20/08/2010

Le sel de la terre


 

Le sel de la terre
 
Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide,
avec quoi lui donnerez-vous de la saveur ?
Marc 9:50

 
Annonçant une deuxième fois sa mort, peu après la transfiguration, le Seigneur réunit les douze et leur donne des enseignements de base en vue de l'oeuvre qui leur sera confiée...
 
Un enseignement progressif, corrigeant d’abord les pensées qui doivent l’être, pensées de grandeur… Mais nous voyons cependant ici une conversation bien paisible, un cadre de confiance. Les questions portent sur leurs relations les uns envers les autres, l’accueil des humbles, le sectarisme, ceux qui pourraient être tenus loins à cause de mauvais comportement des chrétiens…

35 Et lorsqu'il se fut assis, il appela les douze et leur dit : Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. 36 Et ayant pris un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux ; et l'ayant pris entre ses bras, il leur dit : 37 Quiconque recevra l'un de tels petits enfants en mon nom, me reçoit ; et quiconque me recevra, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais c'est celui qui m'a envoyé. 38 Et Jean lui répondit, disant : Maître, nous avons vu quelqu'un qui chassait des démons en ton nom, qui ne nous suit pas ; et nous le lui avons défendu, parce qu'il ne nous suit pas. 39 Et Jésus leur dit : Ne le lui défendez pas ; car il n'y a personne qui fasse un miracle en mon nom, et qui puisse aussitôt mal parler de moi, 40 car celui qui n'est pas contre nous est pour nous. 41 Car quiconque vous donnera à boire une coupe d'eau en mon nom, parce que vous êtes de Christ, en vérité, je vous dis qu'il ne perdra point sa récompense.
 
42 Et quiconque sera une occasion de chute pour un des petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui mît au cou une pierre de meule, et qu'il fût jeté dans la mer. 43 Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la : il vaut mieux pour toi d'entrer estropié dans la vie, que d'avoir les deux mains, et d'aller dans la géhenne, dans le feu inextinguible, 44 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. 45 Et si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le : il vaut mieux pour toi d'entrer boiteux dans la vie, que d'avoir les deux pieds, et d'être jeté dans la géhenne, dans le feu inextinguible, 46 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. 47 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le : il vaut mieux pour toi d'entrer dans le royaume de Dieu, n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans la géhenne de feu, 48 là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. 49 Car chacun sera salé de feu ; et tout sacrifice sera salé de sel. 50 Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi lui donnerez-vous de la saveur ? 51 Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous. (Marc 9:35-51)

Nous pouvons noter dans ces derniers paragraphes un certain nombre d’enseignements.
  • Quelles sont les directives données aux douze ? Versets 35,37,39,42, voir aussi Jean 13:3-17. Et comment est libellée la synthèse de cet enseignement ?
  • Que pouvons-nous recevoir de l’enseignement des versets 39 et 40 à propos des oppositions qui ont existé au sein de la chrétienté ?
  • Pensons aux occasions de chutes ! Que voyons-nous autour de nous à propos de tant de personnes qui se détournent de l’enseignement du Christ ? Pourquoi ?
  • Mettons en contraste la préoccupation des disciples à l’annonce de la crucifixion, le chemin de service qui leur est proposé et la finale de ces paragraphes.
L’enseignement est plus saisissant peut-être qu’il pourrait y paraître. Le sel est un produit de conservation traditionnel, et aussi un exhausteur de goût ; il augmente la saveur des mets qu’il accompagne ! Ainsi, en parlant de « sel de la terre », nous pouvons penser à l’excellence apportée aux qualités humaines que l’on y rencontre. Et pour être tels, les disciples ont un chemin tracé par l’Homme qui leur parle, un chemin d’humilité (Philippiens 2:5-8) une voie qui exclut les dérives sectaires (verset 39), prend soin des plus petits (Zacharie 11:7,11) et veille à ne pas détruire la foi des plus faibles (Marc 9:42-48,Matthieu 12:20,Ésaïe 42:1-4) L’excellence dans l’humanité, n’y a-t-il pas quelque chose de cela dans ce que le Seigneur appelle « le sel de la terre » ? Et l’apôtre ajoutera ces mots : « Marchez dans la sagesse envers ceux de dehors, saisissant l'occasion. Que votre parole soit toujours en grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun.» (Colossiens 4:5-6)

 

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12:00 Publié dans La vie avec Dieu | Eric

19/08/2010

Le Shabbat ! Le repos avec Dieu !


 

Le Shabbat ! Le repos avec Dieu !
 
L'Éternel, ton Dieu,
se réjouira avec joie à ton sujet ;
il se reposera dans son amour
Sophonie 3:17

 
Le « repos de Dieu » est annoncé dès la première page de la Bible ! Qui ne la connaît, cette parole touchant le « septième jour » ?

Et les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu'il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il fit. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant. (Genèse 2:1-3)

Et pourtant Jésus a dit :

Mon Père travaille jusqu'à maintenant, et moi je travaille. (Jean 5:17)

Cette parole nous aide à comprendre le sens de la première page de la Bible, page de sagesse qui montre le travail de Dieu pour l’humanité qu’il a créée ! Nous devons bien comprendre ce qu’est ce « travail » tandis que Jésus prononça ces mots… Dans le cantique que chante Moïse dès la sortie d’Égypte, le peuple étant désormais libéré de la servitude, il prononce ces mots évoquant cette perspective du peuple établi autour de son Dieu, dans la quiétude.

Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi. L'Éternel régnera à toujours et à perpétuité. (Exode 15:17-18)

Vision du peuple groupé autour de Dieu, du peuple établi dans le pays promis, jouissant de cette proximité de Dieu… Telle est l’assurance de Moïse, lorsqu’il chante ce cantique, à peine sorti d’Egypte, assurance pour le peuple d’Israël, mais aussi, nous l'apprenons par ailleurs, annonce du rassemblement des hommes autour de Dieu lors de l'installation de son royaume !

 
LE SHABBAT

Peu de jours après le chant de ce cantique de Moïse, après la sortie d’Égypte, le lieu de servitude, le lieu du « non-repos », Dieu donne à Israël la Manne, ce « pain du ciel », leur donnant chaque matin la provision journalière et, chaque sixième jour de la semaine une double part, afin que, au septième jour, ils puissent jouir du repos.

Voyez que l'Éternel vous a donné le sabbat ; c'est pourquoi il vous donne au sixième jour du pain pour deux jours. Que chacun reste chez lui ; que personne ne sorte du lieu où il est, le septième jour. (Exode 16:29)

C’est là un don de Dieu, un geste de sa grâce… Et de cette grâce, les Israélites devront se souvenir, en conserver le mémorial. Ainsi, quelques semaines plus tard, le Shabbat sera écrit dans la Loi. C’est la quatrième parole du Décalogue (Les dix commandements). Car le peuple, témoin de Dieu, est naturellement conduit à exprimer sa reconnaissance… Car les Israélites ont appris que Dieu veille sur eux, ils ont constaté qu’ils peuvent avoir confiance en Dieu et il est naturel alors de montrer cette confiance en reconnaissant que ce qu’il fit dans le désert…

Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. Six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du sabbat, et l'a sanctifié. (Exode 20:8-11)

Nous voyons donc ici un geste qui exprime la confiance du peuple d’Israël envers Dieu, et aussi une réponse de reconnaissance envers Dieu « car sa bonté demeure à toujours ».
 
