoisse. 34 Il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort ; demeurez ici et veillez. 35 Et s’en allant un peu plus avant, il se jeta contre terre et il pria que, s’il était possible, l’heure passât loin de lui. 36 Et il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! 37 Et il vient, et les trouve dormant ; alors il dit à Pierre : Simon, tu dors ? Tu n’as pu veiller une heure ? 38 Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation; l’esprit est prompt, mais la chair est faible. 39 Et il s’en alla de nouveau, et il pria, disant les mêmes paroles. 40 Et s’en étant retourné, il les trouva de nouveau dormant, car leurs yeux étaient appesantis. Ils ne savaient que lui répondre. 41 Et il vient pour la troisième fois et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous ; il suffit, l’heure est venue ; voici, le fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. 42 Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s’est approché.

Le Seigneur et les disciples

Les disciples assistent et, ainsi que nous pouvons le lire par ailleurs, ils ont difficile à comprendre (Jean 16:17-18), tout en étant pénétrés de la gravité des heures à venir. Jean nous redonne la substance de ce que le Seigneur dit aux disciples en chemin, de Jérusalem au jardin de Gethsémané (Jean 15:1-16:33).

  • L’heure est venue ! Comment Jean évoque-t-il cette heure ? Jean 16:32.
  • Qu’ajoute Luc, le médecin, touchant les signes de la douleur intense de Jésus, et concernant la difficulté des disciples de rester éveillé ? Luc 2:44-45.
  • Pouvons-nous être étonnés de ce que le Seigneur exprime ici l’approche imminente de Judas et de ceux qui l’accompagnaient ? Luc 9:32.
Nous aurons bien compris que les disciples présents sont comme placés devant un gouffre ! Des événements vont bouleverser leur vie, alors qu’ils accompagnaient le Seigneur, écoutaient ses paroles, voyaient ses œuvres de bonté… Comme Il le leur a dit, il allait s’en aller (Jean 14:3), mais c’est Lui qui sera en fait laissé seul (Jean 16:32).
 
La Coupe reçue du Père

Le Seigneur reçoit la coupe qui lui est présentée par le Père, et nous pouvons nous demander pourquoi cette prière instante, et cette expression de soumission. Soulignons que cette prière fait suite à la "prière sacerdotale" (Jean 17).

  • Que signifie cette "heure" qui allait venir, et qui était là ? Vers.35 et 41. Lire Jean 16:16-22.
  • Dans sa prière trois fois exprimée, que dit le Seigneur ? Comment comprendre la volonté du Père, et aussi la soumission de Jésus à cette volonté ? Genèse 22:8, Ésaïe 53:10, Hébr.2:10, Psaume 40:8.
  • Pensons-nous qu’il pût y avoir un chemin explicite pour manifester la miséricorde de Dieu, hors celui que dût traverser l’Envoyé du Père ? Pour que pût, en vérité faire se rencontrer la justice et la paix ? Psaume 85:10.
Ainsi l’heure, cette heure connue du Seigneur, est venue. Un mystère est près d’être révélé, à savoir comment Dieu, saint et juste, pourra résoudre l’énigme prononcée par les prophètes : comment seront effacées les fautes des hommes dans le respect de sa sainteté et de sa justice (Ésaïe 1:18, >Michée 7:9). Celui dont Dieu s’est pourvu que l’homme ait été créé (1 Pier.1:19-20), celui qui est annoncé par Abraham (Genèse 22:8) et évoqué par tous les sacrifices offerts (Hébr.10:4,8), a reçu la coupe du jugement (Ésaïe 53:5).

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

11/04/2011

La Passion du Christ (2/12)


 

L’arrestation de Jésus
Matt.26:47-56, Marc 14:43-52, Luc 22:47-53, Jean 18:1-11

C’est un des douze, familier du Seigneur, qui fut le trahit. C’est lorsque Marie de Béthanie manifesta son attachement à Jésus, et son assurance qu’il était le Messie d’Israël, que Judas fut déterminé à livrer le Seigneur (Matt.26:1-14) et le livrer pour trente pièces d’argent (Matt.26:15-16, Zach.11:13) ! Mais qui, pensons-nous détermina le moment pour Judas de passer à l’acte, d’accomplir ce qu’il s’était proposé ? Jésus l’envoie, peu de temps après lui avoir lavé les pieds, lors de la veillée pascale (Jean 13:27).
 
Jean poursuivra le récit en mettant en évidence cet engagement volontaire du Seigneur dans l’œuvre de la rédemption. Ainsi, passant outre les moments d’anticipation en Gethsémané, Jean rapporte cette venue des gens sous la conduite de Judas, en mettant en évidence l’autorité du Seigneur. Il les voit venir et s’adresse à eux demandant qui ils étaient venus chercher. La puissance et l’autorité de Celui qui leur dit "C’est moi" est alors soulignée (Jean 18:1-9).
 
Ceci étant, nous poursuivons le texte de Marc. Nous y voyons le processus proposé par Judas, ce "baiser de Judas" entré dans le vocabulaire populaire. Commentaire

Marc 14  43 Aussitôt, comme il parlait encore, survient Judas, l’un des douze, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les principaux prêtres, les scribes et des anciens. 44 Celui qui le livrait leur avait donné un signe, disant : Celui que je baiserai, c’est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sous bonne garde. 45 Sitôt arrivés, il s’approcha de lui et dit : Rabbi, Rabbi ! Et il le baisa avec empressement. 46 Alors ils mirent les mains sur lui et se saisirent de lui. 47 Et l’un de ceux qui étaient là présents, ayant tiré l’épée, frappa l’esclave du grand prêtre et lui emporta l’oreille. 48 Jésus leur dit : Vous sortis avec des épées et des bâtons pour vous emparer de moi, comme si j’étais un brigand ! 49 Tous les jours j’étais parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne vous êtes pas saisis de moi ! Mais c’est afin que les écritures soient accomplies. 50 Et tous le laissèrent et s’enfuirent. 51 Un certain jeune homme le suivit, enveloppé d’une toile de fin lin sur le corps nu ; et ils le saisissent. 52 Abandonnant la toile de fin lin, il leur échappa tout nu.

Ainsi, Judas s’est approché du Seigneur et l’a baisé pour le faire reconnaître des gens qui l’accompagnaient, et Jésus lui a parlé (Matt.26:50 et Luc 22:48). Ensuite vint la scène touchant le serviteur blessé à l’oreille.

  • Comment pouvons-nous comprendre le geste de Pierre ? Mettons ceci en relation avec son attachement au Seigneur, mais aussi la difficulté de comprendre ce qui allait arriver – ce qui devait arriver. Matt.16:21-23, Jean 13:36-38.
  • Que dit le Seigneur à son disciple ? Matt.26:54, Luc 22:51, Jean 18:11.
  • Jésus s’adresse ensuite à ces gens venus le prendre. Que leur dit-il qu’il vient de dire également à Pierre ? Vers.49, Matt.26:54,56.
La fin de cette scène : Jésus est laissé seul avec ces gens. Ils l’avaient entre leurs mains et vont le mener à leurs commanditaires, les principaux chefs religieux. Seul ! Parce que Jésus avait demandé expressément que ceux qui étaient avec lui ne fussent pas inquiétés (Jean 18:8-9), et ceux-ci l’ont laissé seul.

  • Une fuite peu glorieuse, pourrions-nous penser. Mais n’était-ce pas selon le propos divin ? Jean 16:32.
  • Que penser de ce jeune homme qui pensa pouvoir suivre ces hommes ?
Cette dernière mention semble bien indiquer l’auteur de l’évangile relatant cette scène qu’il est seul à connaître, peu importante même –ni Matthieu ni Luc ne la reprennent – mais qui montre Marc, tout jeune encore, habitant à Jérusalem avec sa mère (Act.12:12).

