09/04/2011

La Passion du Christ (4/12)


 

Le reniement de Pierre
Matt.26:69-75, Marc 14:66-72, Luc 22:54-62, Jean 18:15-18,25-27

Pendant ce temps, Pierre, mû par l’ardeur de son attachement au Seigneur, s’était rendu au palais du Grand Prêtre où, par l’entremise d’un disciple connu en ces lieux, il pût entrer (Jean 18:15-16). Il y fut témoin d’une scène ténébreuse qu’il n’a pu supporter. Le voilà plongé dans une situation pour laquelle les forces ne pouvaient que lui manquer !
 
Trois fois, Pierre déclare ne pas connaître le Seigneur ! La première fois, sur la question de la servante qui gardait la porte, tandis qu’elle avait laissé Pierre entrer dans la cour. Elle lui parle dès après l’entrée de Jésus, tandis qu’il se chauffe au feu dans la cour (Vers.66, Jean 18:17). La deuxième résulte de l’intervention de cette même servante auprès d’une autre, plus tard dans la nuit (Vers.69, Jean 18:25), et pour finir sur les affirmations de ceux qui entouraient Pierre, constatant à son accent qu’il était Galiléen ; et parmi eux se trouvait un parent de Malchus que Pierre avait blessé (Vers.71, Jean 18:26).

Marc 14  66 Et comme Pierre était en bas dans la cour, une des servantes du grand prêtre vient, 67 et, apercevant Pierre qui se chauffait, elle le regarda et dit : Et toi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. 68 Et il le nia, disant : Je ne sais ni ne comprends ce que tu dis. Et il sortit dehors dans le vestibule ; et le coq chanta. 69 Et la servante, l’apercevant encore, se mit à dire à ceux qui étaient là : Celui-ci est de ces gens-là. 70 Lui, à nouveau, le nia. Et encore un peu après, ceux qui étaient là présents dirent à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es aussi galiléen. 71 Et il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. 72 Et le coq chanta pour la seconde fois. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Alors il se précipita dehors et pleura.

  • Qu’est-ce qui a déterminé Pierre à prendre tant de risques ? Comment aurions-nous réagi ?
  • Pensons aux diverses circonstances où Pierre va de l’avant, et où le Seigneur, sans reproches, lui a fait comprendre ses limites. Matt.14:28-31, 16:21-23, et Jean 13:37-38.
  • La solitude du Seigneur devant ses accusateurs était-elle inéluctable ? Jean 16:32, 18:11, Psaume 102…
  • Reprenons ce que le Seigneur avait dit à Pierre quelques heures auparavant. Marc 14:30-31, Luc 22:31-32.
Nous pouvons mesurer ici combien Pierre était attaché au Seigneur, et aussi combien sa vivacité, son empressement à parler et agir reflètent cet attachement. Mais aussi, il faut s’arrêter sur ce regard du Seigneur vers Pierre (Luc 22:61), et sur les pleurs qui suivirent.

  • Comment Pierre se trouvera-t-il réconforté, tandis que dès ce moment, jusqu’après la résurrection du Seigneur, il aura du porter cette terrible défaite, cette grande souffrance morale du fait d’avoir ainsi déclaré ne pas connaître le Seigneur ? Luc 24:34 et 1 Cor.15:5.
Pensons aussi que ces lignes le concernant ont été écrites de son vivant, et qu’il pourra parler de Marc avec affection (1 Pier.5:13). Sans doute pouvons-nous mesurer le climat de vérité et de modestie que les apôtres se sont dus d’imprimer dans les communautés chrétiennes. Nous pouvons voir, là, les caractères des vrais conducteurs chrétiens ; et nous pouvons ajouter que c’est Celui qui connaît toutes choses à l’avance qui a choisi ses serviteurs, non des sur-hommes, non des hommes parfaits, mais des hommes qui, faibles sans doute à plusieurs égards, sont néanmoins droits dans leurs intentions, autrement dit "purs de cœur" (Psaume 51:10, 1 Tim.1:5).


 
La réunion du Sanhédrin
Matt.27:1-10, Marc 15:1, Luc 22:66-71

Le procès, si l’on peut utiliser ici ce terme, est ainsi instruit, avec la contribution de faux témoins, le prononcé de paroles arrogantes, la déformation des paroles de celui que l’on voulait faire condamner. Encore que les principaux membres du tribunal religieux soient présents tout au long de la nuit, il fallait encore, dans un scrupule légaliste affirmé, que le jugement – si sommaire qu’il fut – se fit selon les règles. Luc communique la substance du dernier interrogatoire (Luc 22:66-71)

Luc 22  66 Quand il fit jour, le collège des anciens du peuple – les principaux prêtres et les scribes – s’assembla ; et on fit amener Jésus devant leur sanhédrin. 67 Ils dirent : Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous. Il leur répondit : Si je vous le dis, vous ne le croirez pas, 68 et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas. 69 Mais désormais le fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. 70 Et ils dirent tous : Toi, tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur dit : Vous dites vous-mêmes que je le suis. 71 Alors ils dirent : Qu’avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l’avons entendu nous-mêmes, de sa propre bouche.

  • Comment pouvons nous apprécier cette attention aux formes et la précipitation à prononcer un jugement sommaire ?
  • Et que fut la suite concernant Judas ? Matt.27:3-10.
La nuit devait ainsi se passer, Jésus étant entre leurs mains ; car si les membres du Sanhédrin étaient déjà présents, ils ne pouvaient siéger valablement avant le lever du soleil. Mais lorsqu’ils siègent, après cette attente, les circonstances vont se précipiter ! Au plus tôt il devait être environ six heures du matin, mais trois heures plus tard, le Seigneur sera crucifié…

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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12:00 Publié dans La Passion, Textes fondamentaux | Eric

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