Dans cette quatrième parole du Décalogue, nous lisons aussi la référence à la parole de la Genèse. Il y a un repos de Dieu, une fin au travail de Dieu, et l’homme est convié à jouir de ce repos, et, comme les prophètes l'ont souvent rappelé, ce repos est la fin du travail de Dieu, l'accomplissement de son oeuvre : c’est à cela que l’homme est conduit par tout le travail de Dieu !

 
LES PROPHETES

Le prophète Sophonie, quelque six cent trente ans avant la venue de Jésus-Christ, évoque à son tour ce « repos de Dieu », la fin de Son travail, la présence des rachetés autour de leur Seigneur :

L'Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s'égayera en toi avec chant de triomphe. (Sophonie 3:17)

Oui, l’Ecriture met en avant « le repos », mais non la dolence de vacances, ou la propension à ne rien faire… L’homme porte une charge sur la terre. Il a un poids sur la conscience, et il ne pourrait savoir où son chemin le mène si cela ne lui est pas révélé. Et cet avenir éternel qu’il pressent, comment peut-il savoir s’il se trouve un chemin pour l’atteindre ? Cette parole du prophète Sophonie est une attestation que Dieu n’est pas en repos. Nous pouvons lire cette parole prononcée un siècle avant que Sophonie ne parle, et qui annonce cette nouvelle traversée du désert qu’est l’exil à Babylone :

C'est pourquoi, voici, moi, je l'attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur ; et de là je lui donnerai ses vignes, et la vallée d'Acor pour une porte d'espérance ; et là elle chantera comme dans les jours de sa jeunesse et comme au jour où elle monta du pays d'Égypte. (Osée 2:14-15)

Et encore cette autre parole, prononcée par le prophète Ezéchiel à Babylone même, lorsqu’il s’adresse à ceux qui sont en exil avec lui. Il parle de la part du Seigneur :

Moi-même je paîtrai mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l'Éternel. La perdue, je la chercherai, et l'égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai ; mais je détruirai la grasse et la forte. Je les paîtrai avec jugement. (...) Et je susciterai sur eux un pasteur qui les paîtra, mon serviteur David : lui les paîtra, et lui sera leur pasteur. (Ézéchiel 34:15-16,23)

Ces textes, parmi bien d’autres, montrent le travail incessant de Dieu qui prépare les hommes à recevoir la paix et jouir de ces conditions de vie nouvelles qu’il prépare autour du Fils de David. Mais l’homme a sa propre responsabilité, le chemin de la paix n’est pas « d’office » ouvert pour lui…

C'est pourquoi, comme dit l'Esprit Saint : «Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs…  … Ils s'égarent toujours dans leur cœur et ils n'ont point connu mes voies. Ainsi je jurai dans ma colère : S'ils entrent dans mon repos ! » (Hébreux 3:7-8,10-11, Psaume 95:11)

 
LA BONNE NOUVELLE

Mais comment trouver accès à ce repos avec Dieu ? C’est la Bonne Nouvelle, l'Évangile ! Jésus Christ est venu et a proclamé :

Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est aisé et mon fardeau est léger. (Matthieu 11:28-30)

Et c’est une joie pour Lui lorsqu’un homme reçoit son message de paix, son annonce du repos pour l’âme :

Je vous dis, qu'ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. (Luc 15:7)

Et d’ajouter encore, à propos de ceux qui sont autour de leur Berger :

Ils n'auront plus faim et ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur, parce que l'Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux fontaines des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. (Apocalypse 7:16-17)

Car l’éternité nous est ainsi proposée, dans la quiétude et le bonheur de l’accomplissement du plan de Dieu, lorsque le « travail de Dieu » sera achevé, selon ce que nous avons lu à la première page de la Bible. Nous lisons à la dernière page du Livre :

Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées. (Apocalypse 21:4)

 

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12:00 Publié dans Lectures transversales | Eric

18/08/2010

Jésus, le Serviteur, vénère le Père


 

Jésus, le Serviteur, vénère le Père
 
Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre,
parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents,
et que tu les as révélées aux petits enfants.
Luc 10:21

 
Cette question d'un lecteur est extrêmement importante : "Si Jésus est Dieu, comment pouvait-il vénérer Dieu ?"  Il est vrai que pour un chrétien la question ne se pose pas du fait qu’il reçoit l’Evangile tel qu’il est écrit. L’Evangile selon Jean exprime clairement :

Au commencement était le Verbe (la Parole), le Verbe était auprès de Dieu ; le Verbe était Dieu… Le Verbe s’est fait chair…  (Jean 1:1,14)

Mais la question est bien judicieuse, et d’ailleurs partagée par nombre d’hommes recevant pour vraie l’existence de Dieu.

 
PREALABLE

L’homme a tendance à juger des choses qui sont hors de son propre monde selon les préceptes de sa logique, de sa raison. Hors, si ce qui est dans ce monde est régi par cette rationalité, celle-ci ne peut être raisonnablement appliquée à ce qui est hors du monde créé, en dehors donc de la sphère de sa rationalité.
 
Ainsi, juger de la nature divine, du Créateur, sur nos propres références d’êtres créés est une extrapolation audacieuse. En toute logique, nous ne pouvons atteindre à ce qui est hors de la Création que par ce qui nous est révélé, non par nos raisonnements. Nous ne ferions de cet « au-delà » qu’une transposition de notre vécu, ce qui n’est pas rationnel.
 
Pour se faire l’idée de l’existence d’un Créateur, un homme peut y arriver par sa réflexion, mais pour connaître ce Créateur, son être, sa pensée, son but… cela ne peut être connu que par la révélation.

Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Éternel : car comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. (Ésaïe 55:9)

Il est écrit que l’homme a été créé à l’image de Dieu (Genèse 1:26,27). Est-ce pour autant que Dieu est à l’image de l’homme ? Evidemment non ! Devant notre photo, en deux dimensions, nous pouvons nous exprimer en disant « c’est moi ». Mais en réalité ce n’est pas « moi », c’est une représentation partielle (en deux dimensions et non trois pour nous en tenir à ce seul aspect).
 
Ainsi, nous ne pouvons pas envisager que Dieu soit à l’image de l’homme. Une évidence, comme nous le lisons dans les versets précités.

 
DIEU SE FAIT HOMME !

Dieu, dans la gloire inaccessible, se manifeste en Jésus, vrai homme sur la terre.
 