 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

10/04/2011

La Passion du Christ (3/12)


 

Chez Hanna et chez Caïphe
Matt.26:57-27:2, Marc 14:53-15:1, Luc 22:54-71, Jean 18:12-27

Une nuit profondément affligeante où brille, seul, Celui qui connaît l’humiliation la plus profonde ! Durant cette nuit, le Seigneur est face au mépris profond des chefs religieux présents et au traitement abject de leurs subalternes ; ils préparent sa condamnation par le sanhédrin ; les membres de ce tribunal religieux sont déjà présents, mais selon leur loi, la condamnation ne pourra être prononcée avant que le jour ne soit levé (Marc 15:1).

 
Jésus devant Hanna
Jean 18:12-14

Avant d’être conduit au Grand Prêtre du moment, Jésus se trouva devant Hanna, beau-père de Caïphe.

Jean 18  12 La cohorte, le chiliarque et les gardes des Juifs se saisirent de Jésus et le lièrent. 13 Ils le conduisirent premièrement à Hanna ; c’était le beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, 14 ce Caïphe qui avait donné aux Juifs le conseil qu'il était avantageux qu'un seul homme pérît pour le peuple.

  • Pourquoi Jésus fut-il conduit premièrement à Hanna ? Quelle était donc la position de cet homme face au grand prêtre Caïphe ? Vers.13.
  • Comment marqua-t-il son accord pour que le désir des principaux prêtres soit rencontré ? Jean 18:24.
  • Qu’avait dit Caïphe pour emporter l’adhésion de ses collaborateurs à son projet touchant Jésus ? Jean 11:47-51.
Commença alors un interrogatoire que nous lisons dans l’évangile selon Jean. Il y était question de la doctrine et des enseignements de Jésus (Jean 18:19-23). Jésus sortit de chez Hanna lié comme un malfaiteur et conduit au Grand Prêtre, afin qu’il accomplisse son propre plan, selon qu’il avait prononcé cette parole qui convenait à ses buts, mais qui s’avéra être une réelle prophétie : "Vous ne savez rien, ni ne considérez qu'il nous est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas" (Jean 11:47-51, 18:14).


 
Jésus devant Caïphe
Matt.26:57-68, Marc 14:53-65, Luc 22:54-65, Jean 18:19-24

Le grand prêtre doit donc instruire l’affaire en vue de faire prononcer la condamnation de Jésus. Matthieu et Marc rendent compte de cette nuit au cours de laquelle des faux témoins se manifestèrent et durant laquelle se libéra contre le Seigneur toute la méchanceté des hommes.

Marc 14  53 Et ils amenèrent Jésus chez le grand prêtre ; tous les principaux prêtres, les anciens et les scribes s’assemblent auprès de lui. 54 Pierre l’avait suivi de loin, jusque dans l’intérieur du palais du grand prêtre, et il s’assit avec les gardes, et se chauffait près du feu.
 
55 Or les principaux prêtres et tout le sanhédrin cherchaient quelque témoignage contre Jésus pour le faire mourir ; et ils n’en trouvaient point, 56 car plusieurs portaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s’accordaient pas. 57 Quelques-uns se levèrent et portèrent contre lui un faux témoignage, disant : 58 Nous l’avons entendu disant : Moi, je détruirai ce temple qui est fait de main, et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main. 59 Et même sur ce point là, leurs témoignages ne s’accordaient pas. 60 Alors le grand prêtre, se levant devant tous, interrogea Jésus, disant : Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? 61 Et il garda le silence, et ne répondit rien. Le grand prêtre l’interrogea encore, et lui dit : Toi, tu es le Christ, le Fils du Béni ? 62 Et Jésus dit : Je le suis [litt. "Je suis", Exode 3.14], et vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance [Hébr.10:12, 1 Pier.3:22], et venant avec les nuées du ciel. 63 Alors le grand prêtre, ayant déchiré ses vêtements, dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? 64 Vous avez entendu le blasphème ! Que vous en semble ? Et tous le condamnèrent comme méritant la mort. 65 Quelques-uns se mirent à cracher contre lui, et à lui couvrir le visage, et à lui donner des soufflets, et à lui dire : prophétise. Et les gardes le frappaient de leurs mains.

Nous voyons ici les accusations de soi-disant témoins, la déformation des paroles de Jésus touchant la destruction du temple, reprenant sans les avoir comprises les paroles que Jésus prononça lorsqu’il chassât les marchands du temple (Jean 2:19).

  • Après la cacophonie des faux témoignages, quelle est la parole saisie par le Grand Prêtre pour aller plus avant dans son propos ? Le Seigneur a-t-il parlé du temple de Jérusalem ? Jean 2:21.
  • Comment le Grand Prêtre lui-même, évoquant le Messie d’Israël annoncé par les prophètes, le désigne-t-il ? Sur quel texte biblique se fonde-t-il ? Psaume 2.
  • Pourquoi le Seigneur parle-t-il de lui-même comme étant "le fils de l’homme" ? Psaumes 8:4, 80:17, Matt.8:20, 9:6…
La vérité, tout simplement exprimée, suffit à accuser Jésus de blasphème. Oui, il est Celui à qui le jugement sera donné, lorsqu’au jour connu de Dieu seul, il viendra purifier la terre et établir son règne (Matt.13:41, 16:27, 24:27…). Nous voyons ainsi cet avenir chanté dans les Psaumes profané par les responsables religieux. Et cela "libère" en quelque sorte les assistants qui s’acharnent alors contre Jésus, dans l’attente que le jour se lève et que le sanhédrin, réuni officiellement, puisse prononcer la condamnation.


 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

09/04/2011

La Passion du Christ (4/12)


 

Le reniement de Pierre
Matt.26:69-75, Marc 14:66-72, Luc 22:54-62, Jean 18:15-18,25-27

Pendant ce temps, Pierre, mû par l’ardeur de son attachement au Seigneur, s’était rendu au palais du Grand Prêtre où, par l’entremise d’un disciple connu en ces lieux, il pût entrer (Jean 18:15-16). Il y fut témoin d’une scène ténébreuse qu’il n’a pu supporter. Le voilà plongé dans une situation pour laquelle les forces ne pouvaient que lui manquer !
 
Trois fois, Pierre déclare ne pas connaître le Seigneur ! La première fois, sur la question de la servante qui gardait la porte, tandis qu’elle avait laissé Pierre entrer dans la cour. Elle lui parle dès après l’entrée de Jésus, tandis qu’il se chauffe au feu dans la cour (Vers.66, Jean 18:17). La deuxième résulte de l’intervention de cette même servante auprès d’une autre, plus tard dans la nuit (Vers.69, Jean 18:25), et pour finir sur les affirmations de ceux qui entouraient Pierre, constatant à son accent qu’il était Galiléen ; et parmi eux se trouvait un parent de Malchus que Pierre avait blessé (Vers.71, Jean 18:26).

Marc 14  66 Et comme Pierre était en bas dans la cour, une des servantes du grand prêtre vient, 67 et, apercevant Pierre qui se chauffait, elle le regarda et dit : Et toi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. 68 Et il le nia, disant : Je ne sais ni ne comprends ce que tu dis. Et il sortit dehors dans le vestibule ; et le coq chanta. 69 Et la servante, l’apercevant encore, se mit à dire à ceux qui étaient là : Celui-ci est de ces gens-là. 70 Lui, à nouveau, le nia. Et encore un peu après, ceux qui étaient là présents dirent à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es aussi galiléen. 71 Et il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. 72 Et le coq chanta pour la seconde fois. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Alors il se précipita dehors et pleura.

