01/08/2010

Père ! Pardonnes-leur !

Père, pardonne-leur !
 
Et Jésus dit : "Père, pardonne-leur,
car ils ne savent ce qu'ils font."
Luc 23:34

 
La première des sept paroles de la Croix ! Une parole extraordinaire, celle d’un homme juste, condamné injustement… Une heure auparavant, Jésus était devant des notables de son peuple, non pas tous – manquaient dans leurs rangs au moins deux d’entre eux, Nicodème et Joseph d’Arimathée – mais ceux qui étaient là étaient contents de l’avoir entre leurs mains ! Couvert de crachats, de giffles, de mépris, Jésus ne dit rien alors, il laisse faire, et il laissera faire jusqu’au bout de leur œuvre, de l’œuvre de ces hommes… Ensuite la soi-disant « cour de justice » se déplace… L’humiliation de Jésus ne leur suffit pas, ils veulent qu’Il soit mis à mort…  Et Pilate, homme craintif pour sa « situation », son « poste de gouverneur », est confronté à ceux d’entre les proches du grand prêtre qui se trouvaient là, ceux qui avaient aimé se glisser dans le prétoire...

Pilate donc s'adressa de nouveau à eux, désirant relâcher Jésus. Mais ils s'écriaient, disant : "Crucifie, crucifie-le !" (Luc 23:20-21)

Le lieu n’est pas vaste, le nombre de gens rassemblés là ne pouvait être immense, mais ils étaient unanimes (c’est bien le sens du texte évangélique) dans leur hâte de voir Jésus mis à mort. Humilié, sous les coups, l’Homme Jésus est digne, il ne s’en protège nullement…  Et devant les altermoiements de Pilate, la pression de l'assistance se fait plus forte...

Mais ils insistaient à grands cris, demandant qu'il fût crucifié. Et leurs cris et ceux des principaux sacrificateurs eurent le dessus. Et Pilate prononça que ce qu'ils demandaient fût fait. (Luc 23:23-24)

Et sitôt le prononcé de la condamnation, peut-être vers huit heures du matin, dans une ruelle de Jérusalem, les habitants ont pu voir un Homme juste, portant une lourde croix, et aidé bientôt d’un passant désigné pour ce faire ! Le bon peuple de Jérusalem était là. Il était là stupéfait et blessé, comme nous le lisons :

Et une grande multitude du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et le pleuraient, le suivait. (Luc 23:27)

Lisons bien ces mots ! Honte à ceux qui présentent le « chemin de croix » en montrant le peuple de Jérusalem acharné contre le condamné ! Ceux-là nuisent à tout un peuple, le peuple appelé prophétiquement « mes amis » (Zacharie 13:6) Mais est-ce digne d’un chrétien ?
 
Revenons au textes de l’Évangile ! Il y a sur ce chemin :
 
  • un condamné,
  • une foule pleurant l’homme de bien qui vient d’être condamné, et qui, la veille encore, parlait librement dans l'enceinte du Temple,
  • des soldats faisant leur travail, conduisant le cortège et le séparant de la population,
  • et les quelques notables qui voulaient la mort de Jésus.
Et le cortège arrive alors au lieu du supplice, au lieu de la mise à mort. Il est près de neuf heures du matin… Et Jésus ne prononce pas un mot. Il est méprisé, humilié, maudit. Mais dans quel état d'esprit ? Nous lisons :

Jésus, … à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte. (Hébreux 12:2)

Lisons aussi cette parole du Psaume :

Il va en pleurant, portant la semence qu'il répand ; il revient avec chant de joie, portant ses gerbes. (Psaume 126:6)

La souffrance du Messie d’Israël a été clairement annoncée ! Des paroles surprenantes, écrites un demi-millénaire avant qu’elles ne se réalisent ! Et nous y lisons aussi le résultat, le fruit, et la joie qui étaient devant le Condamné sur la croix ! Le prophète l’avait annoncé en écrivant :

Mais il plut à l'Éternel de le meurtrir ; il l'a soumis à la souffrance. S'il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l'Éternel prospérera en sa main. Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. (Ésaïe 53:10-11)

Il faut lire tout ce chapitre du Livre d’Ésaïe, et aussi les Psaumes, car ils attestent que des croyants de cette époque avaient reçu la parole du prophète touchant les souffrances du Messie. Lisons le Psaume 22 et tant d’autres.
 
Et lisons aussi cette autre parole prophétique qui indique la pensée de Celui qui devait connaître la crucifixion :

Et il dira : "Je ne suis pas prophète ; je suis un homme qui laboure la terre ; car l'homme m'a acquis dès ma jeunesse."  Et on lui dira : "Quelles sont ces blessures à tes mains ?"  Et il dira : "Celles dont j'ai été blessé dans la maison de mes amis." (Zacharie 13:5-6)

« La maison de mes amis ! » Y avons-nous pensé ? Il y a tant de choses à penser devant la Croix, les sept paroles que Jésus y prononça… Mais nous nous arrêterons à la première !
 
Le condamné est crucifié ! Il est entouré de ses bourreaux et du centurion qui dirigeait les opérations, observé par des notables du peuple, vu par des passants... et contemplé par quelques uns de ses fidèles qui se tenaient à distance. Et Il prononce alors une parole extraordinaire...

Et quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, et les malfaiteurs, l'un à la droite, l'autre à la gauche. Et Jésus dit : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font." (Luc 23:33-34)

Cherchons dans le monde, et dans l’histoire des hommes, un Homme qui après trois années de service se trouve méprisé, humilié et même maudit… et donnant sa vie pour que ces paroles de pardon puissent être prononcées devant Dieu ! Il faut lire et relire les sept paroles de la croix… Chacune apporte un message essentiel, et ensemble elles développent la pensée de grâce de Celui qui a créé les cieux et la terre, et la famille humaine, afin d’adopter des enfants….

 

Cette lecture est extraite du site : "Que dit l"Evangile ?" Des pages de la Loi, des Psaumes et des Prophètes. Des lectures de l'ensemble du Nouveau Testament.
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17:41 Publié dans Jésus Christ | Eric

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