Cela est déjà envisagé au Livre de la Genèse, lorsqu’il est rapporté le récit de l’annonce de la destruction de Sodome et Gomorrhe. Trois hommes apparaissent à Abraham. Il les invite, les trois, à partager un repas, puis nous voyons d’une part deux d’entre eux – c’étaient des messagers de Dieu envoyés pour avertir Sodome. Et ensuite nous lisons qu’Abraham parle avec le troisième, et il est dit que le Seigneur parlait à Abraham… (Genèse 18 et 19)
 
Le Nouveau Testament, outre les affirmations de la divinité de Jésus, exprime la venue de Celui qui sera appelé le Fils de Dieu. Nous citons deux passages parmi d’autres :

Car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement. (Colossiens 2:9)

Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus  lequel avait la condition de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu,  mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux,  et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Philippiens 1:5-11)

L’Ecriture nous parle bien d’un « anéantissement » volontaire, ce terme n’est peut-être pas le plus précis, mais pour Celui qui a la nature de Dieu, c’est bien exprimer cet abandon volontaire des attributs de la nature divine pour apparaître sur la terre et pratiquer une vie d’homme, accomplissant ce qui était annoncé par les prophètes d’Israël :

C'est pourquoi le Seigneur, lui, vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel ("Dieu avec nous") [...] Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. À l'accroissement de son empire, et à la paix, il n'y aura pas de fin, sur le trône de David et dans son royaume, pour l'établir et le soutenir en jugement et en justice, dès maintenant et à toujours. (Esaïe 7:14, 9:6-7)

 
L'HOMME CHRIST JESUS VENERE LE PERE

Accomplissant volontairement une vie d’homme, il a pris la position de Fils devant son Père et, à ce titre vénère son Père. Comment eût-il pu en être autrement ? Il fournit le modèle pour tous les croyants, il vit dans l’obéissance (ce qui devait être le cas de tout homme devant son Créateur), et se présente comme le Serviteur parfait de Dieu...
 
Pouvait-il se présenter ainsi, comme serviteur, autrement q u’en vénérant son Père qui est dans les Cieux ? Ainsi, Jésus se présente comme le Serviteur parfait, tel qu’annoncé par les prophètes, et à ce titre vénère Dieu, l’appelant “Père”, car il s’est défait de ses attributs divins.
 
Et le chrétien Le reconnaît comme Dieu, ainsi que le fit Thomas, l’apôtre, après la résurrection du Seigneur, en lui disant :

Et huit jours après, ses disciples étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vient, les portes étant fermées ; et il se tint au milieu d'eux et dit : Paix vous soit ! Puis il dit à Thomas : Avance ton doigt ici, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant. Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! (Jean 20:26-28)

 

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12:00 Publié dans Jésus Christ | Eric

17/08/2010

Il y a toujours une ressource...


 

Il y a toujours une ressource...
 
Si nous reconnaissons nos péchés,
il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés
et nous purifier de toute iniquité.
1 Jean 1:9

 
L'épître de Jean nous instruit...

Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous.  Si nous reconnaissons nos péchés, il est juste et digne de confiance : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice.  Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n'est pas en nous. (1 Jean 1:8-10)

Prétendre n’avoir pas de péché !  C’était semble-t-il la prétention de certains courants qui pouvaient se faire jour parmi les chrétiens déjà en cette fin du premier siècle, et conduire à une compréhension erronée de l’enseignement de la nouvelle naissance…  (Jean 3.1-21) Il semble bien clair que le sens de ce passage élimine la notion d’une nouvelle vie, pure et parfaite, en contraste absolu avec la vie de personnes qui ne se réclament pas de Christ….  La nature humaine n’est pas changée par le fait de la foi en Christ, mais cependant la vie du chrétien est "différente" en ce que le croyant a d’autres motifs de vie, et des ressources spirituelles pour marcher de manière à être agréable à Dieu.  C’est d’ailleurs ainsi qu’il est poursuivi dans le cours de l’épître : exhortation à ne pas pécher, et secours de notre "avocat" dans le ciel, pour nous.

Mes enfants, je vous écris cela pour  que vous ne péchiez pas.  (1 Jean 2:1)

La réalité est telle qu’il faut préciser ce but !  L’homme, dans ses raisonnements peut bien s’appuyer sur la miséricorde de Dieu sans veiller à sa propre marche !  Ainsi Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Rome laisse entrevoir les combats qu’il doit mener contre ceux qui raisonnaient sur la puissance de la grâce de Dieu.  Il s’écrie :

Quoi donc ?  Pécherions-nous, parce que nous ne sommes pas sous la loi, mais ous la grâce ?  Jamais de la vie ! (Romains 6:15)

Jean constate qu’un chrétien peut se laisser surprendre et fournit la ressource…

Mais si quelqu'un vient à pécher, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus-Christ, qui est juste.  Il est lui-même l'expiation pour nos péchés ; non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. (1 Jean 2:1-2)

Jésus, notre avocat, peut plaider pour nous en ce qu’il a répondu par son sacrifice à tous les péchés du monde.  Et ainsi, lorsqu’il y a telle fait ou parole qui soit à notre charge, il intercède pour nous…  Nous n’avons pas ici la perspective de l’introduction dans la présence de Dieu, l’accès ouvert pour nous au ciel, mais une question touchant la vie pratique sur la terre et, pour le dire ainsi, la responsabilité journalière. 
 
Il est question d’un "défenseur", et donc implicitement d'une "défense". Nous nous souvenons du livre de Job.  Sous une forme allégorique, nous trouvons là un livre de sagesse faisant intervenir des personnes fictives afin de faire ressortir un enseignement fondamental !  Il y a là, sous l’apparence d’une cour de justice, une question posée touchant un homme manifestement intègre.  L’accusateur public – ce n’est pas le "diable" comme l’induisent certaines traductions françaises – mais un personnage appelé "accusateur" en raison de la forme choisie pour l’introduction du livre.  Un débat est introduit…  Dans lecture, il n’y a pas d’allégorie, mais bien l’affirmation de la responsabilité pratique d’une homme dans sa vie journalière, et l’intervention de Jésus, le Sauveur, comme un avocat de la défense. Il s’engage dans la protection de ceux qui sont à Lui, car Il a donné sa vie pour eux et répond de tous leurs actes ! 
 
Nous avons besoin de cette intercession dans notre quotidien pourrions-nous dire.  Il y a un travail sur soi devant Dieu, et non la contemplation béate du salut.  La vie du chrétien n’est pas, au sens ou nous en parle Jean, une position de confort endormie par la conscience d’un salut acquis, mais une attention vive quant à notre marche.  Le chrétien est appelé à vivre dans la lumière et reconnaître ses faux pas, assuré par la connaissance de l’intercession de Christ. 
 
Qu’est donc le privilège chrétien ?  La capacité de marcher dans la lumière, et l’intercession de Christ lorsqu’une faute est faite en chemin.

 

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12:00 Publié dans La vie avec Dieu | Eric

16/08/2010

Vivre en Enfant de Dieu


 

Vivre en Enfant de Dieu
 
L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit,
que nous sommes enfants de Dieu ;
Romains 8:16

 
Et pourquoi vivre comme un chrétien ?  Pour acquérir un droit d'entrée au ciel ?  Non, parce que ce  droit nous a été acquis par Jésus qui en a payé le prix...  à la Croix du Calvaire.....  Parce que nous sommes Enfants de Dieu !

Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c'est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu'il ne l'a pas connu. (1 Jean 3:1)

Enfant de Dieu, tel est un nom donné à celui qui est attaché au Seigneur, qui reçoit sa Parole, son enseignement, et le témoignage absolu de son amour, la croix.
 
Une réalité qui ne se voit pas… La vie du chrétien, normalement, se voit dans des signes qui ne manquent pas, touchant la morale, la compassion, et les diverses manifestations de la vie divine….  Si cela était vrai !  Mais la réalité sous-jacente, cette réalité de la position devant Dieu, cette position d’enfant de Dieu ne peut se connaître.  En effet, comment pourrions-nous connaître un lien quelconque d’une homme avec Dieu si je nie que Dieu est ?

Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons ne s'est pas encore manifesté ; mais nous savons que, quel que soit le moment de sa manifestation, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. (1 Jean 3:2)

C’est de l’avenir qu’il est ici question, car ce sera quand Il sera manifesté.  Comment concilier sa venue pour nous prendre au ciel (Jean 14:1-3), et sa manifestation publique avec nous, soulignée ici ?  Si nous mettons les enseignements ensemble, nous lisons ce qui suit :
 
  • Si je considère la gloire du Seigneur, par le regard de la foi, je suis transformé – une transformation morale qui n’est pas discernable par autrui – comme Etienne qui "vit" la gloire de Dieu  (Actes 7:55-56).
  • A la venue du Seigneur, nous entrons dans notre domicile céleste étant transformés en la conformité du corps de gloire du Seigneur.  Nous verrons le Seigneur de nos yeux. 
  • Enfin, lorsque le Seigneur sera manifesté, nous lui serons semblables.  Il ne s’agit pas ici pour le croyant d’une manifestation publique comme un cortège suivant le Seigneur ;  le texte ne le dit pas.  Toutefois, si, aujourd’hui, le monde ne nous connaît pas – nous ne paraissons pas ici comme Enfants de Dieu – nous paraîtrons alors ce que nous sommes dès aujourd’hui, lorsque nous serons avec le Seigneur.
Ajoutons à propos de notre séance dans les lieux célestes :

Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d'où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire….  (Philippiens 3:20-21)

Jean poursuit:

Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur. (1 Jean 3:3)

L’espérance n’est pas une doctrine figée, retenue dans la pensée avec dévotion seulement !  C’est une réalité qui soutient l’action, pour celui qui a cette espérance toutefois !  Nous trouvons  cela aussi dans une lettre de Paul :

Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit.  (2 Corinthiens 3:18)

Une évidence !  Qu’est-ce qui peut me déterminer à marcher dans la lumière, sinon la contemplation de la gloire, la vue de ce qui est au bout du chemin.  N’est-ce pas cela qui a soutenu les prophètes,  et qui est rendu explicite dans des pages d’Ésaïe et d’Ézéchiel ?

 

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12:00 Publié dans La vie avec Dieu | Eric

15/08/2010

L’Evangile selon Jean


 

L’Evangile selon Jean
 
Quelques jalons

 
Un livre écrit vers la fin du premier siècle de l’ère chrétienne. Ecrit par un témoin direct de Jésus de Nazareth. Il recèle des enseignements essentiels pour la foi chrétienne, et l’exposé de divers faits dont l’apôtre Jean a été témoin et qui illustrent l’enseignement. Un livre à lire et à relire…
 
Quelques jalons sont proposés ! Et tout d’abord une affirmation essentielle ! Comment pouvons-nous connaître Dieu, sa volonté, son message ? Des prophètes ont annoncé sa venue, affirmé qu’Il apporterait des enseignements… Il nous donne à connaître la miséricorde divine, le don de la grâce :

De sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître. (Jean 1:16-18)

Dans quel but la grâce et la vérité nous sont donc communiquées ?

Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle.  Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu'il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. (Jean 3:16)

Oui, certes, les prophètes avaient dit, à juste titre, que les fautes des hommes devaient rencontrer le jugement de Dieu, mais il ont aussi certifié que Dieu est le Rédempteur ! Celui qui rachète… Quel est le chemin pour avoir la vie éternelle ?

En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. (Jean 5:24)

Et quelle réponse donnent les disciples de Jésus ? Nous le lisons ici prononcé par le bouche de l’apôtre Pierre !

Seigneur, auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. (Jean 6:24)

Ce que le Seigneur Jésus dit de ses disciples, et ce qu’il leur garantit ! Il le dit lui-même…

Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main. (Jean 10:27-28)

Mais pour garantir ainsi la vie éternelle, il fallait que la question de nos fautes soit traitée, que le jugement soit exercé… Alors que fait Jésus ?

En vérité, en vérité, je vous dis : A moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. (Jean 12:24)

Quel but poursuit Jésus ? Pourquoi a-t-il laissé les disciples en se laissant prendre par une troupe armée, de nuit ?

Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. (Jean 14:3)

Jésus prisonnier ! Jésus condamné à mort…

Et il sortit portant sa croix, et s'en alla au lieu appelé lieu du crâne, qui est appelé en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent. (Jean 19:17-18)

Jésus ressuscité ! La grande victoire remportée, victoire sur la mort…

… va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. (Jean 20:17)

La lecture de l’Evangile terminée, nous revenons à l’introduction du livre ! Quelle est la relation du croyant avec Dieu, le Créateur des cieux et de la terre ?

... à tous ceux qui l'ont reçu il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu. (Jean 1:12)

 

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12:00 Publié dans Réflexions | Eric

14/08/2010

Gen.3 Et Dieu demanda : Où es-tu ?


 

Et Dieu demanda :
Où es-tu ?

 
Genèse 3:9

 
En ce monde, l’homme parle, s’agite, s’affirme aussi touchant Dieu, la Création, les fins dernières… Que d’opinions, et que de conflits aussi pour des idées… Mais Dieu est UN, et Celui qui a fondé les mondes accomplit son propre plan ! A chacun de comprendre qu’il se trouve devant le grand Dieu Créateur qui voit tout ce qui se passe sur la terre, selon que nous lisons dès les premières pages de la Bible, paroles fondamentales de la sagesse.
 
La situation de l’humanité est représentée dans ces pages de sagesse que sont les premières de la Bible : Dieu voyant toute chose, l’homme ne pouvant se cacher, et la conscience exercée…

Au commencement Dieu créa les cieux et la terre. Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l'abîme. Et l'Esprit de Dieu planait sur la face des eaux. (Genèse 1:1-2)

Alors ils entendirent le Seigneur Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir. L’homme et sa femme allèrent se cacher parmi les arbres du jardin pour ne pas être vus par le Seigneur Dieu. Le Seigneur Dieu appela l’homme ; il lui dit : Où est-tu ?    (Genèse 3:8-9)

Et l'Éternel dit à Caïn : "Où est Abel, ton frère ?"  Et il dit : "Je ne sais ! Suis-je, moi, le gardien de mon frère ?" (Genèse 4:9)

Et le prophète Jérémie souligne lui-même cette réalité du regard de Dieu sur tout ce qui touche l'homme...

