03/04/2011

La Passion du Christ (10/12)


 

Le jour de la résurrection
Matt.28:1-20, Marc 16:1-20, Luc 24:1-53, Jean 20:1-29

 
Voilà plusieurs semaines que Jésus avait prévenu ses disciples ; dès après la scène de la transfiguration il leur disait qu’il fallait : "qu'il allât à Jérusalem, et qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens et des principaux sacrificateurs et des scribes, et qu'il fût mis à mort, et qu'il fût ressuscité le troisième jour" (Matthieu 16:21). Le premier jour, lors de la Préparation, la croix avait été dressée, et vers trois heures dans l’après-midi, Jésus a rendu son esprit, entrant ainsi dans la mort. Nous aurons bien compris que la mort ne l’a pas vaincu, tandis qu’il y entrait de lui-même. Au jour du shabbat, des gardes furent placés près du tombeau à la demande des chefs religieux (Matthieu 27:62-66). Ce jour là, les femmes ayant assisté à l’ensevelissement attendirent la fin du shabbat, mais le soir même elles se rendirent à nouveau au sépulcre, s’en retournant à la nuit tombante pour acheter des aromates, étant dans l’intention de retourner au sépulcre dès le matin pour embaumer le corps du Seigneur (Marc 16:1). Lorsque le soleil se levait, elles étaient à nouveau au sépulcre, se demandant comment elles pourraient rouler la pierre qui fermait le sépulcre, et trouvèrent le tombeau ouvert ! Et un ange leur parlait…
 
Commence alors une journée pleine de confusion, de surprise et de difficulté à croire à la grande nouvelle de la résurrection, jusqu’à ce que le Seigneur se manifeste lui-même, d’abord à Marie de Magdala, et puis aux femmes, et aussi à Pierre ainsi qu’aux disciples découragés sur le chemin d’Emmaüs, et enfin, au soir, aux disciples assemblés. Pensons bien qu’il y eût bien des allers-retours au sépulcre, de l’étonnement, et même de la stupéfaction, à la vue du sépulcre ouvert, avant que la réalité de la résurrection pût être reçue dans les cœurs et que n’éclate la joie. C’est l’émotion, les doutes, les espoirs et enfin la foi qui bousculèrent les disciples en ce premier jour de la semaine, après que la mort de Jésus les ait plongé dans le tristesse et la crainte ! Nous pouvons bien comprendre qu’il aurait été impossible pour ces femmes et ces hommes de se souvenir paisiblement, dans le calme, des paroles dites par le Seigneur touchant sa mort et sa résurrection !
 
De cette journée véritablement agitée, les évangélistes vont établir des comptes rendu partiels, mettant en évidence l’un ou l’autre des nombreux événements du jour. Nous ne trouvons dans les quatre évangiles nul exposé exhaustif, mais chacun selon son propos, fournit un survol de la journée en relevant l’un ou l’autre fait et vue du communiquer la grande nouvelle et le message qu’elle porte.


 
Les visites au sépulcre
Matt.28:1-15, Marc 16:1-11, Luc 24:1-12, Jean 20:1-18

 
Ces femmes avaient foi en Dieu et avaient reconnu en Jésus le Messie d’Israël. Combien douloureux était-ce pour elles de voir cet Homme, dont émanait une telle grâce et en qui elles avaient discerné le Messie, ainsi traité, couvert d’opprobre ! Rien ne pouvait les arrêter dans leur désir d’honorer la dépouille mortelle de Celui qu’elles avaient suivi depuis la Galilée. Si nous les voyons attentives à respecter le shabbat, un don de Dieu, il n’y a pour elles ni heure, ni quart d’heure pour retourner au sépulcre dès la fin du shabbat, au soir donc, et acheter des aromates (Matt.28:1, Marc 16:1). Dès qu’elles le purent, le soleil n’étant pas encore levé (Marc 16:2, Jean 20:1), les voilà en route s’attendant à trouver le tombeau fermé et un groupe de soldats montant la garde ! Mais il y avait eu un tremblement de terre, nous dit Matthieu, le tombeau était ouvert, et les gardes étaient tétanisés (Matt.28:2-4). Elles virent un jeune homme vêtu de blanc qui leur parla…


Marc 16  1 Lorsque le sabbat fût passé, Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l’embaumer. 2 De fort grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au sépulcre, comme le soleil se levait. 3 Et elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de l’entrée du sépulcre ? 4 Levant les yeux, elles voient que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. 5 En entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis du côté droit, vêtu d’une robe blanche, et elles s’épouvantèrent. 6 Il leur dit : Ne soyez pas effrayée ; vous cherchez Jésus le Nazarénien, le crucifié, il est ressuscité, il n’est pas ici ; voici le lieu où on l’avait mis. 7 Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous devance en Galilée ; là vous le verrez, comme il vous l’a dit. 8 Elles sortirent du sépulcre et s’enfuirent tremblantes et stupéfaites. Et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
 
9 Etant ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut premièrement à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. 10 Elle alla porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, alors qu’ils étaient en deuil et qu’ils pleuraient. 11 Quand ils entendirent qu’il était vivant et qu’elle l’avait vu, ils ne le crurent pas.

  • Que firent les gardes après cette grande frayeur qui les paralysa, et que s’ensuivit-il ? Matt.28:11-15.
  • Que firent les femmes, ayant vu et entendu celui qu’elles prirent pour un jeune homme ?
  • Pourquoi, pensons-nous, le jeune homme vêtu de blanc cite-t-il nommément Pierre ?
  • Si les femmes ne dirent rien, Jean nous fait savoir cependant que Marie de Magdala courut trouver Pierre et Jean. Que firent alors Pierre et Jean ? Luc 24:12, Jean 20:2-10.
  • Comment se fait-il que le Seigneur pût apparaître à Marie de Magdala seule, en premier lieu ? Jean 20:11-18.
Les faits se bousculèrent, tandis que ces femmes pieuses se sont rendues au sépulcre. Toutes ensemble d’abord, mais saisies de ce qu’elles ont vu et entendu, elles s’en retournent, stupéfaites et incrédules (Marc 16:8). Dans un premier temps, elles ne dirent rien, mais Marie de Magdala courut auprès de Pierre et Jean, puis retourna elle-même au sépulcre, ne pouvant s’en tenir aux choses entendues. Son attachement au Seigneur est tel qu’elle ne peut rester en ville sans savoir ce qui s’est passé. Nous la voyons alors s’adresser à Jésus, pensant que c’était le jardinier, tellement il était difficile de croire que le Seigneur puisse se présenter à elle ainsi !


 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

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