  • Qu’est-ce qui a déterminé Pierre à prendre tant de risques ? Comment aurions-nous réagi ?
  • Pensons aux diverses circonstances où Pierre va de l’avant, et où le Seigneur, sans reproches, lui a fait comprendre ses limites. Matt.14:28-31, 16:21-23, et Jean 13:37-38.
  • La solitude du Seigneur devant ses accusateurs était-elle inéluctable ? Jean 16:32, 18:11, Psaume 102…
  • Reprenons ce que le Seigneur avait dit à Pierre quelques heures auparavant. Marc 14:30-31, Luc 22:31-32.
Nous pouvons mesurer ici combien Pierre était attaché au Seigneur, et aussi combien sa vivacité, son empressement à parler et agir reflètent cet attachement. Mais aussi, il faut s’arrêter sur ce regard du Seigneur vers Pierre (Luc 22:61), et sur les pleurs qui suivirent.

  • Comment Pierre se trouvera-t-il réconforté, tandis que dès ce moment, jusqu’après la résurrection du Seigneur, il aura du porter cette terrible défaite, cette grande souffrance morale du fait d’avoir ainsi déclaré ne pas connaître le Seigneur ? Luc 24:34 et 1 Cor.15:5.
Pensons aussi que ces lignes le concernant ont été écrites de son vivant, et qu’il pourra parler de Marc avec affection (1 Pier.5:13). Sans doute pouvons-nous mesurer le climat de vérité et de modestie que les apôtres se sont dus d’imprimer dans les communautés chrétiennes. Nous pouvons voir, là, les caractères des vrais conducteurs chrétiens ; et nous pouvons ajouter que c’est Celui qui connaît toutes choses à l’avance qui a choisi ses serviteurs, non des sur-hommes, non des hommes parfaits, mais des hommes qui, faibles sans doute à plusieurs égards, sont néanmoins droits dans leurs intentions, autrement dit "purs de cœur" (Psaume 51:10, 1 Tim.1:5).


 
La réunion du Sanhédrin
Matt.27:1-10, Marc 15:1, Luc 22:66-71

Le procès, si l’on peut utiliser ici ce terme, est ainsi instruit, avec la contribution de faux témoins, le prononcé de paroles arrogantes, la déformation des paroles de celui que l’on voulait faire condamner. Encore que les principaux membres du tribunal religieux soient présents tout au long de la nuit, il fallait encore, dans un scrupule légaliste affirmé, que le jugement – si sommaire qu’il fut – se fit selon les règles. Luc communique la substance du dernier interrogatoire (Luc 22:66-71)

Luc 22  66 Quand il fit jour, le collège des anciens du peuple – les principaux prêtres et les scribes – s’assembla ; et on fit amener Jésus devant leur sanhédrin. 67 Ils dirent : Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous. Il leur répondit : Si je vous le dis, vous ne le croirez pas, 68 et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas. 69 Mais désormais le fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. 70 Et ils dirent tous : Toi, tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur dit : Vous dites vous-mêmes que je le suis. 71 Alors ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l’avons entendu nous-mêmes, de sa propre bouche.

  • Comment pouvons nous apprécier cette attention aux formes et la précipitation à prononcer un jugement sommaire ?
  • Et que fut la suite concernant Judas ? Matt.27:3-10.
La nuit devait ainsi se passer, Jésus étant entre leurs mains ; car si les membres du Sanhédrin étaient déjà présents, ils ne pouvaient siéger valablement avant le lever du soleil. Mais lorsqu’ils siègent, après cette attente, les circonstances vont se précipiter ! Au plus tôt il devait être environ six heures du matin, mais trois heures plus tard, le Seigneur sera crucifié…

 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

08/04/2011

La Passion du Christ (5/12)


 

De Pilate à Hérode
Matt.27:11-32, Marc 15:2-23, Luc 23:1-32, Jean 18:28-19:17

C’est donc avec une forte détermination d’en finir que les chefs du peuple se rendirent chez Pilate. Il leur fallait convaincre le gouverneur de prononcer la peine de mort. Nous pouvons observer le silence de Jésus, la violence des chefs du peuple et la gêne de Pilate qui essaie de diverses manières d’éviter les responsabilités…

 
Première comparution devant Pilate
Matt.27:11-14, Luc 23:1-7, Jean 18:28-38

C’est ici l’entrée marquée des chefs du peuple auprès de Pilate, et le premier constat de Pilate... Une déformation des paroles du Seigneur leur permet de prononcer une accusation en des termes que le gouverneur peut comprendre, car cela concerne sa mission au nom de l’empereur de Rome : une question de paiement d’impôts, alors que la vérité est tout autre (Matt.17:27, 22:21).

Luc 23  1 Ils se levèrent tous ensemble et le menèrent à Pilate. 2 Ils se mirent à l’accuser, disant : Nous avons trouvé cet individu incitant notre nation à la révolte ; il empêche de payer les impôts à César, se disant lui-même être le Christ, un roi. 3 Pilate l’interrogea, disant : Toi, tu es le roi des Juifs ? Et répondant, il lui dit : Tu le dis. 4 Pilate dit aux prêtres et aux foules : Je ne trouve aucun crime en cet homme. 5 Mais ils insistèrent, disant : Il soulève le peuple, en enseignant dans toute la Judée, depuis la Galilée où il a commencé, jusqu’ici. 6 Et Pilate, ayant entendu parler de la Galilée, demanda si l’homme était galiléen. 7 Et ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode, il l’envoya à Hérode qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là.

  • L’accusation portée par les Juifs est-elle la cause de sa comparution devant Pilate ? Comparons avec les scènes précédentes, soit devant Caïphe, durant la nuit, ou au tribunal religieux, le Sanhédrin, au matin ?
  • Pilate est-il sensible à l’accusation portée contre Jésus ?
  • Pourquoi se précipite-t-il à faire conduire Jésus à Hérode ?
Au cœur de ce passage, nous voyons la réponse simple, sobre et forte que fit Jésus à la question de Pilate. Oui, Il est roi, mais aujourd’hui son royaume n’est pas de ce monde (Jean 18:36, Apoc.11:15).


 
Comparution devant Hérode
Luc 23:8-12

Le sinistre cortège se remet en route ! Des gardes de Pilate entourent Jésus et sont suivis des principaux prêtres et de scribes. Que pense à ce moment le petit peuple qui voit ces choses ? Nous n’en savons rien, mais un homme voit une de ses envies satisfaites…

Luc 23  8 Lorsque Hérode vit Jésus, il se réjouit grandement. En effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il avait entendu dire de lui, et il espérait le voir produire quelque miracle. 9 Il l’interrogea longuement, mais Jésus ne lui répondit rien. 10 Les principaux prêtres et les scribes étaient là et l’accusaient avec véhémence. 11 Alors Hérode, avec ses troupes, le traita avec mépris et, après l’avoir revêtu d’un habit resplendissant, le renvoya à Pilate. 12 Ce jour même, Pilate et Hérode devinrent amis, alors qu’auparavant ils étaient en inimitié.

  • Comment pourrions-nous qualifier l’attitude d’Hérode ? Son vague espoir de voir se produire quelque miracle n’est pas rencontré ! A-t-il quelque désir d’entendre le message de Jésus ?
  • Comment pouvons-nous comprendre la subite amitié qui s’est ainsi nouée entre des deux dirigeants ?
Un long interrogatoire ? Sans aucun doute de nombreuses questions, et une réelle pression tandis que les prêtres et les scribes présents parlaient avec véhémence. Si Hérode pût interpréter le silence de Jésus comme une faiblesse, il agit ici en véritable potentat sans foi ni loi qui méprise le pauvre, l’affligé (Psaume 40:17).