Quand on porte atteinte au droit d'un homme… le Seigneur ne le voit-il point ? (Lamentations 3:35-36)

Rien n’est ignoré de Dieu !
 
Quand nous lisons "Où es-tu ?", nous comprenons que chaque homme qui se cache ne fait qu’ignorer combien il est vain de penser s'abstraire du regard de Dieu. Ou plutôt, celui qui déclare l'inexistence de Dieu ne fait que plonger la tête dans le sable, refusant de croire… alors que, sous prétexte de raison, il ne fait seulement que croire à la non?existence de son Créateur, ou plutôt tente de s’en persuader…

Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, celui dont le Seigneur est l'assurance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines vers le cours d'eau: il ne voit pas venir la chaleur et son feuillage reste verdoyant ; dans l'année de la sécheresse, il est sans inquiétude et il ne cesse de porter du fruit. Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est incurable : qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur (YHWH), j'examine le cœur, je sonde les reins, pour donner à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses agissements. (Jérémie 17:7-10)

La foi entre non dans l’adhésion à une doctrine, mais, par la reconnaissance du plan divin, dans une vie qui le lie aux réalités éternelles.
 
L’Evangile aussi nous fait connaître ces choses :

La lumière brille dans les ténèbres ; et les ténèbres n'ont pas pu la saisir. (Jean 1:5)

Car quiconque pratique le mal déteste la lumière ; celui-là ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en Dieu. (Jean 3:20-21)

Quel chemin prendre ?

J'appelle aujourd'hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives, toi et ta semence... (Deutéronome 30:19)

L’Evangile nous déclare :

Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t'eût donné de l'eau vive. (Jean 4:10)

Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6)

Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l'eau de la vie. (Apocalypse 22:17)

 

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12:00 Publié dans Livre de la Genèse | Eric

Pourquoi la Création ? Des éléments de réponse...


 

Pourquoi la Création ? Des éléments de réponse…

La question

Mais pourquoi donc la Création, que veut le Créateur, quel avenir pour l'homme ? Une âme vivante, un corps mortel... Qu'en est-il après la mort ?
 
Peut-on approcher d'une réponse à ces questions... et à tant d'autres, par la réflexion, le raisonnement, des déductions ? On s'enquiert, là, de ce qui est au delà de notre sphère, au-delà de la création... Nous avons appris qu'un rayon lumineux si puissant qu'il n'ait aucune limite ni dans le temps, ni dans la distance... ne peut éclairer au delà du monde Si un tel rayon pouvait exister, il ne ferait sans doute qu'un parcours circulaire immense pour revenir éclairer celui qui actionne le projecteur... Dans le faisceau de nos réflexions, en est-il autrement ? Puis-je sortir des limites de la Création ? Certes, l'homme peut inventer quelques concepts mystiques ou mythologiques.... Mais pour que le Créateur assigne une fonction à l'homme, et que celui-ci ait conscience d'un avenir outre la vie de son corps, IL FALLAIT QUE DIEU LE REVELE... Il fallait une Révélation !

La nécessaire Révélation

Mais pourquoi donc la Création, que veut le Créateur, quel avenir pour l'homme ? Une âme vivante, un corps mortel... Qu'en est-il après la mort ?
 
En des hommes de Dieu ont parlé, au travers des siècles, dans la cohérence inouïe des textes de la Bible... ,

Dieu ayant autrefois, à plusieurs reprises et en plusieurs manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les mondes, qui, étant le resplendissement de sa gloire et l'empreinte de sa substance, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, ayant fait par lui-même la purification des péchés, s'est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux ; étant devenu d'autant plus excellent que les anges, qu'il a hérité d'un nom plus excellent qu'eux. (Hébreux 1:1-4)

Jésus a dit :

Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. (Jean 5:39)

Qu’y avait-il AVANT la Création ?

La sagesse de Dieu, préexistante à toute l’œuvre de la Création, ayant en vue l’humanité, les fils des hommes, pour les aimer, en faire ses délices… Un but assigné, limpide dans ce texte, qui se manifestera au travers de l’histoire ténébreuse des hommes, libres devant Dieu, libres de choisir la vie avec Dieu ou la mort…

Dès l'éternité je fus établie, dès le commencement, dès avant les origines de la terre. Quand il n'y avait pas d'abîmes, j'ai été enfantée, quand il n'y avait pas de sources pleines d'eaux. Avant que les montagnes fussent établies sur leurs bases, avant les collines, j'ai été enfantée, lorsqu'il n'avait pas encore fait la terre et les campagnes, et le commencement de la poussière du monde. Quand il disposait les cieux, j'étais là ; quand il ordonnait le cercle qui circonscrit la face de l'abîme, quand il établissait les nuées en haut, quand il affermissait les sources des abîmes, quand il imposait son décret à la mer, afin que les eaux n'outrepassassent point son commandement, quand il décrétait les fondements de la terre : j'étais alors à côté de lui son nourrisson, j'étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui, me réjouissant en la partie habitable de sa terre, et mes délices étaient dans les fils des hommes. (Proverbes 8:23-31)

Et cette joie anticipée d’une famille réunie autour de son Dieu nécessite une œuvre de délivrance, une œuvre de salut. C’est le don du Christ, allant jusqu’au sacrifice expiatoire pour répondre lui-même à la culpabilité de l’homme… Un sacrifice établi « avant la fondation du monde »

Christ… un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous, (1 Pierre 1:19-20)

L’anticipation du résultat d’un tel don, exprimé dans la prière sacerdotale de Jésus, avant la croix, fait référence à cet unité d’amour préexistant au monde, « avant la fondation du monde » !

Père, je veux, quant à ceux que tu m'as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que tu m'as donnée ; car tu m'as aimé avant la fondation du monde. (Jean 17:24)

Enfin, l’objectif fixé à tout ce travail, à cette œuvre d’amour. Une décision divine d’ « avant la fondation du monde » pour que les rachetés soient dans la félicité devant Dieu, éternellement.

Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; selon qu'il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce… (Ephésiens 1:3-7)

Et l’aboutissement du travail de Dieu…

Le Livre de l’Apocalypse déclare l’aboutissement du projet de Dieu :

Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s'en étaient allés, et la mer n'est plus. Et je vis la sainte cité, nouvelle Jérusalem, descendant du ciel d'auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari. Et j'ouïs une grande voix venant du ciel, disant : Voici, l'habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. (Apocalypse 21:1-54)

Et Dieu enjoint Jean d’écrire ce qu’il a vu. Et lui fait ajouter cet appel du Seigneur, en quoi nous pouvons savoir qui sera introduit dans cet avenir éternel du bonheur avec Dieu…

Et il me dit : Écris, car ces paroles sont certaines et véritables. Et il me dit : C'est fait. Moi, je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai, moi, gratuitement, de la fontaine de l'eau de la vie. Celui qui vaincra héritera de ces choses, et je lui serai Dieu, et lui me sera fils. (Apocalypse 21:56-7)

Question : sur quelle route suis-je, moi qui lis ces lignes qui me sont adressées par la Bible, la parole de Dieu ?
 
