06/04/2011

La Passion du Christ (7/12)


 

Jésus, le Crucifié
Les sept paroles de la croix
Matt.27:33-50, Marc 15:22-37, Luc 23:33-49, Jean 19:18-37

Trois croix sont dressées, deux hommes coupables de sédition et de meurtre entourent le Seigneur Jésus. Lui, le Juste, a été mis au rang des malfaiteurs, ce qu’un prophète avait annoncé auparavant, disant : "Il s’est livré lui-même à la mort et a été compté parmi les transgresseurs" (Ésaïe 53:12, Marc 15:28 et Luc 22:37).
 
Trois heures vont s’écouler, au cours desquelles l’humain se manifeste. Nous avons vu la compassion d’hommes et de femmes exprimée sur le chemin qui menait à Golgotha, nous voyons ici le mépris des uns, la hargne affirmée des responsables, et la douleur ressentie par quelques uns… Et au cœur de cette scène brille la gloire morale du Seigneur ! Trois heures suivront où l’homme n’aura plus de place, et l’Homme Christ Jésus sera celui dont le prophète avait annoncé : "Le châtiment de notre paix est tombé sur lui", lui-même ayant compris qu’il était dans le plan divin de "soumettre à la souffrance" celui qui est "l’Agneau préconnu avant la fondation du monde" (Ésaïe 53:5,10, 1 Pierre 1:19-20 et Genèse 22:8).


 
De neuf heures à midi
Matt.27:33-44, Marc 15:22-32, Luc 23:33-43, Jean 19:18-27

La croix est dressée. A ce moment le condamné, le Fils de Dieu, prononce une parole dont la grandeur surpasse toute expression de pardon. Luc rapporte ainsi la parole prononcée par le Christ dès qu’il fut crucifié : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font." (Luc 23:34). C’est ici la première des sept paroles prononcées à la croix. Elle retentit alors et aujourd’hui encore, étant l’affirmation absolue de la grâce à l’égard de tout homme, quelle que soit sa culpabilité ! Celui qui a été rejeté sans cause, qui a connu la haine pour son amour et la réjection pour ses paroles de bonté, demande qu’il soit ainsi pardonné à tous ceux qui sans cause se sont unis contre lui.
 
C’était la troisième heure, écrit Marc, comptant les heures comme le font les Hébreux, douze heures dans la journée, correspondant ainsi à neuf heures du matin. Les circonstances se sont bousculées ce matin là…

Marc 15  24 Et l’ayant crucifié, ils partagent ses vêtements, tirant au sort ce que chacun emporterait. 25 C’était la troisième heure quand ils le crucifièrent ; 26 l’écriteau indiquant le motif de son accusation portait écrit : Le roi des Juifs. 27 Avec lui, ils crucifient deux brigands, un à sa droite, et un à sa gauche. 28 Ainsi fut accomplie l’écriture qui dit : "Et il a été compté parmi les transgresseurs" [Ésaïe 53:12].
 
29 Les passants l’injuriaient en hochant la tête. Ils disaient : "Hé ! toi qui détruis le temple et qui le bâtis en trois jours, 30 sauve-toi toi-même, et descends de la croix !" 31 Pareillement aussi les principaux prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux et disaient : "Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même. 32 Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions !" Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi.

  • Comment les chefs du peuple réagirent-t-ils à la mention du titre d’accusation de Jésus ? Jean 19:21.
  • Les gens de Jérusalem parlaient-ils d’une même voix, au regard de la condamnation de Jésus ? Vers.29 et Luc 23:27.
  • Les chefs du peuple étaient-ils tous d’accord avec ce qui se passait ? Vers.38-39.
La dureté de cœur de plusieurs est patente. Ils avaient passé des bornes et, étant solidaires, nul ne paraît ici pouvoir se dégager ; ils étaient comme enchaînés les uns aux autres dans une forme de solidarité de la haine. Ceci est commun, et se passe tous les jours ; il se trouve tous les jours des victimes mises dans l’impossibilité de se défendre… Mais ici, nous avons face à de tels personnages l’homme Christ Jésus qui s’est donné lui-même. Les liens, les clous, la cohorte autour de Lui, il pouvait en annihiler la puissance et descendre de la croix. Il aurait eu la capacité de faire taire ceux qui se moquaient disant "Descend de la croix !".
 
Les deux brigands sont encore pleins de morgue, ils se moquent de Celui qui est au milieu d’eux ! Dernière manifestation de ceux qui vont connaître la mort, mais qui veulent la braver… Mais l’un d’eux s’arrête sur ce chemin, il réalise où il en est et qui est celui qui est là, à côté de lui ! Et le Seigneur répond immédiatement à sa parole de foi : "En vérité je te le dis : aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis." (Luc 23:43). Un encouragement pour tous les hommes écrasés par le poids de leur culpabilité !
 
Suit cette parole une circonstance qui concerne directement l’apôtre Jean, et qu’il est seul à nous faire connaître. Ceci nous permet de discerner l’humanité parfaite du Seigneur sur la croix qui, dans le creuset de ses propres souffrances, rencontre la souffrance de Marie : "Jésus voyant sa mère, et, près d’elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jean 19:26-27).
 
Face à la méchanceté sans borne, les gestes d’amour du Seigneur font briller d’un éclat insurpassable "la gloire de la grâce" de Dieu (Eph.1:6).
 
Une telle scène pose pour tout homme une question essentielle : "Pourquoi Jésus demeure-t-il sur la croix ?" Et la réponse que nous donnons nous engage de façon déterminante dans la voie que nous poursuivons dans notre vie…


 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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