 

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07/04/2011

La Passion du Christ (6/12)


 

Seconde comparution devant Pilate
Matt.27:15-26, Marc 15:2-15, Luc 23:13-25, Jean 18:39-19:15

Nouveau déplacement, le Seigneur vêtu de pourpre est reconduit à Pilate. Alors, celui-ci fait d’autres tentatives pour que s’arrête cette vindicte à l’encontre de celui qui n’a rien fait qui justifia une condamnation. Et même la femme de Pilate intervint pour le mettre en garde (Matt.27:19).

Luc 23  13 Pilate, ayant assemblé les principaux prêtres, les chefs, et le peuple, 14 leur dit : Vous m’avez amené cet homme comme entraînant le peuple à la révolte, or, moi, je l’ai interrogé devant vous et je n’ai rien trouvé chez lui qui mérite condamnation, rien de ce dont vous l’accusez. 15 Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé. Ainsi, rien de ce qu’il a fait ne mérite la mort. 16 Donc, l’ayant châtié, je le relâcherai. 17 Or il était tenu de leur relâcher quelqu’un lors de la fête. 18 Toute la multitude s’écria ensemble : Supprime cet individu, et relâche-nous Barabbas ! 19 Ce dernier avait été jeté en prison pour une émeute qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre. 20 Pilate donc leur lança le même appel, car il voulait relâcher Jésus. 21 Mais eux criaient : Crucifie, crucifie-le ! 22 Il leur dit pour la troisième fois : Mais quel mal a-t-il donc fait ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. L’ayant donc châtié, je le relâcherai. 23 Mais ils insistaient à grands cris, demandant qu’il fût crucifié. Et leurs cris et ceux des principaux prêtres l’emportèrent. 24 Et Pilate prononça que ce qu’ils demandaient fût fait. 25 Et il relâcha celui qui, pour émeute et pour meurtre, avait été jeté en prison, celui qu’ils demandaient ; et il livra Jésus selon leur volonté.

  • Quelle est la première concession que Pilate fait aux chefs du peuple ? Mais au fond, que veut faire Pilate ?
  • Combien de fois Pilate proposa-t-il de relâcher Jésus ?
  • Pourquoi finit-il par céder à la volonté des représentants du sanhédrin ?
  • Pilate est-il justifié par ce fait, et par le geste qui accompagna sa décision ? Matt.27:24.
  • Les chefs sont-ils représentants du peuple tout entier pour que repose sur quiconque l’opprobre de leur parole audacieuse ? Matt.27:25.
La véhémence s’est amplifiée à un point que Pilate pensait ne pas pouvoir contrôler ou subjuguer ! Et ceux des Juifs qui assistent à la scène crient : "Que son sang soit sur nous et sur nos enfants !" La parole est forte, violente, mais…
  • Les premiers disciples firent-ils quelque acte et promulguèrent-ils quelque décret pour couvrir d’opprobre le peuple ?
  • Quelle est la réponse du premier intéressé dans cette scène terrible ? Luc 23:34.
Ainsi, des siècles d’opprobre et de persécution ont-ils été la démonstration de l’apostasie chrétienne, dans la dénégation de ce pardon prononcé à la croix. Que dire à propos des courants qui tentent de perpétuer cette haine coupable contre le peuple d’Israël ?


 
Du prétoire à la croix
Matt.27:27-32, Marc 15:16-23, Luc 23:26-32, Jean 19:16-17

Après une nuit d’humiliation, les événements se sont succédés très rapidement : réunion du Sanhédrin, comparution devant Pilate, et ensuite Hérode, pour aboutir à la condamnation… Pensons ! A peine plus de deux heures… Et au point ou nous sommes arrivés, Jésus, le méprisé, est près d’être plongé dans un océan de souffrances : le chemin de Golgotha, la crucifixion, les trois heures de ténèbres… Et enfin l’entrée dans la mort qui met fin aux souffrances de Celui qui s’est livrée lui-même "en sacrifice pour le péché" (Hébr.10:8-12).
 
Pilate en a fini, la parole du jugement est prononcée et suit alors la procédure appropriée… Les soldats font leur travail sans aucune compassion, et y ajoutent même le mépris et toutes formes d’audace, d’autant plus qu’ils avaient entendu ces accusations de "roi des Juifs" (Marc 15:2), eux dont la solde venait de César !
 
Au bord du chemin qui mène à Golgotha, se trouvent des habitants de Jérusalem ; Luc parle d’une grande multitude…

Marc 15  16 Les soldats l’emmenèrent dans la cour, le prétoire, et assemblèrent toute la cohorte. 17 Ils le revêtirent de pourpre, et ayant tressé une couronne d’épines, la lui posèrent sur la tête, 18 et puis se mirent à le saluer : Salut, roi des Juifs ! 19 Ils lui frappaient la tête avec un roseau et crachaient contre lui, et, se mettant à genoux, ils lui rendaient hommage. 20 Après s’être moqués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre et lui remirent ses propres vêtements. Puis ils l’emmènent pour le crucifier. 21 Pour porter sa croix, ils réquisitionnèrent un passant qui venait de la campagne, Simon, un cyrénéen, père d’Alexandre et de Rufus.
 
22 Et ils le mènent au lieu appelé Golgotha, ce qui se traduit "lieu du crâne". 23 Ils voulurent lui donner à boire du vin mixtionné de myrrhe, mais il n’en prit pas.

  • Entendons-nous ici une parole prononcée par le Seigneur ? Pourquoi donc ? Et que savons nous des pensées du Seigneur à ce moment ? Luc 23:34.
  • Pourquoi, pensons-nous, les fils de Simon sont-ils ici désignés ? Quoique nous ne puissions rien affirmer, nous pourrions penser qu’ils sont cités en Act.19:33-34, Rom.16:13.
  • Quels sont les sentiments des gens de la ville, considérant le sort infligé à ce prophète grand en paroles et en actes, celui qu’ils allaient écouter au temple ? Luc 23:27.
  • Que pouvons-nous penser du fait que Jésus ne bût pas du breuvage quelque peu anesthésiant qui lui fut présenté ?
Le comportement des soldats ne peut en rien nous étonner. S’il y eût des soldats qui se tournèrent vers le Messie (Matt.8:5-13), et s’il y en aura encore (Act.10), le comportement qui nous est décrit est commun, jusqu’à aujourd’hui – et pourrait-il être autrement ? Mais aux foules qui pleuraient voyant passer ce sinistre cortège, il leur parle d’un avenir que les chefs d’entre les Juifs allaient provoquer eux-mêmes. Non pas une destruction qui fut un jugement explicite du Seigneur, mais une rébellion de quelques uns qui provoquera la destruction de Jérusalem en l’an soixante-dix. Le Seigneur prononce des paroles de compassion envers ceux qui connaîtront de bien grandes souffrances ! Nous sommes bien loin, à cette lecture, des mensonges répétés faisant état d’une foule remplie de haine contre Jésus…

 

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06/04/2011

La Passion du Christ (7/12)


 

Jésus, le Crucifié
Les sept paroles de la croix
Matt.27:33-50, Marc 15:22-37, Luc 23:33-49, Jean 19:18-37

Trois croix sont dressées, deux hommes coupables de sédition et de meurtre entourent le Seigneur Jésus. Lui, le Juste, a été mis au rang des malfaiteurs, ce qu’un prophète avait annoncé auparavant, disant : "Il s’est livré lui-même à la mort et a été compté parmi les transgresseurs" (Ésaïe 53:12, Marc 15:28 et Luc 22:37).
 