Nous vous proposons de poursuivre votre lecture personnelle de la Bible, en usant des "aides de lecture" du Site :

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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08:24 Publié dans Le Plan Divin | Eric

13/08/2010

Pourquoi la Croix ?

Pourquoi la Croix ?
 
Si la justice est par la loi, Christ est mort pour rien.
Galates 2:15-21

 
Nous sommes ici au cœur d'un sujet essentiel. La question est : Qui peut être déclaré « juste » devant Dieu ? Une question d’importance, car il s’agit de comprendre la pensée du Créateur, et non pas de nous forger une idée qui nous satisfasse… Et dans ce cadre, chacun comprendra l’universalité et l’actualité de la préoccupation. N’est-il pas écrit : "il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ" (2 Corinthiens 5:10).
 
Vers le milieu du premier siècle de notre ère, des Juifs et des non-juifs avaient été saisis par la bonne nouvelle de la grâce qui affirme que Dieu reçoit comme son enfant (1 Jean 1:12) quiconque a reconnu le jugement de Dieu exercé sur Christ à la croix, ayant "porté nos péchés en son corps sur le bois" (1 Pierre 2:24), conformément à la parole du prophète : "Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris." (Ésaïe 53:4-5).
 
Sans doute ne pouvons-nous pas nous transposer au milieu de ces jeunes assemblées à l'aube du christiannisme, mais nous apprenons que de graves débats les agitaient. Et nous connaissons la nature de ces débats : des enseignements légalistes affirment indispensable que les chrétiens d’entre les nations pratiquent la Loi de Moïse alors que tel n’était pas l’enseignement qu’ils avaient reçu... Alors, Paul dût écrire aux chrétiens de Galatie !

15 Nous qui, de nature, sommes Juifs [...], 16 sachant que l'homme n'est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ, nous aussi, nous avons cru au christ Jésus, afin que nous fussions justifiés sur le principe de la foi en Christ et non pas sur le principe des œuvres de loi, parce que

SUR LE PRINCIPE DES ŒUVRES DE LOI
NULLE CHAIR NE SERA JUSTIFIÉE.

17 Or si, en cherchant à être justifiés en Christ, nous-mêmes aussi nous avons été trouvés pécheurs, Christ donc est ministre de péché ? Qu'ainsi n'advienne ! 18 Car si ces mêmes choses que j'ai renversées, je les réédifie, je me constitue transgresseur moi-même. 19 Car moi, par la loi, je suis mort à la loi, afin que je vive à Dieu. 20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; - et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. 21 Je n'annule pas la grâce de Dieu ; car

SI LA JUSTICE EST PAR LA LOI,
CHRIST EST DONC MORT POUR RIEN.

A la lecture de ces lignes, nous pouvons nous poser quelques questions...
 
  • Pour un homme sous la Loi de Moïse, donnée de Dieu, y a-t-il une possibilité d’être agréé de Dieu et reçu comme juste ? Verset 16, Romains 3:20-31, Marc 10:17-23.
     
  • Et si l’homme qui croit au sacrifice expiatoire de Jésus n’était pas déclaré juste devant Dieu, que vaudrait alors ce sacrifice ? Et que vaudrait l’enseignement des prophètes ? Verset 17, Ésaïe 53:4-5.
     
  • Que fait un homme qui aurait dans un premier temps cru être juste devant Dieu, par la foi, et qui par la suite déclare qu’il n’en est rien, mais qu’il doit pratiquer la loi pour atteindre la perfection devant Dieu ? Et quelle valeur reconnaît-il alors au sacrifice de la croix ? Versets 18,21, Hébreux 3:12-19.
     
  • Quelle est l’assurance du croyant ? Comment exprime-t-il ici cette nouvelle vie qui l’anima ? Versets 19-20, Romains 8:1-3.
     
  • « Mort à la loi » ! Que veut dire l’apôtre par ces mots si forts ? Est-il libre de vivre sans loi ? Romains 6:15.
L’impossibilité pour l’homme d’atteindre à la sainteté de Dieu, d’acquérir par ses propres efforts le titre de « juste » est une telle évidence qu’il est ainsi coupable d’insinuer une telle pensée parmi les croyants. "Mieux lui vaudrait qu'on lui mît au cou une meule d'âne, et qu'il fût jeté dans la mer, que de scandaliser un de ces petits" (Luc 17:2). C’est pourquoi la lettre de Paul aux Galates est si forte, si violente.
 
  • Comment réagirions-nous si l’on apportait des réserves à notre confiance en l’œuvre de la croix ? Si l’on introduisait des préalables, des conditions pour être pardonnés, des actes cérémoniels nécessaires à nous rassurer devant Dieu ?
Le courant qui militait alors en ce sens, et qui renaît sans cesse, est lui-même un leurre par rapport à l’enseignement de Dieu aux fils d’Israël, il est un détournement grave du sens même de la Loi et des Prophètes, et d’ailleurs les Psaumes, expressions de foi des Israélites, ne cessent d’en appeler aux gratuités de Dieu. Nous y lisons notamment : "Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l'Éternel pour de longs jours." (Psaume 23:6).

 
  • Et si nous avons compris la bonté de Dieu, l'absolu de sa grâce manifesté à la croix, ne vivrions-nous pas selon cette parole du prophète : "Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?" (Michée 6:8).
L’épître aux Galates ne combat ni la Loi ni les Prophètes, mais bien ce détournement religieux qui s’est produit bien après le retour d’exil de Babylone, dès le deuxième siècle avant notre ère, et qui sévissait au temps du Seigneur.
 
Ce paragraphe expose la thèse que Paul développe tout au long de l'épître aux Galates. Il se termine sur une proposition particulièrement forte qui doit être gravée en nos esprits :
 
Si la justice est par la loi, Christ est mort pour rien.

 

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12:00 Publié dans Le Plan Divin | Eric

12/08/2010

La course chrétienne… jusqu’au bout !


 

La course chrétienne… jusqu’au bout !
 
J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.       
2 Timothée 4:7

 
Le coureur, dans le stade, regarde au but qu’il poursuit, la ligne d’arrivée, et chaque pas est marqué par l’objectif qu’il poursuit…  Et en outre, il y a des règles  à suivre…
 
Paul écrit à propos de sa propre vie !  Il ne parle pas de quelque mérite, mais des objectifs qu’il poursuit :

Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul reçoit le prix ? Courez de telle manière que vous le remportiez.  Or quiconque combat dans l'arène vit de régime en toutes choses ; eux donc, afin de recevoir une couronne corruptible ; mais nous, [afin d'en recevoir] une incorruptible.  Moi donc je cours ainsi, non comme ne sachant pas vers quel but ; je combats ainsi, non comme battant l’air…  (1 Corinthiens 9:24-26)

Il a tout quitté pour marcher dans ce chemin :

Oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus.   (Philippiens 3:14)

Et près de la fin de sa vie, il peut dire à Timothée :

J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.     (2 Timothée 4:7)

 
JUSQU'AU BOUT !

 
La course de l’athlète, le respect des règles sans lequel il serait disqualifié… Tout cela est positif, mais encore faut-il poursuivre jusqu’au bout !   L’épître aux Hébreux nous le dit de diverses manières.
 
Parlant de la situation des chrétiens, gens de la maison de Dieu, elle nous indique :

Nous sommes sa maison, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout la confiance et la gloire de l’espérance. (Hébreux 3:6)

Nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous retenons ferme jusqu’au bout le commencement de notre assurance…   l’espérance. (Hébreux 3:14)

En ajoutant que tel est le désir de tous à propos de chacun :

Nous désirons que chacun de vous montre la même diligence pour la pleine assurance de l’espérance jusqu’au bout …    (Hébreux 6:11)

 
COMME TANT DE CROYANTS QUI NOUS ONT PRECEDES

Tout un chapitre de cette épître nous montre des exemples d’hommes qui ont été jusqu’au bout dans le chemin de la foi, non des hommes parfaits, mais des hommes qui ont compris le chemin et ont marché…  Lisons Hébreux 11.  La conclusion :

C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous.    (Hébreux 12:1)

 
VERS UN BUT QUI NOUS EST ASSIGNE

Jean, dans son épître nous dit ce qui lui tient au cœur, portant notre regard sur le but de cette coures :

Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; c'est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu'il ne l'a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur. (1 Jean 3:1-3)

 

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12:00 Publié dans La vie avec Dieu | Eric

11/08/2010

Mon royaume n’est pas de ce monde !


 

Mon royaume n’est pas de ce monde !
 
Jean 18:36

 
Jésus est devant Pilate ! Un interrogatoire qui, si la justice avait cours dans ce tribunal, devrait être décisif !

Jésus répondit : Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. (Jean 18:36)

Une affirmation forte, péremptoire, dite par Jésus face à Pilate, celui qui avait le pouvoir de le relâcher ou de le condamner… Qu’est ce monde, l’humanité, qui n’est pas le royaume de Dieu ? Et qu’est-ce que le royaume de Dieu, lequel n’est pas de ce monde ? Existe-t-il une autorité dans ce monde chargée de le transformer pour qu’il se trouve sous l’autorité de Dieu ? Autrement dit, la puissance armée, ou la diplomatie, ou la force de l’argent, ou la constitution d’une armée secrète sont-elles des armes avec lesquelles conduire ce monde, l’humanité, sous l’autorité de Dieu ?
 
Rien de cela ne se trouve dans l’Evangile… Que dit l’Evangile touchant le Royaume de Dieu ?
 
Avant tout, le Royaume de Dieu n’est pas un édifice en construction, mais un « lieu » ou l’on choisit d’entrer, sans raisonnement, comme un enfant qui ressent où se trouve son bonheur !

En vérité, je vous le dis, quiconque n'accueillera pas le royaume de Dieu comme un enfant n'y entrera jamais. (Luc 18:17)

Pas question, là, d’un « Royaume du monde », celui-là est à venir (Actes 1.6, Apocalypse 11.15), il sera établit par le Seigneur lui-même ! Il s’agit ici d’un Royaume qui existe véritablement et auquel il nous est donné accès :

Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus ! (Matthieu 6.33)

L’apôtre Paul en dit ce qui suit :

Le royaume de Dieu n'est pas manger et boire, mais justice, et paix, et joie dans l'Esprit Saint. . (Romains 14:17)

Ces paroles méritent, à l’évidence, que l’on s’y arrête ! Le Royaume de Dieu est une réalité « morale », le fait de tous ceux qui en vérité conduisent leur vie dans la connaissance de Dieu, de sa miséricorde et de ses préceptes !
Mais il se trouve une réalité visible, ceux qui publiquement déclarent être « de Dieu » … A ce propos, Matthieu, dans son Evangile, parle du « Royaume des Cieux » !

 
LE ROYAUME DES CIEUX A ETE FAIT SEMBLABLE A...

Voici l’intention de Dieu !

• Des noces, des invités… tous les hommes y sont invités (Jean 3:16, 1 Timothée 2:4)

Le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui fit des noces pour son fils… (Matthieu 22:2)

• Une dette complètement remise, l’œuvre de la rédemption (le rachat)…

Le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui voulut compter avec ses esclaves. Et quand il eut commencé à compter, on lui en amena un qui lui devait dix mille talents. Et comme il n'avait pas de quoi payer,… Le seigneur de cet esclave-là, touché de compassion, le relâcha et lui remit la dette. (Matthieu 18:23-27)

 
LE ROYAUME DEX CIEUX A ETE FAIT SEMBLABLE A... MAIS...

La Parole de Dieu est annoncée afin que les hommes croient en Lui (Jean 17.21, 20:31) Mais il y a de l’opposition, et il se trouve « dans le royaume des cieux », de l’ivraie…

Le royaume des cieux a été fait semblable à un homme qui semait de bonne semence dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l'ivraie parmi le froment, et s'en alla. (Matthieu 13:24-25)

 
LE ROYAUME DES CIEUX EST SEMBLABLE A...

C’est la situation présente, ce petit groupe de croyants du commencement est devenu une grande institution qui abrite toutes sortes d’oiseaux, toutes sortes de choses parmi lesquelles bien des choses qui n’ont rien à y faire…

Le royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde qu'un homme prit et sema dans son champ lequel est, il est vrai, plus petit que toutes les semences ; mais quand il a pris sa croissance, il est plus grand que les herbes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent et demeurent dans ses branches. (Matthieu 13:31-32)

La pâte est bonne, mais une femme y mit du levain (figure constante du mal dans toute la Bible), comme nous lisons notamment: Un peu de levain fait lever la pâte tout entière. (Galates 5:9 et 1 Corinthiens 5.6-8)

Il leur dit une autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu'une femme prit et qu'elle cacha parmi trois mesures de farine, jusqu'à ce que tout fût levé. (Matthieu 13:33)

Ces paraboles furent dites aux foules, mais aux disciples, le Seigneur expose encore d’autres paraboles, il donne à connaître le côté intime du Royaume, à savoir son activité propre, présente et à venir :

Jésus dit toutes ces choses aux foules en paraboles, et sans parabole il ne leur disait rien… Alors, ayant congédié les foules, il entra dans la maison…  (Matthieu 13:34,36)

Comment ne pas être touché par ces paroles de Jésus ? La joie qu’Il a en vue, celle qui est annoncée par le prophète: Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait (Ésaïe 53:11). Celle qui a soutenu Jésus dans les souffrances de la Croix : Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu (Hébreux 12:2).

Encore, le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu'un homme, après l'avoir trouvé, a caché ; et de la joie qu'il en a, il s'en va, et vend tout ce qu'il a, et achète ce champ-là. (Matthieu 13:44)

Encore, le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherche de belles perles ; et ayant trouvé une perle de très-grand prix, il s'en alla, et vendit tout ce qu'il avait, et l'acheta. (Matthieu 13:45-46)

Jésus expose aussi ce qu’il en sera de l’ivraie ! Aujourd’hui, il y a toutes sortes de poissons dans le filet… Mais à la fin, le tri s’opère !