Trois heures vont s’écouler, au cours desquelles l’humain se manifeste. Nous avons vu la compassion d’hommes et de femmes exprimée sur le chemin qui menait à Golgotha, nous voyons ici le mépris des uns, la hargne affirmée des responsables, et la douleur ressentie par quelques uns… Et au cœur de cette scène brille la gloire morale du Seigneur ! Trois heures suivront où l’homme n’aura plus de place, et l’Homme Christ Jésus sera celui dont le prophète avait annoncé : "Le châtiment de notre paix est tombé sur lui", lui-même ayant compris qu’il était dans le plan divin de "soumettre à la souffrance" celui qui est "l’Agneau préconnu avant la fondation du monde" (Ésaïe 53:5,10, 1 Pierre 1:19-20 et Genèse 22:8).


 
De neuf heures à midi
Matt.27:33-44, Marc 15:22-32, Luc 23:33-43, Jean 19:18-27

La croix est dressée. A ce moment le condamné, le Fils de Dieu, prononce une parole dont la grandeur surpasse toute expression de pardon. Luc rapporte ainsi la parole prononcée par le Christ dès qu’il fut crucifié : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font." (Luc 23:34). C’est ici la première des sept paroles prononcées à la croix. Elle retentit alors et aujourd’hui encore, étant l’affirmation absolue de la grâce à l’égard de tout homme, quelle que soit sa culpabilité ! Celui qui a été rejeté sans cause, qui a connu la haine pour son amour et la réjection pour ses paroles de bonté, demande qu’il soit ainsi pardonné à tous ceux qui sans cause se sont unis contre lui.
 
C’était la troisième heure, écrit Marc, comptant les heures comme le font les Hébreux, douze heures dans la journée, correspondant ainsi à neuf heures du matin. Les circonstances se sont bousculées ce matin là…

Marc 15  24 Et l’ayant crucifié, ils partagent ses vêtements, tirant au sort ce que chacun emporterait. 25 C’était la troisième heure quand ils le crucifièrent ; 26 l’écriteau indiquant le motif de son accusation portait écrit : Le roi des Juifs. 27 Avec lui, ils crucifient deux brigands, un à sa droite, et un à sa gauche. 28 Ainsi fut accomplie l’écriture qui dit : "Et il a été compté parmi les transgresseurs" [Ésaïe 53:12].
 
29 Les passants l’injuriaient en hochant la tête. Ils disaient : "Hé ! toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même, et descends de la croix !" 31 Pareillement aussi les principaux prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux et disaient : "Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même. 32 Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions !" Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi.

  • Comment les chefs du peuple réagirent-t-ils à la mention du titre d’accusation de Jésus ? Jean 19:21.
  • Les gens de Jérusalem parlaient-ils d’une même voix, au regard de la condamnation de Jésus ? Vers.29 et Luc 23:27.
  • Les chefs du peuple étaient-ils tous d’accord avec ce qui se passait ? Vers.38-39.
La dureté de cœur de plusieurs est patente. Ils avaient passé des bornes et, étant solidaires, nul ne paraît ici pouvoir se dégager ; ils étaient comme enchaînés les uns aux autres dans une forme de solidarité de la haine. Ceci est commun, et se passe tous les jours ; il se trouve tous les jours des victimes mises dans l’impossibilité de se défendre… Mais ici, nous avons face à de tels personnages l’homme Christ Jésus qui s’est donné lui-même. Les liens, les clous, la cohorte autour de Lui, il pouvait en annihiler la puissance et descendre de la croix. Il aurait eu la capacité de faire taire ceux qui se moquaient disant "Descend de la croix !".
 
Les deux brigands sont encore pleins de morgue, ils se moquent de Celui qui est au milieu d’eux ! Dernière manifestation de ceux qui vont connaître la mort, mais qui veulent la braver… Mais l’un d’eux s’arrête sur ce chemin, il réalise où il en est et qui est celui qui est là, à côté de lui ! Et le Seigneur répond immédiatement à sa parole de foi : "En vérité je te le dis : aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis." (Luc 23:43). Un encouragement pour tous les hommes écrasés par le poids de leur culpabilité !
 
Suit cette parole une circonstance qui concerne directement l’apôtre Jean, et qu’il est seul à nous faire connaître. Ceci nous permet de discerner l’humanité parfaite du Seigneur sur la croix qui, dans le creuset de ses propres souffrances, rencontre la souffrance de Marie : "Jésus voyant sa mère, et, près d’elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jean 19:26-27).
 
Face à la méchanceté sans borne, les gestes d’amour du Seigneur font briller d’un éclat insurpassable "la gloire de la grâce" de Dieu (Eph.1:6).
 
Une telle scène pose pour tout homme une question essentielle : "Pourquoi Jésus demeure-t-il sur la croix ?" Et la réponse que nous donnons nous engage de façon déterminante dans la voie que nous poursuivons dans notre vie…


 

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05/04/2011

La Passion du Christ (8/12)


 

Les trois heures de ténèbres
Matt.27:45-46, Marc 15:33-34, Luc 23:44-45

Survint ensuite, à midi, lorsque le soleil est au zénith, une nuée telle que le ciel s’obscurcit complètement. Alors, plus en mot, plus un signe, Jésus sur la croix est dans la solitude la plus absolue pendant trois heures. Marc relève alors une parole essentielle prononcée à la croix, ce que reprendra Matthieu : c’est le cri de la douleur absolue !

Marc 15  33 A la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu’à la neuvième heure. 34 Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une forte voix, disant : Éloï, Éloï lama sabachthani ? ce qui se traduit : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Cette parole, nous la lisons au Livre des Psaumes (Psaume 22:1), mais pouvons-nous imaginer un instant que le Seigneur "récitait" des Psaumes ? Il s’agissait là d’un Psaume prophétique annonçant l’absolu des douleurs de celui qui allait être livré pour les péchés du monde, ainsi que les prophètes en ont parlé (Ésaïe 53).

  • Pourquoi ces heures où le fils de l’homme est ainsi isolé des hommes qui l’entourent, et seul devant Dieu ?
  • Quelle réponse pouvons-nous donner à ce cri de douleur absolue ?
Par ces ténèbres, Dieu a séparé son Fils des outrages et des insultes des hommes pour qu’il fût seul, et tout entier à son œuvre. Et ainsi Il était seul devant le "Juge de toute la terre" (Genèse 18:25), portant les péchés du monde et étant traité selon cette charge, sans rien pour détourner le cours de la justice divine – afin que celle-ci soit détournée des hommes. L’horreur de la malédiction pèse sur son âme de toute sa rigueur, dans la conscience de la sainteté divine, ce qu’il anticipa au Jardin de Gethsémané.
 
Les heures de l’abandon, la solitude absolue de Celui qui a connu le châtiment de nos propres fautes fait briller la sainteté de Dieu d’un éclat insoutenable, comme le jeune prophète qui dans uen vision de la gloire de Dieu s’écria : "Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures" (Ésaïe 6:5). Mais il fut conforté à la parole de l’ange, lequel, touchant sa bouche d’un charbon ardent tiré de l’autel, lui dit : "Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché" (Ésaïe 6:6-7).


 
Jésus entre dans la mort
Matt.27:47-56, Marc 15:35-41, Luc 23:46-49, Jean 19:28-30

Pas un mot, pas un souffle d’homme autour de lui durant ces trois heures, mais au cri prononcé, lorsque l’ombre se dissipe, des assistants se sont remis à l’action suivant leurs sentiments peu amènes, mais le temps est court, le fin est bien près de venir. Les uns évoquent Élie, d’un haussement d’épaule, tandis qu’un autre a entendu cette parole prononcée par le Seigneur, disant : "J’ai soif" (Jean 19:28-29) et s’empressa de répondre à l’appel, accomplissant ainsi, sans le savoir lui-même, la parole : "Dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vin aigre" (Psaume 69:21). C’est ici la quatrième parole de la croix.