Encore, le royaume des cieux est semblable à une seine jetée dans la mer et rassemblant des poissons de toute sorte et quand elle fut pleine, ils la tirèrent sur le rivage, et s'asseyant, ils mirent ensemble les bons dans des vaisseaux, et jetèrent dehors les mauvais. Il en sera de même à la consommation du siècle : les anges sortiront, et sépareront les méchants du milieu des justes... (Matthieu 13:47-49)

En une autre occasion, le Seigneur parle de sa vigne, et des ouvriers…

Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le point du jour afin de louer des ouvriers pour sa vigne. (Matthieu 20:1)

 
LE ROYAUME DES CIEUX SERA FAIT SEMBLABLE A...

Le royaume des cieux portera encore un autre caractère, à la veille de l’apparition du Seigneur…

Alors le royaume des cieux sera fait semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Et cinq d'entre elles étaient prudentes, et cinq folles… Mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l'époux ; sortez à sa rencontre… Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l'heure. (Matthieu 25:1-13)

 

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12:00 Publié dans Réflexions | Eric

10/08/2010

Gen.45 De la dépression à la confiance


 

Genèse 45 - De la dépression à la confiance

 

La vie des patriarches recèle des perles, des passages tels qu’il faut dépasser le cadre de l’histoire pour recevoir ce qu’elle peut nous dire. Ce n’est d’ailleurs pas pour composer un livre d’images que ces récits ont été conservés dans la Bible, transmis oralement puis écrits sur les supports anciens, et que des générations de copistes ont reproduits au cours de nombreux siècles…
 
Vers la fin de sa longue vie, Jacob connaît une profonde dépression. Après les années de travail à la force des ses poignets, années au cours desquelles il acquit une famille et de grands troupeaux… dans des conditions bien décrites dans la Bible, mais moralement pas trop claires, Jacob est dans le deuil de Rachel, son aimée, sa préférée – il la pleure encore (48:7), et en plus il voit le comportement de ses fils et a de quoi être désolé… Et par-dessus tout, Joseph, l’aîné des fils que lui donna Rachel est mort… Du moins le pense-t-il…
 
Tout semble s’écrouler, et en outre la famine sévit depuis deux ans déjà en Canaan ! Ses fils doivent aller chercher de la nourriture en Égypte… Et ils s’y trouvent devant Joseph, celui qu’ils avaient vendu pour quelques pièces d’argent… Ils reviennent alors auprès de leur père avec cette bonne nouvelle…

Et ils montèrent de l'Égypte, et vinrent au pays de Canaan, vers Jacob, leur père ; et ils lui rapportèrent, disant : Joseph vit encore ; et même c'est lui qui gouverne tout le pays d'Égypte. Mais son cœur resta froid, car il ne les crut pas. (Genèse 45:25-26)

Le cœur de Jacob reste froid, c’est un homme qui a perdu ses illusions… Que lui reste-t-il de ce qu’il avait rêvé pour sa vie ? Il pleure Rachel, il pleure Joseph… Que viennent donc lui dire ses fils ?
 
Alors les fils rapportent ce que Joseph leur a dit…

Et ils lui dirent toutes les paroles de Joseph, qu'il leur avait dites ; et il vit les chariots que Joseph avait envoyés pour le transporter ; et l'esprit de Jacob leur père se ranima. Et Israël dit : C'est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai avant que je meure. (Genèse 45:27-28)

Cette transformation doit nous interpeller ! Nous voyons cet homme âgé et affligé qui est touché par les paroles qu’il entend, ce message de son fils Joseph qu’il croyait mort…. Son esprit s e ranime ! Soulignons le changement qui s’opère… L’esprit de Jacob se ranime. Et Israël dit… Celui qui est ici appelé Jacob, suivant son nom d’homme, est appelé Israël, le nom qu’il reçu de Dieu (32:28) ! Le regard de la foi le fait mettre debout ! C’est le cri de la foi qui jaillit de son cœur : Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai…
 
Et dans cette prise de conscience, la parole d’un homme debout, un homme qui décide de son chemin au lieu de se laisser enfoncer par ses circonstances ! Ainsi il parle avec force disant : C'est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j'irai, et je le verrai avant que je meure. … Jacob s’est secouée de sa profonde dépression et c’est Israël qui parle ! Est-ce le même homme ? Oui et non… Jacob, Israël, une seule et même personne, mais lorsque Jacob se lève, lorsqu’il sort de son état dépressif, c’est sous ce nom d’Israël, le nom de l’homme en relation avec Dieu, un « homme debout » …
 
Et ce vieil homme, fatigué par le poids des ans, prend la route vers l’Égypte pour voir Joseph, son fils ! Nous le verrons alors adresser une parole de bénédiction au Pharaon (47:10) ! Et par la suite, il agit en prophète. Il faut lire le chap.49, quand Jacob, au bout de sa vie, bénit ses fils, adressant à chacun des paroles appropriées…
 
Mais au-delà de ces paroles, il est une bénédiction particulière pour les fils de Joseph :

Et il bénit Joseph, et dit : Que le Dieu devant la face duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu'à ce jour, l'Ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes ; et qu'ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu'ils croissent pour être une multitude au milieu du pays. (Genèse 48:15-16)

Dieu, mon berger… Nous pouvons retourner à l’histoire du patriarche, jusqu’au moment où cette parole fut prononcée ! Que de faux pas ! Et quelles désolations n’en a-t-il par récoltées ! Et il rend témoignage : Dieu n’a cessé d’être son berger. Dieu a veillé. S’il traversa des temps difficiles, Dieu ne s’est jamais départi de ses soins envers lui… Certes ce fut parfois la houlette pour le ramener…

Même quand je marcherais par la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent. (Psaumes 23:4)

Nous avons affaire au même Dieu, l’Unique, Celui qui se fait connaître comme le Consolateur ! L’auteur de ce livre de sagesse qu’est le livre de Job met dans le cœur de Job, et sur ses lèvres, des paroles fortes qui peuvent le soutenir dans son épreuve, ou plutôt qui forment son espérance, sa conviction de foi lorsque tout s’écroule pour lui-même :

Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant, et que, le dernier, il sera debout sur la terre ; et après ma peau, ceci sera détruit, et de ma chair je verrai Dieu, Que je verrai, moi, pour moi-même ; et mes yeux le verront, et non un autre : - mes reins se consument dans mon sein. (Job 19:25-27)

Et nous qui avons entre nos mains le message de grâce de notre Dieu ? Nous laisserions-nous aller à la désespérance ? Nous laisserions-nous aller à ne regarder que nos faux-pas pour dire « échec, vie ratée, pas de joie possible… » Voyons l’histoire de Jacob, acceptons de nous y retrouver… Des « Jacob » appelés à vivre comme des « Israël », dans la foi, dans la confiance. Nous avons pour nous, toujours vivant, Celui qui a donné sa vie et qui nous appelle à vivre avec Lui !

 
Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s'il en était autrement, je vous l'eusse dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. (Jean 14:1-3)

 
Comme Jacob a écouté les paroles de Joseph, celles que lui rapportèrent ses autres fils, nous avons pour nous la Parole de Dieu…

 


 

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15:00 Publié dans Livre de la Genèse | Eric