Marc 15  35 Et quelques-uns de ceux qui étaient là présents, l’ayant entendu, disaient : Voici, il appelle Élie. 36 Quelqu’un courut remplir une éponge de vin aigre et la fixa à un roseau pour lui donner à boire, disant : Laissez, voyons si Élie vient pour le faire descendre.

  • Dès que fut prononcé ce cri douloureux, des hommes agissent ! Que penser de leur réaction ?
  • Comment les assistants réagirent-ils vis-à-vis de celui qui a réagi à la parole du Seigneur, lui présentant le vin aigre ?
  • Que peut signifier pour nous cette parole "J’ai soif" ?
  • Comment le condamné agit-il lorsque le vin aigre lui fut ainsi présenté ? Et que dit-il ?
Les assistants purent entendre encore deux paroles dont le sens profond ne pût que leur échapper, et ils constatèrent ensuite l’entrée de Jésus dans la mort, volontairement, et non vaincu par elle.
 
Jean, encore lui, détaille la suite, et nous pouvons recevoir ce témoignage avec foi, alors qu’il se trouvait à proximité de la croix avec Marie, la mère de Jésus. Il écrit : "Quand il eut pris le vin aigre, Jésus dit : C'est accompli" (Jean 19:30). Et à cette sixième parole prononcée à la croix suivent les mots que Jésus prononça en remettant son esprit, un grand cri écrivirent Marc et Matthieu, dont les paroles nous sont données par Luc : "Jésus cria d’une forte voix : Père, entre tes mains je remets, mon esprit !" (Luc 23:46). C’est ici la septième parole de la croix. Le Seigneur est entré dans la mort.


Marc 15  37 Jésus, ayant jeté un grand cri, expira. 38 Le voile du temple se déchira en deux, de haut en bas. 39 Voyant qu’il avait expiré en criant ainsi, le centurion qui était là, vis-à-vis de lui, dit : Certainement, cet homme était Fils de Dieu. 40 Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, 41 qui, lorsqu’il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

  • Que représente pour nous le fait de ce voile qui fermait l’accès au Saint des saints, à ce moment déchiré depuis le haut jusqu’en bas, par le milieu ajoute Luc 23:45 ? Exode 26:31-33, Genèse 3:24, Hébr.10:19-20.
  • Que penser du tremblement de terre dont fait part Matthieu, et de l’apparition de croyants ressuscités ? Matt.27:50-53.
  • Comment réagirent les personnes qui assistaient à cette terrible scène, et en particulier à la mort si étrange de Jésus ? Il y a le centurion, quelques disciples, mais Luc cite aussi les gens du peuple. Luc 23:48.
Certes, il y avait là quelques hommes qui manifestèrent encore la dureté de leur cœur, disant "Voyons si Élie vient pour le faire descendre de la croix !" Mais il n’en est plus parlé lorsque le Seigneur est entré dans la mort. Les dernières paroles prononcées font état de l’accomplissement d’une œuvre qui s’achève par l’entrée volontaire de Jésus dans la mort. Les évangélistes ont rapporté le grand respect qu’imposa cette scène, relevant la parole du centurion, homme aguerri à ces actes de jugement, mais saisi ici par ce qu’il n’avait jamais vu. Des condamnés exprimant leur douleur, cela il connaissait, et d’aucuns se montrant dignes dans la souffrance, sans doute aussi, mais un tel condamné conduisant manifestement lui-même les circonstances jusqu’à entrer dans la mort après une telle parole, cela est unique !
 
La mort n’avait pas de pouvoir sur l’Homme Christ Jésus, mais il y est entré de lui-même afin d’attester de la victoire sur la mort par sa résurrection.

 
Le coup de lance
Jean 19:31-37

 
Les chefs religieux n’ont pas vu ces derniers faits, car avant que le Seigneur n’entra dans la mort, ils étaient déjà retournés en ville. Il faut dire qu’ils y avaient à faire ; ils devaient penser à la célébration du lendemain, le jour du shabbat, et un shabbat important puisqu’il avait lieu au cours des « Pains sans levain", ces sept jours de mémoire de la sortie d’Égypte.


Jean 19  31 C'était le jour de la Préparation et, pour que les corps ne demeurent pas sur la croix pendant un sabbat – et ce sabbat là était grand – les Juifs demandèrent à Pilate de les faire enlever de la croix après leur avoir brisé les jambes. 32 Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui était crucifié avec lui. 33 Mais étant venus à Jésus, comme ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; 34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. 35 Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; lui, il sait qu’il dit vrai, pour que vous aussi vous croyiez. 36 Cela est arrivé afin que fût accomplie l'écriture : "Pas un de ses os ne sera brisé" [Exode 12:46; Psaume 34:20]. 37 Et une autre écriture dit encore : "Ils regarderont vers celui qu'ils ont percé" [Zacharie 12:10].

  • Où étaient les chefs religieux à ce moment, et quelle était leur préoccupation cérémoniale en ce jour de préparation, de veille du shabbat ? Jean 19:31.
  • Que firent les soldats chargés de hâter la mort des condamnés, lorsqu’ils virent que Jésus était déjà mort ? Jean 19:32-34.
L’Ecriture s’accomplit ainsi, pas à pas. Quelles paroles, celles prononcées par Zacharie à l’adresse des fidèles qui rebâtissaient le Temple, étant remontés de Babylone. Ces Israélites manifestaient leur foi et leur attachement à Dieu et aux promesses faites à leurs pères, mais un jour, en ces lieux mêmes, le Messie qu’ils attendaient alors allait se trouver rejeté et blessé… Mais le prophète disant "Ils regarderont vers celui qu’ils auront percé" (Zacharie 12:10) évoquait alors qu’après cet acte coupable, des Israélites se tourneraient vers ce Messie rejeté aujourd’hui lorsqu’il sera près de venir pour établir son règne sur la terre.


 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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04/04/2011

La Passion du Christ (9/12)


 

L’ensevelissement
Matt.27:57-66, Marc 15:42-47, Luc 23:50-56, Jean 19:38-42

En cette fin de la journée, la veille du shabbat, vient une scène de toute beauté. Un vrai Israélite, ainsi que le Seigneur avait dit d’un autre (Jean 1:48), un homme sort de l’ombre, qui attendait le royaume de Dieu dont ont abondamment parlé les prophètes. Ce notable se dévoile pour honorer celui qui vient de mourir, accomplissant ce qui avait été annoncé par un prophète : "On lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu'il n'avait fait aucune violence, et qu'il n'y avait pas de fraude dans sa bouche" (Ésaïe 53:9).


Marc 15  42 Le soir étant déjà là, et comme c’était la Préparation, la veille d’un sabbat, 43 Joseph qui était d’Arimathée, un membre honoré du conseil qui, lui aussi, attendait le royaume de Dieu, vint et prit sur lui d’entrer auprès de Pilate pour lui demander le corps de Jésus. 44 Et Pilate, étonné qu’il fût déjà mort, ayant appelé le centurion, lui demanda s’il y avait longtemps qu’il était mort. 45 Et l’ayant appris du centurion, il donna le corps à Joseph. 46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, le descendit, et l’enveloppa du linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc, puis roula une pierre contre l’entrée du sépulcre. 47 Marie de Magdala, et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait.

  • Joseph d’Arimathée sort de l’ombre. Ce notable, membre du conseil, s’était-il fait connaître comme disciple avant la crucifixion ? Comment expliquer qu’il se dévoile maintenant ? Fut-il seul à s’avancer ainsi ? Jean 19:38-39.
  • Que savons-nous du sépulcre dans lequel le corps de Jésus fut posé ? Matt.27:60, Marc 15:46, Luc 23:53.
  • Au lendemain de l’inhumation, le jour du shabbat, que demandèrent à Pilate les chefs religieux ? Que craignaient-ils ? Matt.27:62-66.
  • Et que firent les femmes au jour du shabbat, ces femmes qui ne prirent nul repos, étant là de la crucifixion et à l’inhumation du corps de Jésus ? Luc 23:56.
Nous ne pouvons manquer d’être saisi en considérant que Celui qui était en butte à l’ignominie et conduit dans la plus profonde humiliation, était de fait le vrai maître des circonstances qu’il traversait. Tout arriva pour que fut accomplie la parole des prophètes, depuis la chambre préparée pour la célébration de la scène jusqu’au sépulcre creusé où nul corps ne fut jamais déposé.


 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

03/04/2011

La Passion du Christ (10/12)


 

Le jour de la résurrection
Matt.28:1-20, Marc 16:1-20, Luc 24:1-53, Jean 20:1-29

 
Voilà plusieurs semaines que Jésus avait prévenu ses disciples ; dès après la scène de la transfiguration il leur disait qu’il fallait : "qu'il allât à Jérusalem, et qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens et des principaux sacrificateurs et des scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'il fût ressuscité le troisième jour" (Matthieu 16:21). Le premier jour, lors de la Préparation, la croix avait été dressée, et vers trois heures dans l’après-midi, Jésus a rendu son esprit, entrant ainsi dans la mort. Nous aurons bien compris que la mort ne l’a pas vaincu, tandis qu’il y entrait de lui-même. Au jour du shabbat, des gardes furent placés près du tombeau à la demande des chefs religieux (Matthieu 27:62-66). Ce jour là, les femmes ayant assisté à l’ensevelissement attendirent la fin du shabbat, mais le soir même elles se rendirent à nouveau au sépulcre, s’en retournant à la nuit tombante pour acheter des aromates, étant dans l’intention de retourner au sépulcre dès le matin pour embaumer le corps du Seigneur (Marc 16:1). Lorsque le soleil se levait, elles étaient à nouveau au sépulcre, se demandant comment elles pourraient rouler la pierre qui fermait le sépulcre, et trouvèrent le tombeau ouvert ! Et un ange leur parlait…
 
Commence alors une journée pleine de confusion, de surprise et de difficulté à croire à la grande nouvelle de la résurrection, jusqu’à ce que le Seigneur se manifeste lui-même, d’abord à Marie de Magdala, et puis aux femmes, et aussi à Pierre ainsi qu’aux disciples découragés sur le chemin d’Emmaüs, et enfin, au soir, aux disciples assemblés. Pensons bien qu’il y eût bien des allers-retours au sépulcre, de l’étonnement, et même de la stupéfaction, à la vue du sépulcre ouvert, avant que la réalité de la résurrection pût être reçue dans les cœurs et que n’éclate la joie. C’est l’émotion, les doutes, les espoirs et enfin la foi qui bousculèrent les disciples en ce premier jour de la semaine, après que la mort de Jésus les ait plongé dans le tristesse et la crainte ! Nous pouvons bien comprendre qu’il aurait été impossible pour ces femmes et ces hommes de se souvenir paisiblement, dans le calme, des paroles dites par le Seigneur touchant sa mort et sa résurrection !
 
De cette journée véritablement agitée, les évangélistes vont établir des comptes rendu partiels, mettant en évidence l’un ou l’autre des nombreux événements du jour. Nous ne trouvons dans les quatre évangiles nul exposé exhaustif, mais chacun selon son propos, fournit un survol de la journée en relevant l’un ou l’autre fait et vue du communiquer la grande nouvelle et le message qu’elle porte.


 
Les visites au sépulcre
Matt.28:1-15, Marc 16:1-11, Luc 24:1-12, Jean 20:1-18

 
Ces femmes avaient foi en Dieu et avaient reconnu en Jésus le Messie d’Israël. Combien douloureux était-ce pour elles de voir cet Homme, dont émanait une telle grâce et en qui elles avaient discerné le Messie, ainsi traité, couvert d’opprobre ! Rien ne pouvait les arrêter dans leur désir d’honorer la dépouille mortelle de Celui qu’elles avaient suivi depuis la Galilée. Si nous les voyons attentives à respecter le shabbat, un don de Dieu, il n’y a pour elles ni heure, ni quart d’heure pour retourner au sépulcre dès la fin du shabbat, au soir donc, et acheter des aromates (Matt.28:1, Marc 16:1). Dès qu’elles le purent, le soleil n’étant pas encore levé (Marc 16:2, Jean 20:1), les voilà en route s’attendant à trouver le tombeau fermé et un groupe de soldats montant la garde ! Mais il y avait eu un tremblement de terre, nous dit Matthieu, le tombeau était ouvert, et les gardes étaient tétanisés (Matt.28:2-4). Elles virent un jeune homme vêtu de blanc qui leur parla…


Marc 16  1 Lorsque le sabbat fût passé, Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l’embaumer. 2 De fort grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil se levait. 3 Et elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de l’entrée du sépulcre ? 4 Levant les yeux, elles voient que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. 5 En entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d’une robe blanche, et elles s’épouvantèrent. 6 Il leur dit : Ne soyez pas effrayée ; vous cherchez Jésus le Nazarénien, le crucifié, il est ressuscité, il n’est pas ici ; voici le lieu où on l’avait mis. 7 Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous devance en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l’a dit. 8 Elles sortirent du sépulcre et s’enfuirent tremblantes et stupéfaites. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
 
9 Etant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. 10 Elle alla porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, alors qu’ils étaient en deuil et qu’ils pleuraient. 11 Quand ils entendirent qu’il était vivant et qu’elle l’avait vu, ils ne le crurent pas.

  • Que firent les gardes après cette grande frayeur qui les paralysa, et que s’ensuivit-il ? Matt.28:11-15.
  • Que firent les femmes, ayant vu et entendu celui qu’elles prirent pour un jeune homme ?
  • Pourquoi, pensons-nous, le jeune homme vêtu de blanc cite-t-il nommément Pierre ?
  • Si les femmes ne dirent rien, Jean nous fait savoir cependant que Marie de Magdala courut trouver Pierre et Jean. Que firent alors Pierre et Jean ? Luc 24:12, Jean 20:2-10.
  • Comment se fait-il que le Seigneur pût apparaître à Marie de Magdala seule, en premier lieu ? Jean 20:11-18.
Les faits se bousculèrent, tandis que ces femmes pieuses se sont rendues au sépulcre. Toutes ensemble d’abord, mais saisies de ce qu’elles ont vu et entendu, elles s’en retournent, stupéfaites et incrédules (Marc 16:8). Dans un premier temps, elles ne dirent rien, mais Marie de Magdala courut auprès de Pierre et Jean, puis retourna elle-même au sépulcre, ne pouvant s’en tenir aux choses entendues. Son attachement au Seigneur est tel qu’elle ne peut rester en ville sans savoir ce qui s’est passé. Nous la voyons alors s’adresser à Jésus, pensant que c’était le jardinier, tellement il était difficile de croire que le Seigneur puisse se présenter à elle ainsi !


 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

02/04/2011

La Passion du Christ (11/12)


 

Apparition aux disciples découragés
Marc 16:12-13, Luc 24:13-35

 
Après ces choses, nous apprenons que le Seigneur est apparu personnellement à Pierre, un fait que l’évangile ne fait que citer (Luc 24:34, 1 Cor.15:5), mais que nous pouvons comprendre comme un geste d’amour pour rassurer Pierre après sa défaillance dans la cour du palais du grand prêtre.
 
Luc et Marc citent une autre circonstance particulièrement propre à encourager toute personne en proie au doute : Jésus se joint à des disciples qui s’en retournaient chez eux dans la peine et le découragement, ayant vu leur espérance s’écrouler… Ces deux disciples avaient bien entendu le témoignage des femmes qui étaient allées au sépulcre (Luc 24:22-24), mais leur déception était telle qu’ils ont néanmoins quitté Jérusalem en fin d’après-midi pour retourner à leur village. Ils étaient à peine en route – Emmaüs n’est qu’à environ douze kilomètres de Jérusalem – que le Seigneur se joignit à eux…


Luc 23  13 Or, ce même jour, deux d’entre eux se rendaient à un village du nom d’Emmaüs, à soixante stades de Jérusalem. 14 Ils s’entretenaient ensemble de tout ce qui était arrivé.
15 Pendant qu’ils s’entretenaient et raisonnaient ensemble, Jésus lui-même s’approcha et se mit à marcher avec eux. 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17 Il leur dit : Quels sont ces propos que vous échangez en marchant ? Ils s’arrêtèrent, fort tristes. 18 L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit : Es-tu le seul qui, tout en séjournant à Jérusalem, ne sache pas ce qui s’y est produit ces jours-ci ? 19 Et il leur dit : Lesquelles ? Ils lui dirent : Ce qui concerne Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple, 20 comment les principaux prêtres et nos chefs l’ont livré pour qu’il soit condamné à mort, et l’ont crucifié. 21 Nous, nous espérions qu’il était celui qui doit délivrer Israël ; mais encore, avec tout cela, c’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces événements sont arrivés. 22 Il est vrai que quelques femmes d’entre nous nous ont stupéfiés ; elles se sont rendues de grand matin au sépulcre 23 et, n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues disant qu’elles avaient eu une vision d’anges qui le disaient vivant. 24 Quelques-uns de ceux qui sont avec nous sont allés au sépulcre, et ils ont trouvé les choses telles que les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu.
25 Alors il leur dit : Ô gens sans intelligence et lents de cœur à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît de la sorte et qu’il entrât dans sa gloire ? 27 Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent. 28 Lorsqu’ils approchèrent du village où ils allaient, il parut aller plus loin. 29 Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche et le jour a baissé. Et il entra pour rester avec eux.
30 Une fois à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; puis l’ayant rompu, il le leur donna. 31 Alors leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible et disparut de devant eux. 32 Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas en nous, lorsqu’il nous parlait par le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les écritures ? 33 A ce moment même, ils se levèrent et s’en retournèrent à Jérusalem ; ils trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux, 34 qui leur dirent : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon ! 35 Ils racontèrent ce qui était arrivé en chemin, et comment il s’était fait reconnaître d’eux en rompant le pain.

  • De quoi parlaient-ils en chemin ? Luc 24:14-20.
  • Ont-ils connaissance de l’apparition de Jésus à Marie de Magdala, et aux femmes ensuite ?
  • Quel est le sentiment de ces disciples qui ont vu leur espérance s’écrouler ainsi ? Pourquoi sont-ils troublés ? Luc 24:25.
  • Quel est leur sentiment, tandis que Jésus leur ouvre les Écritures ? Que tirer de leur expérience ?
  • Que font-ils lorsque leurs yeux sont ouverts ?  Leur suffit-il de "savoir" ?
Une lecture rapide des Ecritures, et aussi une tradition solidement ancrée parmi les Juifs, fait que la venue du Messie devait être marquée avant tout par le rétablissement d’Israël (Luc 24:21). Et pourtant les Écritures évoquent maintes fois la nécessité d’un travail dans les consciences et les cœurs, et le Serviteur établissant le fondement du rétablissement en s’offrant lui-même en sacrifice. Voyons en particulier les textes prophétiques post-exiliques (Ésaïe 53, Zacharie 12-14, Daniel 9:20-27…). Le Seigneur leur parle sans faire peser sur eux de lourds reproches, sinon leur méconnaissance des Écritures… Et ces hommes découragés sont alors saisis, touchés au fond de leur âme par les paroles qu’ils entendent.
 
Il y a là un grand encouragement, et une instruction aussi : leur tristesse était le fait de la méconnaissance des Écritures ! Une leçon pour chacun !


 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

01/04/2011

La Passion du Christ (12/12)


 

Apparitions aux Onze
Matt.28:16-20, Marc 16:14-18, Luc 24:36-53, Jean 20:19-29

 
Ainsi, le Seigneur a été vu de Marie de Magdala, de Pierre et maintenant des deux disciples qui, de découragés qu’ils étaient, sont revenus tout joyeux à Jérusalem. Les apôtres, en fait dix d’entre les onze, sont rassemblés avec d’autres disciples dans une maison à Jérusalem. La porte est fermée… Nous pouvons bien le comprendre en considérant l’attitude des chefs religieux, et aux gardiens du sépulcre soudoyés !
 
Et voilà que le Seigneur se trouve au milieu d’eux. Si Marc n’en dit que quelques mots (Marc 16:14) et Matthieu ne parle que d’une rencontre subséquente en Galilée (Matt.28:16), Luc rend compte de la difficulté de croire (Luc 24:36) tandis que Jean, relatant cette apparition plus de cinquante ans après les faits, se doit de donner plus de précisions, tandis qu’il ne reste assurément plus de témoins directs à part lui-même, et qu’il pense aux générations à venir (Jean 20:29).


Marc 16  14 Plus tard, il apparut aux onze, comme ils étaient à table, et leur reprocha leur incrédulité et leur obstination, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité. 15 Puis il leur dit : Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la création. 16 Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas croira pas sera condamné. 17 Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : par mon nom ils chasseront les démons, ils parleront de nouvelles langues, 18 ils saisiront des serpents ; s’ils boivent un breuvage mortel, quel qu’il soit, cela ne leur fera aucun mal ; ils poseront les mains sur les malades, et ceux-ci seront guéris.

  • Que penser de la difficulté de croire au soir de la résurrection ? Comment aurions-nous nous-mêmes vécu ces circonstances depuis la crucifixion ? Marc 16:14, Luc 24:37-38.
  • Quoique le Seigneur leur adresse une forme de reproche, que fait-il face à la difficulté de croire qu’il était vraiment devant eux ? Et que fit-il pour Thomas, une semaine plus tard ? Luc 24:39-43, Jean 20:27.
  • Comment pouvons-nous recevoir cette réalité de la résurrection ? Luc 24:44-46, 1 Cor.15:3-4.
Une réalité difficile à recevoir ! Et elle l’est aujourd’hui comme dès cette période, au temps des apôtres. Mais Jésus Christ n’a-t-il pas vaincu la mort ? N’y est-il pas entré librement, prononçant ces paroles : "Père, entre tes mains je remets, mon esprit !" (Luc 23:46) ?
 
La mort est le résultat du péché, mais celui-ci avait rencontré sa juste rétribution lorsque le jugement a été accompli, Jésus s’étant présenté lui-même devant la justice divine pour en connaître le poids à notre place, ainsi que le prophète l’exprimait plusieurs siècles auparavant, disant : "Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l'Éternel a fait tomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été opprimé et affligé, et il n'a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n'a pas ouvert sa bouche. Il est ôté de l'angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé." (Ésaïe 53:5-8).
 
Ce jour de la résurrection est ainsi célébré parmi les chrétiens ! Chaque premier jour de la semaine la victoire sur la mort est célébrée, gage absolu du pardon de Dieu et de la délivrance pour quiconque ne rejette pas la grâce de Dieu (Jean 3:16).
 
Que dire ? Pour tout humain, l’accès à Dieu est ouvert (Eph.2:18, Hébr.10:20), le mystère de la miséricorde est pleinement révélé, le paradoxe d’un Dieu juste et miséricordieux est déployé (Psaume 85:10)
 
Ainsi s'est accomplie cette parole :
 
"La mort a été engloutie en victoire"
(Ésaïe 25:8, 1 Cor.15:54).

 

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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric